Rue Édouard-Herriot

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Rue du Président Édouard Herriot
Situation
Coordonnées 45° 45′ 48″ nord, 4° 50′ 03″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Ville Lyon
Quartier(s) Presqu'île (1er et 2e arr.)
Tenant Place Bellecour
Aboutissant Place des Terreaux
Morphologie
Type Rue
Histoire
Anciens noms Rue de l'Impératrice
Rue de l'Hôtel de Ville
Monuments Musée des beaux-arts de Lyon, église Saint-Nizier
Protection Site du centre historique
Site du patrimoine mondial

Géolocalisation sur la carte : Lyon

(Voir situation sur carte : Lyon)
Rue du Président Édouard Herriot

La rue Édouard-Herriot (ou rue du Président-Édouard-Herriot) est l'une des plus importantes rues commerçantes de la Presqu'île de Lyon. Elle fait le lien entre les deux places les plus célèbres de la ville, la place Bellecour (au sud) et la place des Terreaux (au nord). sa partie nord est située dans le 1er arrondissement, mais la majorité de la rue se situe dans le 2e arrondissement.

Présentation[modifier | modifier le code]

À Lyon, elle est réputée pour sa concentration de magasins de luxe, tels que Louis Vuitton, Cartier, Dior, Longchamp, Hermès...

Elle constitue, avec la rue de la République à l'est, la rue de Brest à l'ouest et la rue Victor-Hugo au sud, le cœur commerçant de la ville. Dans sa partie sud, la rue traverse la place des Jacobins, haut lieu du luxe à Lyon (Sonia Rykiel, Rolex, Escada...).

Histoire[modifier | modifier le code]

Au milieu du XIXe siècle, Claude-Marius Vaïsse, nouveau préfet du Rhône assumant également les fonctions de maire, décide de restructurer la Presqu'île à la manière de Georges Eugène Haussmann à Paris. Dans un premier plan dessiné en 1853[1], une nouvelle rue relie l'actuelle place de la République à la place des Terreaux. Finalement, le nouvel axe, qui prend le nom de rue de l'Impératrice, est percée dans les années 1860 en ligne droite entre la place Bellecour et la place des Terreaux. L'avenue part de la place Le Viste, élargie à la même époque, et traverse la place des Jacobins qui prend alors sa forme définitive.

La rue Édouard Herriot dans le dispositif urbain du préfet Vaïsse

La rue s'élargit à deux endroits pour former deux nouvelles placettes qui ne reçoivent de nom que dans les années 1930 (place Francisque Regaud en 1931[2] et place Antoine-Isaac Rivoire en 1934[3]). La nouvelle rue absorbe en partie des rues existantes :

  • la rue de la Plume qui correspond à la partie orientale de l'actuelle place Francisque Regaud,
  • la rue de l'Aumône,
  • la rue de Vandran,
  • la place de la Fromagerie devant le chevet de l'église Saint-Nizier à l'emplacement de l'actuelle place Antoine-Isaac Rivoire,
  • la rue de la Sirène[4],
  • la rue de Clermont, ouverte sur les terrains appartenant à l'abbaye Saint-Pierre en 1582[5].

La plupart des immeubles bordant cette rue datent donc de la seconde partie du XIXe siècle. On peut toutefois remarquer deux immeubles plus anciens qui rompent légèrement l'alignement parfait de la rue, aux numéros 21 et 23 ; ils correspondent à la partie orientale de l'ancienne rue de la Sirène. Plus au nord, la façade de l'abbaye Saint-Pierre (actuel musée des beaux-arts de Lyon), qui donnait autrefois sur la rue de Clermont, datent du XVIIe siècle. Après la chute de Napoléon III en 1870, la voie est renommée rue de l'Hôtel-de-Ville[6]. Quelques mois après la mort en 1957 d'Édouard Herriot, maire de Lyon depuis 1905, la rue est renommée rue du Président Édouard Herriot[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Plan René Dardel
  2. Maurice Vanario, Rues de Lyon à travers les siècles, ELAH, Lyon, 2002, p. 247
  3. Idib., p. 252
  4. Ibid., p. 283
  5. Idib., p. 80
  6. Ibid., p. 157
  7. Ibid., p. 154

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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