Rue Mallet-Stevens

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16e arrt
Rue Mallet-Stevens
Image illustrative de l’article Rue Mallet-Stevens
Maison-atelier Martel au no 10
Logo monument historique Classée MH (1990)
Situation
Arrondissement 16e
Quartier Auteuil
Début 9, rue du Docteur-Blanche
Fin Finit en impasse
Morphologie
Longueur 77 m
Largeur m
Historique
Création 1927
Logo des sites naturels français Site inscrit (1975)
Géocodification
Ville de Paris 5891
DGI 5964
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Mallet-Stevens
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La rue Mallet-Stevens est une voie publique de Paris inaugurée en juillet 1927 et située dans le 16e arrondissement de Paris.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Cette rue, large de 7 mètres et longue de 77, donne uniquement sur la rue du Docteur-Blanche (au no 9) à son début et se termine en impasse. C'est une rue essentiellement résidentielle qui ne comporte aucun commerce.

La rue est desservie au plus proche, dans l'avenue Mozart, par la ligne (M)(9) à la station Ranelagh et par les lignes de bus RATP 22 52, en direction de la station Opéra à l'arrêt Ranelagh.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Cette rue porte le nom de l'architecte Robert Mallet-Stevens[1] (1886-1945).

Un timbre d'avril 1987 la représente partiellement[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Le terrain loti est à l'origine propriété du banquier Daniel Dreyfus[3],[4].

La rue est ouverte et inaugurée le mercredi par le ministre du Commerce et de l'Industrie, des PTT et de l'Aéronautique Maurice Bokanowski, en présence du préfet de la Seine Paul Bouju, du préfet de police Jean Chiappe et du conseiller municipal d'Auteuil Jean Fernand-Laurent[5]. Marc Vaux assure le reportage photographique de l'événement. L'Excelsior titre « Le triomphe de la ligne droite »[6].

Plaque de rue de la rue Mallet-Stevens.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Cette courte voie en impasse est célèbre pour être bordée de bâtiments à l'origine tous conçus par Robert Mallet-Stevens.

Globalement, les proportions d'origine ont été compromises par l'ajout d'étages dans les années 1970[7], leur protection en tant que site n'étant intervenue que par un arrêté du 6 août 1975, alors qu'une annulation a frappé une première tentative d'inscription en janvier de la même année.

  • Au no 1 se trouve à l'origine la maison du gardien[8].
  • Aux no 3-5, l'hôtel de la famille Allatini[9],[3]. Les propriétaires y sont arrêtés le 13 octobre 1942 par la Gestapo. La demeure est par la suite réquisitionnée[10] et devient une annexe de la Gestapo française de la rue Lauriston[11]
  • Au no 7 se dresse l'hôtel de Daniel Dreyfus[12]. Dès 1929, le logement est occupé par Élisabeth de Gramont, une proche d'Eileen Gray qui a participé à la décoration de la villa Noailles.
  • Aux no 4-6 se trouve un autre immeuble, l'hôtel Reifenberg[13], datant de 1926, pour la pianiste Adèle Reifenberg[14].
  • Au no 10 se trouve l'ancienne maison-atelier des sculpteurs jumeaux Jean et Joël Martel, classée au titre des monuments historiques[15] en 1990.
  • À l'angle des no 9 rue du Docteur-Blanche et 12 rue Mallet-Stevens, on trouve une propriété multifamiliale achevée en 1927. Il s'agit d'une œuvre importante du mouvement moderne, organisée pour créer des volumes qui se développent en avancées, en terrasses, façades et autres effets qui font que chaque appartement est unique. Robert Mallet-Stevens demeurait au 12 et y avait installé son agence d'architecture.

Projets non aboutis[modifier | modifier le code]

L'immeuble prévu par l'architecte pour occuper la (les) parcelle(s) qui aurait porté les no 9-11 n'a pas été réalisé[16].

Modifications[modifier | modifier le code]

À une date non donnée, les luminaires originaux[3] sont remplacés par une fourniture commune à celle de la ville de Paris.

En 1951-1953, le pavillon cubique du gardien (no 1) est étendu par l'architecte Roger Gonthier en direction du milieu de la voie.

Dans la seconde moitié du XXe siècle, le no 3/5 voit sa façade et ses formes polygonales défigurées[9].

Au XXIe siècle, Éric Touchaleaume, propriétaire de l'hôtel Martel, y fait installer la fontaine lumineuse, œuvre de Mallet-Stevens, pensée et réalisée à l'origine pour La Pergola à Saint-Jean-de-Luz.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Rue Mallet-Stevens », sur www.v2asp.paris.fr, Mairie de Paris, .
  2. « Timbre Yvert no 2472 Europa, rue Mallet-Stevens, Paris 16e, www.issoire-philatelie.com.
  3. a b et c Notice no PA00086679.
  4. Daniel Dreyfus sur data.bnf.fr.
  5. Une rue nouvelle, La Lanterne, 19 juillet 1927.
  6. Le journal général des travaux publics et des bâtiments, jeudi 1er septembre 1927.
  7. Le site PSS.archi.eu mentionne les élévations apportées ; seule la maison atelier des frères Martel est conforme à sa hauteur de 1927.
  8. « Maison du gardien », www.pss-archi.eu.
  9. a et b Le Paris architectural de Robert Mallet-Stevens, Didier Mereuze, 6 mai 2006.
  10. Paris révolutionnaire.
  11. France Libre du 4 novembre 1944.
  12. « Villa Dreyfus », www.pss-archi.eu.
  13. La famille Reifenberg dont il est ici question est liée à l'industriel Hugo Reifenberg qui a fait construire d'une part, un hôtel particulier au no 9 de la rue Octave-Feuillet par l'architecte René Sergent en 1908 et, d'autre part l'immeuble du 31-33 rue du Louvre pour les activités de la maison Reifenberg et Frères.
  14. « Villa Reifenberg », www.pss-archi.eu.
  15. « Ancienne maison-atelier des sculpteurs Martel », notice no PA00086692.
  16. Le projet du 9-11 en illustration.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]