Rue Barre-du-Bec

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Anc. 7e arrt
Rue Barre-du-Bec
(absorbée 1851)
Situation
Arrondissement Anc. 7e
Quartier Sainte-Avoie
Marché-Saint-Jean
Début Rue de la Verrerie
Fin Rue Neuve-Saint-Merri
Rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie
Morphologie
Longueur 118 m
Largeur 13,50 m
Historique
Création Avant 1300

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Barre-du-Bec (absorbée 1851)

La rue Barre-du-Bec est une ancienne voie de Paris qui était située dans l'ancien 7e arrondissement et qui a été absorbée par la rue du Temple en 1851.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Elle était ainsi nommée car l'abbé du Bec avait sa barre[1] ou siège de justice dans cette rue.

Situation[modifier | modifier le code]

Située dans l'ancien 7e arrondissement, la rue Barre-du-Bec, d'une longueur de 118 mètres, dont les numéros impairs étaient du quartier Sainte-Avoie et les numéros pairs du quartier du Marché-Saint-Jean, commençait aux nos 42-46 rue de la Verrerie et finissait au no 1 rue Neuve-Saint-Merri et no 53 rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie[2],[3]

Les numéros de la rue étaient noirs[4]. Le dernier numéro impair était le no 29 et le dernier numéro pair était le no 16.

Historique[modifier | modifier le code]

Henri Sauval indique qu'un accord passé, en 1273, entre Philippe le Hardi et le chapitre de Saint-Merri fait mention de la maison de la Barre, appelée Domus de Barra qui était alors possession de l'abbé du Bec qui au milieu du XVIe siècle se nommait hôtel de la Barre-du-Bec ou hôtel de l'Abbé-de-Notre-Dame-du Bec-Hellouin.

Elle est citée dans Le Dit des rues de Paris de Guillot de Paris sous la forme rue de l'Abbeïe du Bec Helouin.

La rue prit ensuite le nom de rue Barre-du-Bec, car cette maison était le siège de la justice que abbaye du Bec possédait dans ce quartier. Ce nom, ainsi que celui de barreau, vient d'une barre de fer ou d'une barrière en bois qui séparait le lieu où se tenaient les plaideurs de celui qui était réservé aux juges, et c'était à cette barrière que se plaçaient ceux-ci pour recevoir les mémoires et les requêtes qu'on avait à leur présenter[5].

Par arrêt du conseil, en date du , le roi ordonna que la rue Barre-du Bec soit élargie. Une décision ministérielle, du 15 floréal an V (), signée Bénézech, fixe la moindre largeur de cette voie publique à 10 mètres. Cette largeur est portée à 13,50 mètres, en vertu d'une ordonnance royale du .

En 1851, la rue Barre-du-Bec fusionne, avec la rue des Coquilles, la rue Sainte-Avoye et la rue du Temple, pour former une nouvelle rue, qui garde le nom de rue du Temple.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. En justice, la barre est l'emplacement où sont effectuées les plaidoiries
  2. Cadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan 25e quartier « Sainte-Avoye », îlot nos 1, F/31/86/16
  3. Cadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan 27e quartier « Marché Saint-Jean », îlot no 8, F/31/85/09
  4. Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris (1817)
  5. Tableau historique et pittoresque de Paris, Volume 2 page 562
  6. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris