Rue Jean-Pierre-Timbaud

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11e arrt
Rue Jean-Pierre-Timbaud
Rue Jean-Pierre Timbaud vue du boulevard du Temple.
Rue Jean-Pierre Timbaud vue du boulevard du Temple.
Situation
Arrondissement 11e
Quartier Folie-Méricourt
Début 20 boulevard du Temple
Fin 35 boulevard de Belleville
Morphologie
Longueur 1 150 m
Largeur 11,70 m
Historique
Dénomination 18 décembre 1944
Ancien(s) nom(s) Rue d'Angoulême-du-Temple
Rue d'Angoulême
Géocodification
Ville de Paris 4837
DGI 4939

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Jean-Pierre-Timbaud
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48° 52′ 01″ N 2° 22′ 27″ E / 48.866874, 2.374302

La rue Jean-Pierre-Timbaud est une rue du 11e arrondissement de Paris, allant du boulevard du Temple au boulevard de Belleville.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Cette voie porte le nom du syndicaliste français appartenant à la Confédération générale du travail Jean-Pierre Timbaud (1904-1941), fusillé par les nazis.

Histoire et description[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rue d'Angoulême-du-Temple.

Le 18 décembre 1944 la rue d'Angoulême entre les boulevards du Temple et Voltaire prend le nom de rue Jean-Pierre-Timbaud et le 7 juillet 1945 le reste de la rue prend la même dénomination.

Elle fut, des années durant, célèbre dans le monde ouvrier et syndical pour avoir abrité, à proximité de la rue Moret, le principal syndicat français dans les années 1948-1960, celui de la métallurgie. De là partaient les principales manifestations ouvrières.

Sa partie orientale est un centre de la communauté musulmane voire des organisations islamistes à Paris, sa partie occidentale, notamment à l'ouest de la rue Saint-Maur est en cours de gentrification comme une grande partie du 11e arrondissement, comme la rue Oberkampf. On y trouve beaucoup d'ateliers artistiques, restaurants et bars.

Lieux remarquables[modifier | modifier le code]

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Article connexe : Liste des mosquées de Paris.
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La mosquée Omar[modifier | modifier le code]

La mosquée Omar est fondée dans les années 1970 grâce aux dons de commerçants tunisiens du quartier, dirigée par l'imam Mohammed Hammami lié au Tabligh, un mouvement missionnaire originaire du Pakistan qui contribue à réislamiser la population maghrébine du quartier de Belleville[1]. La présence de cette mosquée dynamique entraine l'apparition d'un véritable pôle islamique dans le quartier, ce qui se manifeste dans la rue Jean-Pierre-Timbaud par la présence de nombreux commerces liés à l'islam, boucheries hallal, librairies religieuses, magasins de vêtements islamiques fréquentés par une population originaire de l'ensemble de l'île-de-France[1].

Cette présence islamiste s'est traduite par plusieurs incidents, ainsi, en janvier 2010, des hommes ont tenté d'immoler par le feu la comédienne Rayhana alors qu'elle se rendait à la Maison des Métallos. Le journaliste Mohamed Sifaoui a, quant à lui, été attaqué à deux reprises dans le quartier et estime que « la rue Jean-Pierre-Timbaud est un territoire qui n’appartient plus à la République »[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Bernadette Sauvaget, « Halal est grand », Libération,‎ (lire en ligne)
  2. Marie Conquy, « Avalanche de réactions suite à l’agression de Rayhana », France-Soir.fr, 16 janvier 2010.