Royaume de Cuzco

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Royaume de Cusco
Cusco

v. 1200 – 1438

Description de cette image, également commentée ci-après
Carte du royaume de Cusco
Informations générales
Statut Monarchie
Capitale Cusco
Langue(s) Quechua, Puquina
Religion Inca religion
Sapa Inca
1200-1230 Manco Cápac
1230-1260 Sinchi Roca
1260-1290 Lloque Yupanqui
1290-1320 Mayta Capac
1320-1350 Capac Yupanqui
1350-1380 Inca Roca
1380-1410 Yahuar Huacac
1410-1438 Viracocha

Entités précédentes :

Entités suivantes :


Le Royaume de Cusco (parfois épelé Cuzco ; dans les langues quechua, Qosqo ou Qusqu) est un petit royaume entourant Cuzco, dans la cordillère des Andes. À sa création, ce n’était qu’une petite ville-État fondée par les Incas aux alentours du XIIIe siècle. Au fil des ans, des acquisitions de terres grâce aux guerres et des assimilations pacifiques, le royaume s’est agrandi, en commençant par la « vallée sacrée », jusqu’à former l’Empire inca (1438-1533).

Histoire[modifier | modifier le code]

Tour d’horizon[modifier | modifier le code]

Le Royaume de Cusco en 1438, en rouge sur la carte.

Le peuple inca était tout d’abord une tribu de la région de Cuzco vers le XIIIe siècle. Sous la coupe de Manco Cápac, les Incas fondèrent la petite ville-État de Cusco (en quechua Qosqo), indiquée en rouge sur la carte ci-contre.

En 1438, sous le commandement du Sapa Inca (empereur cuzquénien) Pachacutec (« secoueur de monde »), les Incas ont débuté une campagne d’expansion très large. Le territoire conquis par Pachacutec était à peu près de la taille des Treize colonies au moment de l’éclatement de la Révolution américaine de 1776 et comprenait quasiment tout le territoire de la cordillère des Andes. Pachacutec réorganisa alors le royaume en un empire, le Tahuantinsuyu, un état fédéral qui consistait en un gouvernement centralisé avec le peuple Inca à sa tête et quatre gouvernements provinciaux (le Chinchay Suyu au Nord-Ouest, l’Anti Suyu au Nord-Est, le Kunti Suyu au Sud-Ouest et le Qulla Suyu au Sud-Est), dirigés par des chefs puissants. On pense que Pachacutec a construit la cité du Machu Picchu, soit comme résidence familiale, soit comme lieu de vacances.

Sapa Inca[modifier | modifier le code]

Les Sapa Inca de la première dynastie du royaume de Cusco étaient, dans l’ordre : Manco Cápac, Sinchi Roca, Lloque Yupanqui, Mayta Capac, et Capac Yupanqui. Des preuves d’organisation étatique remontent à 1200 ap J.-C.[1] On a peu de connaissances sur cette population mais vers la fin de leur existence, le mot cápac avait la signification de « chef de guerre » et sinchi signifiait « meneur », ce qui ferait penser qu’ils étaient des chefs d’État.

Bien avant que les Espagnols découvrent les Incas, la civilisation inca avait été créée sous la forme d’un petit État centralisé pour s’élargir sur une grande partie du territoire du long de la côte ouest de l’Amérique du Sud, de la Colombie au Chili. La civilisation inca s’est étendue rapidement à partir de leurs débuts pour devenir ensuite le royaume de Cusco au sud du Pérou.

Les débuts de l’empire[modifier | modifier le code]

Les parties suivantes décrivent le rôle de chaque empereur inca dans l’expansion de l’empire.

Mayta Capac : vers 1290[modifier | modifier le code]

Mayta Capac (en quechua: Mayta Qhapaq Inka) était le quatrième Sapa Inca du royaume de Cuzco (à partir d’environ 1290 ap J.-C.) et un membre de la dynastie Hurin. Les chroniqueurs le décrivent comme un grand guerrier qui a conquis des territoires aussi éloignés que le Lac Titicaca, Arequipa, et Potosí, bien que dans les faits, son royaume était toujours limité à la vallée de Cusco.

Chute de la civilisation[modifier | modifier le code]

Túpac Amaru : 1571–1572[modifier | modifier le code]

Túpac Amaru était le dernier Inca légitime à gouverner, dans la région du Vilcabamba (Pérou), et, malheureusement, le moins apte à gouverner. À la suite de la mort de son frère ainé, Titu Kusi Yupanqui, il ordonna l’exécution de tous les Espagnols vivant au Vilcabamba et mena une rébellion désordonnée et sans succès contre les colons. Cela mena à sa mort et à la fin de la souveraineté inca. Vilcabamba était alors occupée et les survivants furent réduits à l’esclavage.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Alan R. Covey et Southern Methodist University, « Chronology, Succession, and Sovereignty: The Politics of Inka Historiography and Its Modern Interpretation », Comparative Studies in Society and History, vol. 48, no 1,‎ , p. 169–199 (DOI 10.1017/s0010417506000077)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • María Rostworowski. Enciclopedia Temática del Perú: Incas. Lima: El Comercio S.A., 2004.
  • Editorial Sol 90. Historia Universal 5: América precolombina. Barcelona, España, 2002.
  • Bushnell. Peru, Ancient people and places.
  • MacQuarrie, Kim. The Last Days of the Incas. Simon & Schuster, 2007. (ISBN 978-0-7432-6049-7).

Liens externes[modifier | modifier le code]