Rue de Bassano

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8e et 16e arrt
Rue de Bassano
Situation
Arrondissement 8e arrondissement, 16e
Quartier Quartier de Chaillot ; quartier des Champs-Élysées
Début 58 avenue d'Iéna
Fin 101 avenue des Champs-Élysées
Historique
Création 1777
Dénomination 1881
Ancien(s) nom(s) Promenoir de Chaillot ; Rue du Château-des-Fleurs
Géocodification
Ville de Paris 0687
DGI 0703

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue de Bassano
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48° 52′ 13″ N 2° 17′ 56″ E / 48.870269, 2.298857

La rue de Bassano est une voie des 8e et 16e arrondissements de Paris. Elle commence no 58, avenue d'Iéna et se termine no 101, avenue des Champs-Élysées.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une partie de la rue existait déjà en 1730 sous le nom de ruelle des Jardins. La partie entre la rue Vernet et l'avenue des Champs-Élysées s'appelait rue du Château-des-Fleurs et servait de limite orientale au Promenoir de Chaillot, créé en 1777. La rue menait alors à l'entrée du Château des Fleurs, établissement de plaisirs rival du Bal Mabille, détruit pour permettre le prolongement de la rue de Bassano à travers les terrains de l'hospice Sainte-Périne.

La voie a reçu son nom actuel en 1881 en mémoire d'Hugues-Bernard Maret (1763-1839), duc de Bassano, homme politique et diplomate français, ministre des Affaires étrangères de 1811 à 1813, pair de France, membre de l'Académie française et de l'Académie des sciences morales et politiques.

Bâtiments remarquables[modifier | modifier le code]

  • no 8 : Ici mourut la demi-mondaine du Second Empire Cora Pearl le 8 juillet 1886
  • no 14 se trouvent les locaux du quotidien français L'Opinion, créé le 15 mai 2013 par Jean-Dominique Merchet[1].
  • no 40 : Hôtel de Mlle Texeira-Leite (en 1910)[2]. Seule la façade du rez-de-chaussée a été conservée et surmontée d'un immeuble moderne de cinq étages.
  • no 42 : Un des anciens sièges de la Gestapo, une plaque honore toujours les résistants qui y furent torturés.

Camp d'internement pendant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • L' Hôtel Cahen d'Anvers fut en 1942 réquisitionné par la Dienststelle Westen[3] à la famille Cahen d'Anvers et devint une annexe parisienne de Drancy sous le nom de Bassano[4].

Bâtiments détruits[modifier | modifier le code]

  • no 31 (angle de la rue Euler) : Hôtel de Jean Hennessy (1874-1944)[5], homme politique et riche héritier de la grande famille de producteurs de cognac. Dans cette luxueuse demeure, il recevait ses visiteurs, selon un témoignage de l’époque, dans un cabinet de travail décoré de « magnifiques tapisseries » et de « tableaux de maîtres resplendiss[ant] de l’éclat émouvant des chefs-d’œuvre »[6].
  • no 48 (angle de la rue Magellan) :

Habitants célèbres[modifier | modifier le code]

  • Luce Herpin (1835-1914), historienne connue sous le pseudonyme de Lucien Perey (no 37, en 1910)[2].
  • Brigitte Bardot rencontra le cinéaste Roger Vadim dans le studio de l'acteur Christian Marquand (n°15, en 1949)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L'Opinion : mentions légales ».
  2. a, b et c Rochegude, Op. cit., p. 88.
  3. La Dienststelle Westen est créée en mai 1942 à l’initiative d’Alfred Rosenberg ; dirigée par Kurt von Behr, elle met en œuvre le pillage des appartements
  4. Jean-Marc Dreyfus et Sarah Gensburger, Des camps dans Paris, Austerlitz, Levitan, Bassano 1943-1945, Fayard,‎ (ISBN 9782213617077)
  5. Rochegude, Op. cit., p. 88 ; Becq de Fouquières, Op. cit., p. 114.
  6. R. Duthil, « Avant les élections du 1er mai, chez M. Jean Hennessy, Ambassadeur de France », Le Quotidien, avril 1932.
  7. a et b Becq de Fouquières, Op. cit., p. 115.

Sources[modifier | modifier le code]

  • André Becq de Fouquières, Mon Paris et mes Parisiens. Vol. 1, Paris, Pierre Horay, 1953
  • Félix de Rochegude, Promenades dans toutes les rues de Paris. VIIIe arrondissement, Paris, Hachette, 1910