Ruby Payne-Scott

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Ruby Payne-Scott
Peter-hall.ruby.payne-scott.jpg
Payne-Scott lorsqu'elle était étudiante dans les années 1930, possiblement à l'université de Sydney (1929-1932).
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 68 ans)
MortdaleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Ruby Violet Payne-ScottVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université de Sydney
Sydney Girls High School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Enfants
Peter Gavin Hall (en)
Fiona Margaret Hall (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Domaines

Ruby Violet Payne-Scott, née le et morte le est une astronome australienne, pionnière en radiophysique et radioastronomie.

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Payne-Scott naît le à Grafton (Australie). Elle est la fille de Cyril Payne-Scott et Amy Neale[1].

Elle fréquente la Penrith Public Primary School de 1921 à 1924[2],[3], puis la Cleveland-Street Girls' High School de Sydney en 1925-1926[4],[5]. Elle complète ses études secondaires à la Sydney Girls High School (en)[6]. Elle est diplômée avec mentions en mathématiques et botanique[7].

Elle entame ensuite des études en physique, chimie, mathématiques et botanique à l'université de Sydney, où elle remporte deux bourses[8],[9]. Elle obtient un baccalauréat universitaire ès sciences en physique en 1933, une maîtrise universitaire ès sciences dans la même spécialité en 1936[10] et un Diploma of Education (en) en 1938.

Carrière[modifier | modifier le code]

Ruby Payne-Scott avec Alec Little (au centre) et Wilbur Norman Christiansen (en) au centre de radioastrophysique Potts Hill Reservoir (~1948).
Participants à une réunion de l'International Union of Radio Science à l'université de Sydney (1952). Payne-Scott est située dans la première rangée.

Payne-Scott devient une pionnière en radioastrophysique ainsi qu'une physicienne reconnue en Australie[11],[12]. En 1936, elle fait des recherches avec William H. Love au Cancer Research Laboratory de l'université de Sydney. Ils y démontrent que le champ magnétique terrestre a peu ou pas d'effets sur les processus vitaux des êtres vivants, démystifiant ainsi certaines croyances à ce niveau[13].

Sa carrière atteint son apogée alors qu'elle travaille pour la Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (CSIRO) du gouvernement de l'Australie à Dover Heights (en), Hornsby et, surtout, à Potts Hill (Sydney). Certaines de ses contributions fondamentales en radioastronomie solaire sont réalisées à la fin de cette époque[14].

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Ruby Payne-Scott est engagée dans des travaux top secrets sur les radars. C'est une experte dans la détection des aéronefs par dispositifs de vue panoramique à angle d'élévation constant. À l'époque, elle est également membre du Parti communiste[Lequel ?][15] et militante des droits des femmes.

En 1944, puisque le gouvernement australien de l'époque interdit aux femmes mariées d'avoir un travail permanent (en) dans les services publics, elle épouse secrètement William Holman Hallthe. En 1949, la législation du CSIRO soulève des problèmes sur son statut marital. Payne-Scott a des échanges houleux avec le directeur Ian Clunies Ross (en). Elle perd son poste permanent, mais son salaire est maintenu à un niveau comparable à celui de ses collègues masculins. Elle démissionne en 1951, quelques mois après la naissance de son fils Peter Gavin Hall (en). Elle change son nom pour Ruby Hall à ce moment. Le couple aura un autre enfant, Fiona Margaret Hall (en).

Ruby Payne-Scott meurt à Mortdale (Nouvelle-Galle du Sud) le . Elle souffrait de la maladie d'Alzheimer au cours des dernières années de sa vie[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Index of Births, Registrar-General of New South Wales
  2. (en) « Penrith Public School », Nepean Times (en), Penrith, NSW, National Library of Australia,‎ , p. 3 (lire en ligne)
  3. (en) « Speech Day », Nepean Times (en), Penrith, NSW, National Library of Australia,‎ , p. 3 (lire en ligne)
  4. (en) « CLEVELAND-STREET GIRLS' HIGH SCHOOL », The Sydney Morning Herald, National Library of Australia,‎ , p. 15 (lire en ligne)
  5. (en) « INTERMEDIATE », The Sydney Morning Herald, National Library of Australia,‎ , p. 15 (lire en ligne)
  6. (en) « Distinguished Old Girls », The History of Sydney Girls High School, Sydney Girls High School (consulté le 26 mars 2011)
  7. (en) « HONOURS LIST », The Sydney Morning Herald, National Library of Australia,‎ , p. 10 (lire en ligne)
  8. (en) « UNIVERSITY », The Sydney Morning Herald, National Library of Australia,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  9. (en) « UNIVERSITY », The Sydney Morning Herald, National Library of Australia,‎ , p. 13 (lire en ligne)
  10. (en) « SUNSPOTS HELP HER TO BE THE FAMILY'S WEATHER BUREAU », The Sunday Herald (en), Sydney, National Library of Australia,‎ , p. 23 (lire en ligne)
  11. (en) Claire Hooker, Irresistible Forces : Australian Women in Science, Melbourne University Press, , 215 p. (ISBN 0-522-85107-X)
  12. (en) Robyn Williams, « Ruby Payne-Scott - Radio Astronomer »,
  13. (en) « A.L.P. PARLEY. », The Examiner (en), Launceston, Tas., National Library of Australia,‎ , p. 6 Edition: DAILY (lire en ligne)
  14. (en) « Solar Radio Burst Classifications », Ionospheric Prediction Service (en)
  15. (en) « The Secret Life of Miss Ruby Payne-Scott », sur National Archives of Australia (consulté le 11 juillet 2014)
  16. (en) Pauline Newman, « Ruby Payne-Scott – Radio Astronomer », ABC Radio National - The Science Show,

Liens externes[modifier | modifier le code]

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