Rue Henri-Desbals

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Rue Henri-Desbals
(oc) Carrièra Enric Desbals
Image illustrative de l’article Rue Henri-Desbals
La rue Henri-Desbals vue du boulevard Déodat-de-Séverac.
Situation
Coordonnées 43° 35′ 02″ nord, 1° 24′ 55″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Ville Toulouse
Quartier(s) Bagatelle, La Faourette, Fontaine-Lestang et Les Arènes (secteur 2)
Début Avenue de Reynerie et no 1 allée de Guyenne
Fin no 131 boulevard Déodat-de-Séverac
Morphologie
Type Rue
Longueur 1 732 m
Largeur entre 10 et 25 m
Histoire
Anciens noms Chemin de Fontaine-Lestang (XVIIe siècle)
Rue Henri-Desbals (1947)
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Rue Henri-Desbals (oc) Carrièra Enric Desbals
Géolocalisation sur la carte : Toulouse
(Voir situation sur carte : Toulouse)
Rue Henri-Desbals (oc) Carrièra Enric Desbals

La rue Henri-Desbals (en occitan : carrièra Enric Desbals) est une voie publique de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France. Elle marque la limite entre les quartiers de Bagatelle, au nord, et de La Faourette, au sud, puis traverse les quartiers de Fontaine-Lestang et des Les Arènes, tous quatre dans le secteur 2 - Rive gauche.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Voies rencontrées[modifier | modifier le code]

La rue Henri-Desbals rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

  1. Avenue de Reynerie (g)
  2. Avenue du Corps-Franc-Pommiès/périphérique (A620) - Échangeur no 26
  3. Allée de Guyenne (d)
  4. Rue Paul-Lambert (d)
  5. Esplanade Bernard-Aymable-Dupuy (d)
  6. Impasse du Bachaga-Boualam (g)
  7. Rue du Lot (g)
  8. Rue de l'Ukraine (d)
  9. Rue Ammar-Boutalba (g)
  10. Rue Jules-Amilhau (d)
  11. Place Geneviève-Anthonioz-De Gaulle(d)
  12. Rue de Saintonge (g)
  13. Rue Aristide-Bergès (d)
  14. Rue de Saint-Gaudens (g)
  15. Rue Jean-Mermoz (d)
  16. Rue du Mont-Dore (g)
  17. Rue Fieux (d)
  18. Rue Henri-Dunant (g)
  19. Rue Pierre-Benech (d)
  20. Rue Louis-Vestrepain
  21. Avenue Lamartine (g)
  22. Avenue Alain-Gerbault (g)
  23. Place Odontine-Vigneau (g)
  24. Rue de l'Union (g)
  25. Rue du 4-Septembre (d)
  26. Boulevard Déodat-de-Séverac

Transports[modifier | modifier le code]

La rue Henri-Desbals est desservie par plusieurs stations de la ligne Métro de Toulouse Ligne A du métro de Toulouse du métro : d'ouest en est, les stations Bagatelle, Mermoz et Fontaine-Lestang. Elle est de plus parcourue, dans sa première partie, entre l'allée de Guyenne et la rue du Lot, par la ligne de bus Liste des lignes de bus de Toulouse13​​​​​​​​​​​​​​​. De plus, elle se trouve, au carrefour avec le boulevard Déodat-de-Séverac, à proximité immédiate de la station Déodat-de-Séverac, sur les lignes Tramway de Toulouse Ligne T1 du tramway de Toulouse Ligne T2 du tramway de Toulouse du tramway, où marquent également l'arrêt les lignes de bus Liste des lignes de bus de Toulouse1334​​​​​​​​​​​​​​.

Plusieurs stations de vélo en libre service VélôToulouse se trouvent le long de la rue Henri-Desbals : les stations no 141 (237 rue Henri-Desbals), no 143 (145 rue Henri-Desbals), no 186 (1 impasse Bachaga Boualam) et no 187 (187 rue Henri-Desbals).

Odonymie[modifier | modifier le code]

Portrait d'Henri Desbals en 1944 (Bulletin municipal, bibliothèque municipale).

La rue porte le nom d'Henri Desbals (1904-1944). Il habitait une maison de la rue Jacques-Gamelin (ancien no 3) et fut, entre 1939 et 1940, conseiller municipal. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s'engagea dans la Résistance. Membre du groupe « Libérer et Fédérer », il fut arrêté et déporté au camp de concentration de Buchenwald. Il mourut le 4 mars 1944[1].

C'était, au XVIIe siècle, le chemin de Fontaine-Lestang, nom qui a été conservé par la dernière partie de ce chemin, l'actuel chemin de Lestang. Le domaine de Fontaine-Lestang se trouvait près de l'actuelle rue André-Maurois, dans le quartier de Bellefontaine. Il appartenait à la fin du XVIe siècle au président au Parlement Antoine de Lestang[N 1],[2],[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge et période moderne[modifier | modifier le code]

...

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, la municipalité se préoccupe de la situation du logement. Raymond Badiou, maire de 1945 à 1958, encourage l'implantation d'ensemble de grands immeubles à la périphérie de la ville. Entre 1949 et 1970, la cité Papus est construite entre la rue Henri-Desbals et la route de Seysses sur les plans des architectes Joachim et Pierre Génard pour le compte de la société anonyme HLM de Papus, afin de loger les employés de l'Office national industriel de l'azote (ONIA)[4]. En 1955, le centre hospitalier régional vend le domaine de La Faourette, où une nouvelle cité est construite entre la rue Henri-Desbals et la rue de l'Ukraine entre 1955 et 1967[5].

En 1959, l'élection de Louis Bazerque à la mairie favorise la mise en œuvre d'un nouveau projet extrêmement ambitieux : l'édification d'une nouvelle ville au Mirail, de l'autre côté de l'avenue du Corps-Franc-Pommiès. ne ralentit pas le rythme des constructions. La cité de Bagatelle est construite à partir de 1963, entre la rue Henri-Desbals et la rue du Lot[6]. En 1970, on construit encore entre la rue Henri-Desbals et la rue Jules-Amilhau la résidence Chantilly[7]. L'arrivée des nouveaux habitants s'accompagnent de la construction de nouveaux équipements publics, avec une crèche (actuel no 19), les groupes scolaires Clément-Falucci et Georges-Hyon (actuels no 1-9 impasse Bachaga-Boualam) et le collège Stendhal (actuel no 124).

Pourtant, les cités de la rue Henri-Desbals connaissent les mêmes difficultés que les grands ensembles construits en France. Dès les années 1980, des travaux de réaménagement et de requalification sont engagés afin d'améliorer la vie de ses habitants. L'ouverture de la ligne A du métro et de trois stations le long de la rue Henri-Desbals en 1991 permet le désenclavement du quartier. Un nouveau centre commercial est aménagé autour de la place Geneviève-Anthonioz-De Gaulle, à l'emplacement d'une tour de huit étages et d'une longue barre de quatre étages de la rue Jules-Amilhau, afin de remplacer le centre commercial de la rue Paul-Lambert, jugé trop enclavé.

Le 21 septembre 2001, les quartiers de Bagatelle et de La Faourette sont durement touchés par l'explosion de l'usine AZF. Les destructions touchent les immeubles et les maisons des habitants de la rue Henri-Desbals, mais aussi les bâtiments publics. Les écoles Étienne-Billières et Georges-Hyon doivent fermer plusieurs jours en attendant des travaux de mise en sécurité. Le collège Stendhal, un des établissements les plus durement touchés de la ville, doit être entièrement reconstruit, le personnel et les 400 élèves étant relogés pendant trois ans dans des algecos installés dans la cour[8].

Paradoxalement, les destructions, suivies de reconstructions, accélèrent la rénovation du quartier et la requalification de la rue Henri-Desbals. En 2004, le centre culturel Henri-Desbals est inauguré (actuel no 128) : au pied des quartiers de La Faourette et de Bagatelle, il abrite une salle de spectacles, une galerie d’exposition, une ludothèque mais aussi la mairie de quartier[9]. La même année, le nouveaux collège Stendhal est achevé.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Église du Saint-Esprit[modifier | modifier le code]

L'église est construite entre 1964 et 1965 par les architectes Louis de Hoÿm de Marien et Louis-Pierre Grosbois, afin de desservir les quartiers de Bagatelle et de La Faourette, en plein développement. Elle est inaugurée le 25 décembre 1965. Elle peut contenir 700 personnes[10].

L'édifice s'élève sur un parvis à l'angle de la rue de Saintonge (actuel no 2). Le bâtiment, à l'architecture moderne dépouillée, consiste en un volume parallélépipédique sans décor. Les murs sont couverts d'un plaquis de brique. L'ossature de poutres, qui reste visible, supporte une charpente en bois lamellé-collé. Le toit forme une envolée en forme de signal. Les vitraux en pâte de verre sont dus au peintre-verrier Henri Guérin[11].

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

  • no  117 : école élémentaire Georges-Hyon.
    L'école porte le nom de Georges Hyon (1892-1962)[N 2],[12],[13].
  • no  122 : collège Stendhal.
    Le collège est ouvert dans les années 1960. Les bâtiments sont endommagés, le 21 septembre 2001, par l'explosion de l'usine AZF, et doivent être détruits, seule l'ossature ayant été conservée. Le nouveau collège est inauguré après trois ans de travaux[14],[15].
  • no  257 : école maternelle Étienne-Billières.
    L'école maternelle Fontaine-Lestang est construite en 1912, par Joseph Galinier, architecte de la ville. Elle s'élève en retrait par rapport à la rue Henri-Desbals, ménageant une petite place, baptisée du nom d'Odontine Vigneau, première directrice de l'école maternelle.
    Les corps de bâtiment s'organisent autour de la cour intérieure. La façade sud est formée à droite d'un pavillon qui se développe sur deux niveaux et quatre travées et forme l'angle avec la façade est. À gauche du pavillon, la façade se poursuit en retrait par une aile de plain-pied et de six travées. Les jambages des fenêtres et les angles de la façade portent un décor de chaînes crénelées en brique. Les fenêtres sont surmontées d'un linteau de métal, surmonté d'un tympan circonscrit par des voussures de brique et peint de figures d'enfants – une petite fille lisant un livre et un garçon portant un ballon. Les voussures sont reliées par un cordon interrompu de carreaux de céramique portant un décor de fleurs[16].

Œuvres publiques[modifier | modifier le code]

  • monument aux morts du quartier des Arènes.
    Le monument aux morts s'élève sur la place Odontine-Vigneau, devant l'école maternelle Étienne Billières. Il est probablement érigé dans les années 1920. À l'origine, il était encadré par une clôture en fer forgé dont les piquets d'angle étaient surmontés par des vasques. Un gradin de trois marches mène au piédestal, en béton, sur lequel sont fixés trois plaques de marbre blanc. Il supporte un socle, orné de croix de guerre encadrées de rameaux de chêne, et surmonté d'un obélisque en pierre, orné sur ses différentes faces de la palme des martyrs et couronné par une urne funéraire[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Antoine de Lestang (1541-1617) fait ses études de droit à l'université de Toulouse. Il succède par la suite à son père au présidial de Brive. En 1588, il est député aux États généraux de Blois. Il suit d'abord Charles de Mayenne en tant qu'intendant de justice de la Ligue, avant de rallier Henri IV en 1589. En 1595, il devient second président au parlement de Toulouse, puis il est nommé à la chambre de l'Édit de Castres.
  2. Agent des PTT et syndicaliste à la CGT, Georges Hyon fut un membre important de la fédération SFIO de la Haute-Garonne. Il fut élu conseiller municipal de Toulouse en mai 1929, devint conseiller général de la Haute-Garonne en 1934 et adjoint au maire en 1935. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il agit pour la Résistance au Bureau central des Postes avec Maurice Fournié. Il fut arrêté par la Milice en avril 1944 et fait prisonnier à l'hôpital de la Grave, avant d'être libéré le 13 août 1944 par un groupe de résistants. Après la guerre, il continua ses activités et fut secrétaire général de l'association Les Petits Toulousains aux Pyrénées.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Salies 1989, vol. 1, p. 370.
  2. « Fiches auteurs - Lestang, Antoine de », sur Tolosana, site de la bibliothèque de l'université fédérale de Toulouse-Midi-Pyrénées (consulté le 21 juillet 2021).
  3. Salies 1989, vol. 2, p. 104.
  4. Papillault 2016, p. 196.
  5. Salies 1989, vol. 1, p. 457 et vol. 2, p. 543.
  6. Salies 1989, vol. 1, p. 94.
  7. Salies 1989, vol. 1, p. 260.
  8. J.-F L.-G., « Toulouse. Pas de cours lundi pour plus de 20.000 élèves », La Dépêche du Midi, 23 septembre 2001.
  9. « CENTRE CULTUREL HENRI-DESBALS », sur le site du Petit Futé (consulté le 22 juillet 2021).
  10. Salies 1989, vol. 2, p. 409.
  11. « EGLISE DU SAINT-ESPRIT, Rue de Saintonge », sur le site Archi-tlse.fr, 14 avril 2009 (consulté le 12 avril 2021).
  12. Salies 1989, vol. 1, p. 582.
  13. Notice, HYON Georges, sur le site du Maitron en ligne, mis en ligne le 2 novembre 2010, mis à jour le le 7 mars 2021.
  14. « Toulouse Catastrophe. L'onde de choc de l'explosion d'AZF n'en finit pas d'empoisonner l'existence des riverains. " Au collège Stendhal, c'est AZF tous les jours " », L'Humanité, 22 octobre 2002.
  15. Krim Khetah, « Toulouse. Stendhal prend d'autres couleurs », La Dépêche du Midi, 7 décembre 2004.
  16. Notice no IA31106661, inventaire général du patrimoine culturel, région Occitanie/ville de Toulouse.
  17. Notice no IA31133336, inventaire général du patrimoine culturel, région Occitanie/ville de Toulouse.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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