Rue Blondel

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2e, 3e arrts
Rue Blondel
La rue Blondel, vue depuis le boulevard Sébastopol.
La rue Blondel, vue depuis le boulevard Sébastopol.
Situation
Arrondissements 2e et 3e
Quartier Bonne-Nouvelle et Arts-et-Métiers.
Début 351, rue Saint-Martin
Fin 238, rue Saint-Denis
Voies desservies Boulevard de Sébastopol
Morphologie
Longueur 215 m
Largeur 8 m
Historique
Dénomination 24 août 1864
Ancien nom Rue Neuve-Saint-Denis (1655),
rue des Deux-Portes (XVIe siècle),
ancien chemin longeant le rempart.
Géocodification
Ville de Paris 1033
DGI 1021

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Blondel
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La rue Blondel, située dans les 2e et 3e arrondissements de Paris.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Elle doit son nom à la proximité de la porte Saint-Denis, construite en 1672 par François Blondel.

Situation[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Cette rue est historiquement un haut lieu de la prostitution parisienne[1].

Cette rue est un ancien chemin qui longeait les remparts de l'enceinte de Charles V elle est appelée rue des Deux-Portes au XVIe siècle puis rue Neuve-Saint-Denis en 1655 et prend son nom actuel par décret du 24 août 1864.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • no  16 : l'ancienne maison close Au Moulin, mais dont la façade du rez-de-chaussée de style Art nouveau est aujourd'hui disparue.
  • no  23 : immeuble du XVIIIe siècle, en pierre de taille, comportant une belle horloge. Une raffinée devanture en bois peint clos l'ancienne cour. C'est, ici aussi, l'adresse d'une ancienne maison close, comme en témoigne le « gros numéro » au-dessus de la porte qui signalait ce type d'établissement, et que l'on peut aussi observer sur plusieurs immeubles du quartier.
  • no  32 : l'ancienne maison close Aux Belles Poules, inaugurée en 1921, à la façade entièrement recouverte d'un décor de carreaux cassés des années 1930 (le rouge dominant au rez-de-chaussée), dont le vestibule, l'escalier et le décor intérieur sont protégés au titre des monuments historiques. L'intérieur, non visible pour le public, est également décoré de céramique des années 1920, représentant des thèmes érotiques.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Cette rue est évoquée dans une chanson de Georges Brassens, Le Pornographe (« S'il vous plaît de chanter les fleurs, qu'elles poussent au moins rue Blondel, dans un bordel »[2]). Ce passage de la chanson fait allusion à la maison de passe nommée Aux Belles Poules.

Cette référence apparait également de la chanson de Booba, Turfu : (« T'as ton studio rue d'Blondel, j'ai le mien à Fort Lauderdale »[3]).

Cinéma[modifier | modifier le code]

Elle est également citée dans Le Grand Pardon 2 d'Alexandre Arcady : « Oui, mais aussi Raymond Bettoun l'ancien exploiteur des filles de la rue Blondel, le plus grand proxénète de France. »

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Mathieu Delahousse, « Les confiscateurs », Vanity Fair n°12, juin 2014, pages 116-123 et 174-175.
  2. Le Pornographe, sur l'album Le Pornographe, 1958.
  3. Turfu, sur l'album Futur 2.0, 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]