Routier (Aude)

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Routier
Routier (Aude)
Blason de Routier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Limoux
Intercommunalité Communauté de communes du Limouxin
Maire
Mandat
Michèle Ancelle
2020-2026
Code postal 11240
Code commune 11328
Démographie
Population
municipale
245 hab. (2018 en diminution de 2,78 % par rapport à 2013)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 06′ 31″ nord, 2° 07′ 39″ est
Altitude Min. 190 m
Max. 304 m
Superficie 11,27 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Limoux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Piège au Razès
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Routier

Routier Écouter (en occitan languedocien Rotièr) est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Occitanie. Le village est ancré au cœur du Razès, dans le canton d'Alaigne, à 10 km à l'ouest de Limoux. Ses habitants sont appelés les Routiérois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Au sud, se trouve la chaîne des Pyrénées que l'on peut admirer lorsque le ciel est dégagé. Au nord, on remarque la position du vignoble adossé au massif de la Malepère, et enfin, au-delà, barrant l'horizon, la masse sombre de la montagne Noire.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Le village de Routier s'élève sur une colline culminant à 255 m.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Les champs, ainsi que quelques friches et de rares bois, en occupent environ 40 % de territoire. Le reste constitue le fief exclusif de la vigne particulièrement développée sur les surfaces caillouteuses et sèches de la partie orientale.

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 13,1 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 787 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,5 j

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[2].

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Alaigne », sur la commune d'Alaigne, mise en service en 1971[7] et qui se trouve à 3 km à vol d'oiseau[8],[Note 2], où la température moyenne annuelle est de 13,7 °C et la hauteur de précipitations de 669,5 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Carcassonne », sur la commune de Carcassonne, mise en service en 1948 et à 22 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 13,7 °C pour la période 1971-2000[11], à 14,1 °C pour 1981-2010[12], puis à 14,5 °C pour 1991-2020[13].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 3] est recensée sur la commune[14] : les « collines du Bas Razès » (3 551 ha), couvrant 13 communes du département[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Routier est une commune rurale[Note 4],[16]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Limoux, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 39 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (96,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (86,6 %), zones agricoles hétérogènes (4,8 %), terres arables (3,2 %), forêts (3,1 %), zones urbanisées (2,2 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

C'est en 1130 qu'apparaît la première mention du nom de la localité sous la forme castel de Riut, à laquelle se succède, en 1120, castrum de Ruterio en 1226, Riuterium et, en 1229, Rupterium. On rencontrera ensuite les noms de Riucenum (1312), de Rutio (1360), Reuterium (1377), Rentier ou Reutier (1503), Rieutier (1594), Routie (1594) et enfin Routier, sous sa forme actuelle en 1639.

Le docteur Jacques Lemoine[22] se fonde sur la dénomination de Rupterium pour établir l'étymologie du toponyme. Selon lui, Rupterium est un dérivé du latin via rupta, expression qui évoque un croisement de chemins. Cependant, cette explication ne se base que sur une mention isolée, contredite par toutes les autres formes anciennes. Ainsi, Bénédicte et Jean-Jacques Fénié[23] préfèrent expliquer Routier par l’anthroponyme germanique Rotharius pris absolument et qui s'accorde mieux avec la nature des formes anciennes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village s'est constitué au Xe siècle et se caractérise par la présence de restes de remparts médiévaux et surtout par sa splendide église paroissiale datant du XIIIe siècle, fortifiée, avec un clocher-mur caractéristique et visible de loin. C'est la plus vaste église du Razès. Il faut noter aussi la curiosité du cimetière éloigné de 800 mètres du village et situé sur le site qu'occupait ce dernier avant le XIIe siècle.

Avant la Révolution, Routier faisait partie avec Pieusse et Alaigne d'une baronnie de l'archevêque de Narbonne[24].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 2001 Charles Ferriol PS conseiller général du canton d'Alaigne (1979-1992)
mars 2001 2008 Pierre Cassan PS  
mars 2008 mars 2014 Anne-Marie Mercier PS  
mars 2014 En cours Michèle Ancelle    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[26].

En 2018, la commune comptait 245 habitants[Note 6], en diminution de 2,78 % par rapport à 2013 (Aude : +2,17 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
289345340365313355357391375
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
367364346358328376386374428
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
443471461417415472443411397
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
352279262250237225245252250
2018 - - - - - - - -
245--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Église Saint-Laurent

L'édifice est référencé dans la base Mérimée et à l'Inventaire général Région Occitanie[29].

C'est à la fin du XIIIe siècle, après la prise en possession du village par l'archevêque de Narbonne, que fut construite l'église paroissiale dédiée à saint Laurent. À en croire la tradition orale, la pierre, de mauvaise qualité, qu'utilisèrent les bâtisseurs aurait été extraite à Routier même, au nord du village. La bâtisse fut mentionnée la première fois en 1319. Contemporaine de l'enceinte défensive du village, l'église fait partie intégrante des fortifications du côté nord. Le clocher-mur de cet édifice mi-roman mi-gothique, percé au sommet de quatre ouvertures à arcs de plein cintre, est flanqué d'une tour hexagonale garnie de meurtrières qui soulignent sa fonction défensive. La porte d'entrée principale, située à l'ouest, est surmontée d'une ogive de style dépouillé. Près de l'autre porte s'ouvrait un puits, qui assurait l'autonomie du « fort ». À l'intérieur de l'église se trouve un retable baroque de la fin du XVIIe siècle doré à l'or. L'église de Routier est la plus grande du Razès.

Château de Routier[30]

À la fin du XVIe siècle, les Madailhan s'installent à Routier. Ils font édifier, à l'extérieur du village fortifié, un château à l'architecture Renaissance qui s'apparente à ceux de Couiza, de Villarzel-du-Razès et de Serviès-en-Val. À l'origine, le château avait quatre tours dont les murs étaient percés de fenêtres à meneaux. Aujourd'hui, il ne subsiste que deux tours d'inégale hauteur car la partie supérieure de la plus basse s'est effondrée au début du XXe siècle. La dernière fenêtre à meneaux a été détruite en 1969.

L'ancien château

Malgré la construction du nouveau château, de style Renaissance, au XVIe siècle, l'ancien château n'a pas disparu. Cette imposante bâtisse carrée située dans le centre du village, d'aspect austère, est nettement plus haute que les maisons environnantes.

Les silos

Dans les anciennes maisons et même dans les champs se trouvent des fosses souterraines où l'on déposait les grains, les légumes... pour les conserver. Ce sont des silos appelés Sièges dans le pays.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Alaigne (Aude).svg

La commune de Routier porte :

D'argent, au lion léopardé de gueules accompagné de trois croissants du même[31].
Ce blason est celui du dernier archevêque de Narbonne, Arthur Richard Dillon.


Les communes d'Alaigne, de Bize-Minervois, de Gruissan et de Pieusse, qui sont aussi d'anciens fiefs de l'archevêque de Narbonne, ont les mêmes armoiries.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  4. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Alaigne - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Routier et Alaigne », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Alaigne - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Routier et Carcassonne », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Carcassonne - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Carcassonne - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Carcassonne - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Liste des ZNIEFF de la commune de Routier », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  15. « ZNIEFF les « collines du Bas Razès » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  16. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  22. Dictionnaire toponymique des communes de l'Aude, 1975
  23. Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, Toponymie occitane, Éditions Sud-Ouest, coll. « Sud Ouest Université », , 128 p. (ISBN 978-2-87901-215-5).
  24. Abbé Antoine Sabarthès, Dictionnaire topographique du département de l'Aude, Paris, Imprimerie nationale, , p. 313.
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  29. « Église paroissiale Saint-Laurent », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le )
  30. Château de Routier
  31. Denis-François Gastelier de La Tour, Armorial des États de Languedoc, Paris, Jacques Vincent, , 248 p. (lire en ligne)