Rue de Brest

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Rue de Brest
Situation
Image illustrative de l'article Rue de Brest
Coordonnées 45° 45′ 45″ Nord 4° 50′ 00″ Est / 45.762631, 4.833309
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Ville Lyon
Quartier(s) Presqu'île (2e arr.)
Tenant Rue Paul Chenavard
Aboutissant Place des Jacobins
Morphologie
Type Rue
Histoire
Anciens noms Rue centrale

Géolocalisation sur la carte : Lyon

(Voir situation sur carte : Lyon)
Rue de Brest

La rue de Brest est une rue située dans le 2e arrondissement de Lyon. Elle commence dans le prolongement de la rue Paul Chenavard et s'achève sur la célèbre Place des Jacobins. C'est une importante rue commerçante du centre-ville, parallèle à la plus célèbre encore rue Édouard Herriot.

Histoire[modifier | modifier le code]

La rue a été nommée ainsi à la fin de la deuxième guerre mondiale en hommage à la ville de Brest presque entièrement rasée par les bombardements alliés. Les Lyonnais ont participé financièrement à la reconstruction de Brest. En remerciement, une des artères principales de Brest a été nommée Rue de Lyon.

Anciennement appelée rue Centrale jusqu'en 1943[1] la rue de Brest s'étendait depuis la rue Tupin et était précédée par la rue des Trois Carreaux et de la rue Basse Grenette. La partie nord a été habitée depuis le début du Moyen Âge, tandis que la partie sud de la rue Tupin est plus récente et a été entièrement rénovée sous la direction de René Dardel et de Benoît Poncet en 1847[2]. La même année, des inscriptions romaines ont été trouvées dans la rue. Au début du XXe siècle, le bois sacré d'Inde y a été vendu pendant 40 ans par la maison Vabre et Hysta, au numéro 14[3]. Le nom actuel de la rue a été adopté après délibération du conseil municipal le 8 juin 1943[4].

Architecture et description[modifier | modifier le code]

À l'ouest, la rue est composée de bâtiments de cinq étages datant des années 1840. Le partie est est constituée d'une section large mais courte, suivie d'une série de façades anciennes provenant de la rue de la Poulaillerie. Une maison de trois étages construite au XVIe siècle nommée ancienne Grenette peut être aperçue, laquelle a désormais une terrasse avec des pierres sculptées[3]. Les façades colorées de nombreuses portes sont sculptés de diverses manières et présentes des décorations. Un grand porche argenté annonce le début du passage de l'Argue.

Au numéro 1, il y a une traboule directe débutant avec une porte vitrée, puis une allée (anciennement appelée Avenue de la Mort), un passage et deux portes verrouillées ; elle surplombe l'impasse Nizier. Au numéro 45, la traboule directe, ouverte, débute dans un bâtiment du XIXe siècle et conduit à la rue Édouard-Herriot[5].

La rue comprend de nombreuses associations (de musique, de danse, etc.), des boutiques de vêtements et quelques magasins de nourriture, entre autres.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Pelletier, Lyon pas à pas — son histoire à travers ses rues — Presqu'île, rive gauche du Rhône, quais et ponts du Rhône, Roanne / Le Coteau, Horvath, (ISBN 2-7171-0453-4), p. 28
  2. Robert Brun De La Valette, Lyon et ses rues, Paris, Le Fleuve, , p. 167
  3. a et b « Rue de Brest », Rues de Lyon (consulté le 3 décembre 2009)
  4. Maurice Vanario, Rues de Lyon à travers les siècles, Lyon, ELAH, (ISBN 2-84147-126-8)
  5. René Dejean, Traboules de Lyon — Histoire secrète d'une ville, Le Progrès, (ISBN 2-904899-01-4), p. 113