Rue Crébillon (Nantes)

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Rue Crébillon
Image illustrative de l'article Rue Crébillon (Nantes)
Le no 13, rue Crébillon au débouché de la rue Santeuil.
Situation
Coordonnées 47° 12′ 49.6415″ N 1° 33′ 37.2539″ O / 47.213789306, -1.56034830647° 12′ 49.6415″ Nord 1° 33′ 37.2539″ Ouest / 47.213789306, -1.560348306  
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Ville Nantes
Tenant Place Graslin
Aboutissant Place Royale
Morphologie
Type Rue
Longueur 240 m
Histoire
Anciens noms Rue de Goyon
Rue de Varennes

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

(Voir situation sur carte : Loire-Atlantique)
Rue Crébillon

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Rue Crébillon

Géolocalisation sur la carte : Nantes

(Voir situation sur carte : Nantes)
Rue Crébillon

La rue Crébillon est une rue du Centre-ville de Nantes, en France, réputée pour ses commerces de vêtements et joaillerie de luxe (The Kooples, Gérard Darel, Lacoste, Mauboussin…).

Description[modifier | modifier le code]

Elle relie la place Royale à la place Graslin et rencontre sur son tracé les rues de Guérande, Contrescarpe, Régnier, Santeuil et Boileau, le passage de la Châtelaine, ainsi que la rue Grétry. Il s'agit d'une rue entièrement piétonne depuis 2011[1] (auparavant, elle n'était que semi-piétonne depuis 1985)[2], légèrement en pente descendante vers son extrémité orientale.

Près du débouché de la rue Santeuil, en retrait d'une dizaine de mètres par rapport à la rue Crébillon, se trouve l'une des entrées du passage Pommeraye, galerie marchande couverte classée monument historique depuis 1976.

Sur les 240 mètres de l'artère, sont répartis par paires, 12 portiques en verre trempé conçus par l'architecte Bernard Barto en 1985 ; hauts de 2,30 m, larges de 1,80 m et épais de 20 cm, ils sont éclairés au néon en lumière diffuse et font donc office d'éclairage public[2].

Dénomination[modifier | modifier le code]

Cette rue, auparavant dénommée « rue de Goyon », puis « rue de Varennes », est baptisée en 1828 en l'honneur de Prosper Jolyot de Crébillon (1674-1762), auteur dramatique français[3],[4].

Historique[modifier | modifier le code]

Le projet du tracé de la rue date de 1770. L'alignement des façades qui la bordent s'achève en 1828[3].

En 1852, la rue est une des premières voies nantaises à être équipées de lanternes alimentées au gaz[5].

Expressions populaires locales[modifier | modifier le code]

Cette rue, très commerçante, a donné en vocabulaire nantais le verbe crébillonner qui signifie « traîner en faisant ses courses[6] ».

L'expression « frisé(e) comme la rue Crébillon » fait, quant à elle, référence à la rectitude de cette rue.

Passage de la Châtelaine[modifier | modifier le code]

Localisation : 47° 12′ 50″ N 1° 33′ 40″ O / 47.2138093, -1.561169

Situé entre les nos 18 et 20, ce passage commercial, appelé également « passage Crébillon-Scribe », doté notamment de boutiques de prêt-à-porter, permet de rejoindre la rue Scribe. Détruit par un incendie le 1er avril 2012, il doit être totalement reconstruit afin de rouvrir avec une surface commerciale augmentée de 500 m2, passant à 2 100 m2 sur deux niveaux, pour une ouverture prévue au plus tôt pour 2015[7],[8].

Architecture et bâtiments remarquables[modifier | modifier le code]

Au no 24, à une vingtaine de mètres du théâtre Graslin, se trouve l'« hôtel de France »[9], établissement 4 étoiles installé depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale dans un ancien hôtel particulier du XVIIIe siècle ayant appartenu à Jean-Joseph-Louis Graslin, receveur général des fermes du royaume, qui fut à l'origine de l'urbanisation du quartier. Cet établissement de 72 chambres présente un hall d'accueil de style Louis XVI[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Cœur d’agglomération 2011/2013 - L’extension des aires piétonnes », sur nantes.fr
  2. a et b « Éclairages publics - Portique lumineux rue Crébillon », sur archives.nantes.fr
  3. a et b Pied 1906, p. 83
  4. Pajot 2010, p. 65
  5. Kahn et Landais 1992, p. 34
  6. Rault et Sigot 1996
  7. « Reconstruction à La Châtelaine », sur 20minutes.fr (20 minutes),‎ 25 octobre 2013
  8. « Le passage de la Chatelaine agrandi et "plus moderne" », sur presseocean.fr (Presse-Océan),‎ 14 octobre 2013
  9. Il ne doit être confondu avec l'immeuble du no 2 de la place Graslin, appelé « hôtel Henri-IV » puis « hôtel de France ».
  10. « Nantes. L'hôtel de France a rouvert ses portes rue Crébillon », sur ouest-france.fr (Ouest-France Entreprises),‎ 9 septembre 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Kahn et Jean Landais, Nantes et les Nantais sous le Second Empire, Ouest éditions et Université inter-âges de Nantes,‎ 1992, 300 p. (ISBN 2-908261-92-8).
  • Jean-Pierre Rault et Jacques Sigot, Les Noms des rues de Nantes, Éditions CMD, coll. « Découverte »,‎ 1996, 400 p. (ISBN 9782909826363).
  • Université de Nantes. Service formation continue dont université permanente, Çà et là par les rues de Nantes, Nantes, Reflets du passé,‎ 1984, 207 p. (ISBN 2-86507-016-6).

Articles connexes[modifier | modifier le code]