Rue Greneta

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2e, 3e arrt
Rue Greneta
Vue de la rue Saint-Martin
Vue de la rue Saint-Martin
Situation
Arrondissement 2e arrondissement
3e
Quartier Arts-et-Métiers
Bonne-Nouvelle
Début Rue Saint-Martin, 241
Fin Rue Montorgueil, 72
Morphologie
Longueur 465 m
Largeur 12 m
Historique
Création Avant 1230
Ancien nom Rue de la Trinité
Rue Arnetal
Rue d'Arnescati
Rue Damestati
Rue Darnetal,
Rue Dernetat,
Rue Drenetat,
Rue Darnestat
Rue Degarnetal
Rue Guernetal
Rue Garnetal
Rue Grenata
Géocodification
Ville de Paris 4280
DGI 4318

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Greneta

La rue Greneta est une voie, ancienne, des 2e (quartier de Bonne-Nouvelle) et 3e (quartier des Arts-et-Métiers) arrondissements de Paris.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Les frères Lazare supposent que cette voie porte le nom d'un bourgeois de Paris qui y demeurait et dont l'altération du nom au fil des siècle a donné Greneta[1].

Jean de La Tynna indique que le censeur royal Johanneau pense qu'il s'agit plutôt d'une altération de Trinitas[2]

Situation[modifier | modifier le code]

Au début du XIXe siècle, la rue Grenata, d'une longueur de 239 mètres, qui était située dans l'ancien 6e arrondissement, quartier de la Porte-Saint-Denis, commençait aux nos 219-221 rue Saint-Martin et finissait aux nos 262-264 rue Saint-Denis[3].
Les numéros de la rue étaient rouges[2]. Le dernier numéro impair était le no 63 et le dernier numéro pair était le no 52.


Actuellement la rue Greneta d'une longueur de 465 mètres est située dans les 2e et 3e arrondissements de Paris, quartiers des Arts-et-Métiers et Bonne-Nouvelle, commence no 241 Rue Saint-Martin et se termine no 72 rue Montorgueil.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette rue était presque entièrement bordée de constructions en 1230

Dans un acte de donation faite en 1236, par Amaury de Meudon, à l'abbé de Notre-Dame-de-la-Roche, cette voie s'appelait rue de la Trinité, en raison que la principale entrée de l'hôpital de la Trinité y était située.

En 1262, elle est alors hors de Paris, elle porte le nom de rue d'Arnetal qu'elle devait vraisemblablement à un bourgeois de Paris qui y demeurait. Elle est citée dans un manuscrit de l'abbaye Sainte-Geneviève de 1450 sous le nom de rue d'Arnescati. Durant les siècles suivant, le nom s'altéra et se changea tour à tour en rue Darnetal, rue Dernetat, rue Drenetat, rue Darnestat, rue Guernetal, rue Degarnetal, rue Garnetal... puis rue Grenata et rue Greneta.

Une décision ministérielle, du 8 prairial an VII (), signée François de Neufchâteau fixe la largeur de cette voie publique à 10 mètres.

Honoré de Balzac décrit dans son roman César Birotteau la rue Greneta de l'année 1818 comme

« .. une rue où toutes les maisons, envahies par une multitude de commerces, offrent un aspect repoussant ; les constructions y ont un caractère horrible, l'ignoble malpropreté des fabriques y domine ... Les marches étaient donc revêtues d'une couche de boue dure ou molle, au gré de l'atmosphère, et où séjournaient des immondices. Sur ce fétide escalier, chaque palier offrait aux yeux les noms du fabricant écrits en or sur une tôle peinte en rouge et vernie, avec des échantillons de ses chefs-d'œuvre. La plupart du temps, les portes ouvertes laissaient voir la bizarre union du ménage et de la fabrique, il s'en échappait des cris et des grognements inouïs, des chants, des sifflements qui rappelaient l'heure de quatre heures chez les animaux du Jardin des Plantes[4]. »

Une ordonnance royale du fixe la largeur de la voie à 11 mètres.

La rue Greneta actuelle résulte de la fusion, en 1868, des rues du Renard-Saint-Sauveur et Beaurepaire à la rue Greneta telle que décrite ci-dessus.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Ce site est desservi par la station de métro Réaumur - Sébastopol.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Félix et Louis Lazare : Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments
  2. a et b Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris (1817)
  3. Cadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan 21e quartier « Porte Saint-Denis », îlot no 6, F/31/83/22, îlot no 7, F/31/83/23, îlot no 8, F/31/83/24
  4. Honoré de Balzac, César Birotteau, Éditions Gallimard, coll. « La Pléiade / La Comédie Humaine, tome VI », (ISBN 978-2-07-010850-3)
  5. Hôpital de la Trinité
  6. L'hôpital de la Trinité en la rue Saint-Denis à Paris (1201-1790) par Jean Cheymol