Rue Greneta

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

2e, 3e arrts
Rue Greneta
image illustrative de l’article Rue Greneta
Vue de la rue Saint-Martin.
Situation
Arrondissements 2e
3e
Quartiers Arts-et-Métiers
Bonne-Nouvelle
Début 241, rue Saint-Martin
Fin 72, rue Montorgueil
Morphologie
Longueur 465 m
Largeur 12 m
Historique
Création Avant 1230
Ancien nom Rue de la Trinité
rue Arnetal
rue d'Arnescati
rue Damestati
rue Darnetal
rue Dernetat
rue Drenetat
rue Darnestat
rue Degarnetal
rue Guernetal
rue Garnetal
rue Grenata
Géocodification
Ville de Paris 4280
DGI 4318

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Greneta

La rue Greneta est une voie, ancienne, des 2e (quartier de Bonne-Nouvelle) et 3e (quartier des Arts-et-Métiers) arrondissements de Paris.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Actuellement, la rue Greneta, d'une longueur de 465 mètres, située dans les 2e et 3e arrondissements de Paris, quartiers des Arts-et-Métiers et Bonne-Nouvelle, commence au 241, rue Saint-Martin et se termine au 72, rue Montorgueil.

Ce site est desservi par la station de métro Réaumur - Sébastopol.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Les frères Lazare supposent que cette voie porte le nom d'un bourgeois de Paris qui y demeurait et dont l'altération du nom au fil des siècles a donné « Greneta[1] ».

Jean de La Tynna indique que le censeur royal Johanneau pense qu'il s'agit plutôt d'une altération de « Trinitas[2] ».

Historique[modifier | modifier le code]

Cette rue était presque entièrement bordée de constructions en 1230.

Dans un acte de donation fait en 1236 par Amaury de Meudon à l'abbé de Notre-Dame-de-la-Roche, cette voie s'appelait « rue de la Trinité », en raison que la principale entrée de l'hôpital de la Trinité y était située.

En 1262, elle est alors hors de Paris, elle porte le nom de « rue d'Arnetal » qu'elle devait vraisemblablement à un bourgeois de Paris qui y demeurait. Elle est citée dans un manuscrit de l'abbaye Sainte-Geneviève de 1450 sous le nom de « rue d'Arnescati ».

Durant les siècles suivantd, le nom s'altéra et se changea tour à tour en « rue Darnetal », « rue Dernetat », « rue Drenetat », « rue Darnestat », « rue Guernetal », « rue Degarnetal », « rue Garnetal », puis « rue Grenata » et « rue Greneta ».

Une décision ministérielle du 8 prairial an VII () signée François de Neufchâteau fixe la largeur de cette voie publique à 10 mètres.

Au début du XIXe siècle, la rue Grenata, d'une longueur de 239 mètres, qui était située dans l'ancien 6e arrondissement, quartier de la Porte-Saint-Denis, commençait aux nos 219-221, rue Saint-Martin et finissait aux nos 262-264, rue Saint-Denis[3].
Les numéros de la rue étaient rouges[2]. Le dernier numéro impair était le no 63 et le dernier numéro pair était le no 52.

Honoré de Balzac décrit dans son roman, César Birotteau, la rue Greneta de l'année 1818 comme

« […] une rue où toutes les maisons, envahies par une multitude de commerces, offrent un aspect repoussant ; les constructions y ont un caractère horrible, l'ignoble malpropreté des fabriques y domine […]. Les marches étaient donc revêtues d'une couche de boue dure ou molle, au gré de l'atmosphère, et où séjournaient des immondices. Sur ce fétide escalier, chaque palier offrait aux yeux les noms du fabricant écrits en or sur une tôle peinte en rouge et vernie, avec des échantillons de ses chefs-d'œuvre. La plupart du temps, les portes ouvertes laissaient voir la bizarre union du ménage et de la fabrique, il s'en échappait des cris et des grognements inouïs, des chants, des sifflements qui rappelaient l'heure de quatre heures chez les animaux du Jardin des Plantes[4]. »

Une ordonnance royale du fixe la largeur de la voie à 11 mètres.

La rue Greneta actuelle résulte de la fusion, en 1868, des rues du Renard-Saint-Sauveur et Beaurepaire à la rue Greneta telle que décrite ci-dessus.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments.
  2. a et b Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.
  3. Cadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan 21e quartier « Porte Saint-Denis », îlot no 6, F/31/83/22, îlot no 7, F/31/83/23, îlot no 8, F/31/83/24.
  4. Honoré de Balzac, César Birotteau, t. VI, Éditions Gallimard, coll. « La Pléiade / La Comédie Humaine », (ISBN 978-2-07-010850-3).
  5. « Hôpital de la Trinité », www.cosmovisions.com.
  6. Jean Cheymol, « L'hôpital de la Trinité en la rue Saint-Denis à Paris (1201-1790) », www.biusante.parisdescartes.fr.