Rue Amelot

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Ne doit pas être confondu avec Impasse Amelot.
11e arrt
Rue Amelot
image illustrative de l’article Rue Amelot
Vue vers le sud.
Situation
Arrondissement 11e
Quartier Roquette
Saint-Ambroise
Folie-Méricourt
Début 3, boulevard Richard-Lenoir
Fin 6, boulevard Voltaire
Morphologie
Longueur 1 255 m
Largeur 11,7 m
Historique
Création 1777
Ancien nom Ancien chemin de la Contrescarpe
rue des Fossés-du-Temple
rue des Fossés-du-Pont-aux-Choux
rue Saint-Pierre-Popincourt
chemin longeant le nouvel égout (en partie)
Géocodification
Ville de Paris 0274
DGI 0272

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
rue Amelot
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La rue Amelot est située dans le 11e arrondissement de Paris.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

La rue Amelot est parallèle à la ligne formée par les boulevards Beaumarchais, des Filles-du-Calvaire et du Temple qui ont été tracés à l'emplacement du pied des remparts de Charles V. Elle est également située à l'extérieur de cette ligne de fortifications. Pour cette raison, elle est sensiblement en contrebas des boulevards. Les rues transversales sont donc en descente vers la rue Amelot ou encore, quand la différence de niveau est trop importante, en cul-de-sac avec un escalier descendant réservé aux piétons. On observe également une différence de niveau à son raccordement au boulevard Voltaire. La rue réserve aussi quelques curiosités, comme ce passage très étroit entre deux immeubles matérialisant l'entrée du numéro 151 bis ou l'architecture de certains bâtiments ou maisons de ville.

Rues transversales finissant en cul de sac avec escalier descendant

Du sud vers le nord :

Impasses et passages

De l'autre côté, en direction du boulevard Richard-Lenoir, figurent de nombreuses voies, notamment des passages et impasses souvent étroits.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

La rue porte depuis 1777 le nom d'Antoine-Jean Amelot de Chaillou (1732-1795), secrétaire d'État à la Maison du Roi de Louis XVI et secrétaire d'État au Département de Paris.

Historique[modifier | modifier le code]

La rue Amelot a été formée, par arrêté du 2 avril 1868, par la réunion sous le nom de l'une d'entre elle, des 3 rues rues suivantes[1] :

1 - Rue Saint-Pierre-Popincourt
Cette rue était une partie de l'ancien chemin qui régnait le long du fossé nommé « chemin de la Contrescarpe ».

On lui donna vers 1770 ce nom, en raison d'une statue de saint Pierre, placée à l'une de ses extrémités.

Elle a été élargie en 1780, et portée à 11,69 mètres, largeur maintenue par une décision ministérielle du 25 messidor an X (14 juillet 1802), signée Chaptal, et par un arrêté du président du Conseil des ministres, chargé du pouvoir exécutif, E. Cavaignac, du 2 octobre 1848.

Jusqu'en 1847, le côté des numéros impairs était formé par le mur de soutènement des contre-allées du boulevard des Filles-du-Calvaire.

Ainsi, jusqu'en 1868, la rue Saint-Pierre-Popincourt, d'une longueur de 201 mètres, débutait aux nos 1-3, rue Saint-Sébastien et finissait aux nos 2-4, rue de Ménilmontant.

2 - Rue des Fossés-du-Temple
Cette rue était ainsi dénommée parce qu'elle a été ouverte sur les fossés de la maison du Temple qui bordaient le rempart.

Une décision ministérielle du 25 messidor an X (14 juillet 1802), signée Chaptal, fixa la moindre largeur de cette rue à 10 mètres. Un décret du Président de la République du 25 juin 1849, signé L.-N. Bonaparte, porte sa largeur à 12 mètres.

Ainsi, jusqu'en 1868, la rue des Fossés-du-Temple, d'une longueur de 631 mètres, débutait au no 1, rue de Ménilmontant et au boulevard du Temple et finissait aux nos 2-4, rue du Faubourg-du-Temple.

3 - Rue Amelot
Au mois de mai 1777, le roi ordonna, par lettres patentes, que les fossés de la ville en toute leur étendue, depuis le pont Saint-Antoine jusqu'au Grand Égout, seraient remplis au moyen des gravois et des décharges publiques, jusqu'à la hauteur du chemin de la Contrescarpe, et à six pieds ou environ plus bas que le sol du rempart.

Par ces mêmes lettres patentes, il fut arrêté que les terrains des fossés seraient divisés en plusieurs rues, dont l'une aurait son ouverture dans la demi-lune à l'entrée du faubourg Saint-Antoine (le boulevard Richard-Lenoir actuel), aboutirait à la rue Saint-Sébastien et serait appelée « rue Amelot » ; elle aurait 36 pieds de largeur.

Ce percement fut commencé en 1779.

Une décision ministérielle du 25 messidor an X (14 juillet 1802), signée Chaptal, et un décret du président de la République du 25 juin 1849, signé L.-N. Bonaparte, ont maintenu sa largeur primitive.

Lors de l'exécution du canal Saint-Martin, la partie de la rue Amelot débouchant sur la place de la Bastille a été supprimée. Jusqu'en 1846, le côté des numéros impairs depuis la rue Daval jusqu'à la rue Saint-Sébastien était formé par le mur de soutènement des contre-allées du boulevard Beaumarchais.

Ainsi jusqu'en 1868, la rue Amelot, d'une longueur de 658 mètres, débutait aux nos 3-5, quai de Valmy et finissait aux nos 2-4, rue Saint-Sébastien.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • No 61 : Domicile où est décédé le peintre François Flameng (1856-1923)[2].
  • No 62 : entrepôt aujourd’hui fermé de Régifilm, entreprise qui louait costumes, mobiliers et accessoires pour les tournages de films et autres spectacles.
  • No 64 : anciens locaux de l'imprimerie Typographie Morris père et fils, chargée de l'affichage des colonnes Morris.
  • No 82 (à l'époque 2, rue Saint-Pierre-Popincourt) : Eugène-François Vidocq y mourut le 15 mai 1857.
  • No 110 : le Cirque d'Hiver, construit en 1851 sur les plans de l'architecte Jacques Ignace Hittorff. Le plus vieux cirque du monde, et toujours en activité, il appartient aujourd'hui à la famille Bouglione.

À voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, Les Éditions de Minuit, 1972, 1985, 1991, 1997 , etc. (1re éd. 1960), 1 476 p., 2 vol.  [détail des éditions] (ISBN 2-7073-1054-9, OCLC 466966117, présentation en ligne), p. 77.
  2. Le Petit Parisien, no 16802 du 1er mars 1923, publié sur le site retronews.fr (consulté le 14 décembre 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]