Rudolf Schmidt

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Rudolf Schmidt
Rudolf Schmidt
Rudolf Schmidt en 1942

Naissance 12 mai 1886
Berlin
Décès 27 avril 1957 (à 70 ans)
Krefeld
Origine Allemand
Allégeance Flag of Germany (1867–1919).svg Empire allemand
Flag of Germany.svg République de Weimar
Flag of Germany (1935–1945).svg Troisième Reich
Arme War Ensign of Germany (1903–1919).svg Deutsches Reichsheer
War Ensign of Germany (1922–1933).svg Reichswehr
Balkenkreuz.svg Wehrmacht, Heer
Grade Generaloberst
Années de service 19061945
Commandement 1re Panzerdivision
XXXIX. Panzerkorps
2. Panzerarmee
Conflits Première Guerre mondiale,
Seconde Guerre mondiale
Distinctions Croix de chevalier de la croix de fer avec feuilles de chêne

Rudolf Schmidt, né le à Berlin et mort le à Krefeld, est un militaire allemand. Officier supérieur au cours de la Seconde Guerre mondiale, il s'y est notamment illustré à la tête la 2e armée, une formation de blindés qui a opéré sur le front de l'Est. Il est le frère de l'espion Hans-Thilo Schmidt.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un directeur d'école, Rudolph Schmidt fait sa scolarité dans un lycée classique berlinois.

Il s'engage au 83e régiment d'infanterie de l'armée allemande impériale en 1906, en tant qu'élève-officier. Pendant la Première Guerre mondiale, il sert sur les fronts d'Est et d'Ouest et vers la fin de la guerre, il est Hauptmann à l'état-major général. Retenu dans la Reichswehr, il sert comme officier du personnel et est promu Major en 1927, puis, en 1931, Oberstleutnant. Le , promu Oberst, il prend le commandement du 13e régiment d'infanterie à Ludwigsburg.

En , promu Generalmajor, il est nommé commandant de la 1re division de blindée à Weimar en succession de Maximilian von Weichs. Le , promu au grade de Generalleutnant, il dirige l'unité pendant l'invasion de la Pologne.
Le , nommé général commandant du XXXIX. Armeekorps, il dirige le corps en France. Schmidt reçoit la croix de chevalier de la croix de fer pour son rôle dans cette campagne, le . Le , il est également promu General der Panzertruppen et commandant par intérim de la 2e armée, qui a participé à la bataille de Moscou.

Le , il est nommé commandant en chef de la 2e Armée blindée, qui plus tard prend part à l'opération Citadelle. En , il est promu Generaloberst.

Adolf Hitler le tient en haute estime, mais, le , il est relevé de son commandement après l'arrestation de son frère Hans-Thilo Schmidt. On trouve des lettres que le général Schmidt avait écrites, dans lesquelles il critiquait le parti nazi et la conduite de la guerre par Hitler. Il comparait devant une cour martiale. Acquitté, il est muté dans le commandement de réserve le .
Il n'a plus jamais pris de nouveaux commandements.

Recherché par le NKVD après 1945, il se laisse attirer à Weimar, où il est capturé et transféré à la prison de Lefertovo, à Moscou. Interrogé durant quatre ans, il est condamné à 25 ans de camp. Il est finalement relâché et revient en Allemagne, le , avec le dernier convoi de prisonniers de guerre.

Décorations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Citations
  1. a et b Scherzer 2007, p. 671.
Source

Bibliographie
  • (de) Fellgiebel, Walther-Peer (2000). Die Träger des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939-1945. Friedburg, Allemagne: Podzun-Pallas. (ISBN 3-7909-0284-5).
  • (de) Veit Scherzer, Die Ritterkreuzträger : die Inhaber des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939-1945 von Heer, Luftwaffe, Kriegsmarine, Waffen-SS, Volkssturm sowie mit Deutschland verbündeter Streitkräfte nach den Unterlagen des Bundesarchivs, Ranis/Jena, Scherzers Militaer-Verlag, (réimpr. 2005, 2006), 846 p. (ISBN 3-938-84517-1 et 978-3-938-84517-2, OCLC 891773959).
Liens externes