Rue Pétrelle

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9e arrt
Rue Pétrelle
image illustrative de l’article Rue Pétrelle
Rue Pétrelle vue depuis la rue de Rochechouart.
Situation
Arrondissement 9e
Quartier Rochechouart
Début 155, rue du Faubourg-Poissonnière
Fin 58, rue de Rochechouart
Morphologie
Longueur 239 m
Largeur 10 m
Historique
Ancien nom Rue Prétrel
Rue Prétrelle
Rue de Jolivet
Rue de Marlboroug
Géocodification
Ville de Paris 7317
DGI 7359

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Pétrelle

La rue Pétrelle est une voie du 9e arrondissement de Paris, en France.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

La rue Pétrelle est une voie publique située dans le 9e arrondissement de Paris. Elle débute au 155, rue du Faubourg-Poissonnière et se termine au 58, rue de Rochechouart.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Elle porte le nom de M. Pétrelle, propriétaire du terrain et architecte, qui y fit construire plusieurs maisons vers la fin du XVIIIe siècle.

Historique[modifier | modifier le code]

C'était, à la fin du XVIIIe siècle, un chemin qui figure sur le plan de Deharme de 1763 ainsi que sur le plan de Verniquet de 1790 qui l'indique sous le nom de « rue Prétrel » et « rue Prétrelle ».

En 1811, la rue, presque entièrement lotie, porte le nom de « rue de Jolivet » puis « rue de Marlboroug », du fait d'une enseigne représentant le grand Marlborough qui s'y trouvait sous la Révolution[1], avant de reprendre le nom de « rue Pétrelle ».

Dans sa séance du 29 nivôse an V (18 janvier 1797), l'administration centrale du département de la Seine, considérant que cette rue était sans utilité pour le commerce et la circulation, en prescrivit la clôture[2]. Elle est reprise dans la voirie de Paris par ordonnance du 15 novembre 1826 :

« Charles, etc.,
vu le plan d'alignement de la rue Pétrelle, faubourg Poissonnière, dans notre bonne ville de Paris ;
vu le procès-verbal d'enquête de commodo et incommodo dressé par le maire du deuxième arrondissement, le 27 mars 1826, et constatant la cession faite par les propriétaires riverains, à la ville de Paris, du terrain nécessaire, aux conditions réciproquement stipulées ;
vu l'offre faite par le sieur Armand Laimié de se charger de la moitié des frais de pavage de la rue ;
vu la délibération du Conseil général du département de la Seine, faisant fonctions de Conseil municipal de la ville de Paris, en date du 28 juillet 1826 ;
notre Conseil d'État entendu, nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :
  • Article 1 : des alignements de la rue Pétrelle, à Paris, sont arrêtés conformément aux lignes noires tracées sur le plan ci-joint, et d'après lesquelles la largeur de cette rue est fixée à 10 mètres.
  • Article 2 : le préfet de la Seine est autorisé à accepter, au nom de la Ville, l'offre par les propriétaires riverains d'abandonner gratuitement à la voie publique le terrain de la dite rue, ainsi que le pavé dans son état actuel.
  • Article 3 : la ville demeure chargée de pourvoir à la moitié du nouveau pavage à exécuter, l'autre moitié des frais de ce pavage sera supportée par le sieur Armand Lainné, suivant l'offre qu'il en a faite.
  • Article 4 : notre ministre secrétaire d’État au département de l'Intérieur est chargé de l'exécution de la présente ordonnance.
Donné en notre château des Tuileries, etc.
Signé : CHARLES. »

Une ordonnance du 23 août 1833, non exécutée, prévoyait le prolongement de cette voie, sous le nom de « rue Petrelle-Prolongée », sur une largeur de 10 mètres, entre les rues de Rochechouart et Turgot[2].

En 1839, une usine de compteurs à gaz est implantée par Grafton, gérant de la Compagnie de l'Ouest, une des six compagnies qui assuraient la production de gaz dans Paris.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • Au no 21 se trouvait l'entrée de la corroierie fondée par Alexis Godillot en 1875, pour traiter les peaux venues de Saint-Ouen.
  • Au no 25 se trouve une entrée de la cité Napoléon.
  • Un immeuble intéressant au no 26 qui a été édifié en 1870 par l'architecte H. de La Motta.
  • Le 14 juillet 1889, pour le centenaire de la Révolution française, eut lieu dans la salle Pétrelle le Congrès international ouvrier de Paris.

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817, p. 460 (lire en ligne).
  2. a et b Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]