Rue La Bruyère

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
9e arrt
Rue La Bruyère
Porte cochère du no 43 rue La Bruyère.
Porte cochère du no 43 rue La Bruyère.
Situation
Arrondissement 9e
Quartier Saint-Georges
Début 33 rue Notre-Dame-de-Lorette
Fin 48 rue Blanche
Morphologie
Longueur 417 m
Largeur 9,75 m
Historique
Dénomination 1824
Ancien nom rue Boursault, sur une partie
Géocodification
Ville de Paris 5129
DGI 5211

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
rue La Bruyère
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La rue La Bruyère est une voie du 9e arrondissement de Paris.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1824, la compagnie de MM. Dosne, Loignon, Censier et Constantin est autorisée à ouvrir sur des terrains lui appartenant une place circulaire (la place Saint-Georges), une rue de 11,70 m (rue Notre-Dame-de-Lorette), une rue de 11,70 m (section de la rue Saint-Georges) et une rue de 9,75 m formant un embranchement de la première et aboutissant à la rue de La Rochefoucauld[1]. Les entrepreneurs voulaient dénommer cette voie « rue Percier » en l'honneur de Charles Percier, mais celui-ci refusa et cette dernière rue est nommée rue La Bruyère[2].

En 1839, Jean-François Boursault-Malherbe est autorisée à ouvrir une rue dans l'alignement de la rue La Bruyère entre la rue Pigalle et la rue Blanche sur des terrains lui appartenant. La largeur de cette nouvelle voie est fixée à 10 m de large entre la rue de la Rochefoucauld et la rue Pigalle et 12 m au delà. La première partie est nommée rue La Bruyère et la seconde partie, rue Boursault[3],[4]. La hauteur maximum des immeubles en bordure de la nouvelle portion de la rue La Bruyère est fixée à 16,50 m[2].

Un arrêté du réunit la rue Boursault à la rue La Bruyère[5].

En 1866, les religieuses trinitaires ouvrent un externat dans cette rue et déménagent en 1989.

Odonymie[modifier | modifier le code]

Elle est nommée en hommage au philosophe et moraliste français Jean de La Bruyère (1645-1696).

Bâtiments et personnalités[modifier | modifier le code]

  • no 2 : La Petite Loge est un des plus petits théâtres de Paris, avec vingt cinq places assises pour une scène de deux mètres carrés. En 1943, elle n'était qu'une salle de conférence à l'abandon, transformée par deux comédiens, Georges Herbert et Claude Paquita ;
  • no 5 : théâtre La Bruyère ;
  • no 8 : hôtel particulier ayant appartenu au philanthrope Daniel Iffla, dit « Osiris » ;
  • no  11 : Adolphe Tavernier y résida.
  • no 26 : Auguste Renoir demeura à cette adresse de 1896 à 1902, une plaque sur la maison en rappelle le souvenir ;
  • no 30 : un dénommé Fleulard, domicilié à cette adresse, sert de boîte postale à Monsieur Rayner, qui dépose en 1845 un brevet d'invention propre à empêcher les accidents de voitures sur les chemins de fer et sur les routes ordinaires. Un autre inventeur du nom de Chauffiat, fabricant d'enclumes, dépose en mai 1845 un brevet propre à perfectionner la fabrication de ces objets ;
  • no 31 : Pino della Selva (1904-1987), artiste peintre sicilien, y vécut.
  • no 42 : ancien siège de la Jeunesse agricole catholique ;
  • no 45 : siège de l'Alliance israélite universelle.

Galerie[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Ce site est desservi par la station de métro Saint-Georges.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louis et Félix Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, 1844, p. 248 [lire en ligne]
  2. a et b Ibid., p. 361-362 [lire en ligne]
  3. Ibid., p. 90 [lire en ligne]
  4. Ordonnance du 27 février 1839 [lire en ligne]
  5. Arrêté du 2 avril 1868 [lire en ligne]