Roula Khalaf

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Roula Khalaf
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Fonction
Rédactrice en chef
Biographie
Naissance
Nationalités
Formation
Université Columbia
Université de Syracuse
School of International and Public Affairs (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités

Roula Khalaf (en arabe: رولا خلف) est une journaliste libanaise. Elle a été journaliste de Forbes, puis du Financial Times et en est devenue rédactrice adjointe et chef du service international. En , il a été annoncé qu'elle succéderait début 2020 au rédacteur en chef du Financial Times, Lionel Barber, devenant la première femme à la tête de la rédaction de ce quotidien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Roula Khalaf naît à Beyrouth, au Liban. Elle y grandit pendant la guerre civile. Elle effectue des études aux États-Unis, obtient un diplôme de l'université de Syracuse et de l’université Columbia, à New York[1].

Elle commence sa carrière comme rédactrice pour le magazine Forbes à New York, et travaille pour eux pendant plusieurs années[2],[1].

Roula Khalaf, et ses investigations pour Forbes dans le milieu financier, sont cités dans l’ouvrage de l’ex-courtier Jordan Belfort, The Wolf of Wall Street, publié en 2008 : « Les attaques de la presse ont commencé en 1991, lorsqu'une journaliste insolente du magazine Forbes, Roula Khalaf, m'a décrit comme une version tordue de Robin des Bois, qui vole les riches et donne à lui-même et à sa bande de courtiers. Elle méritait un A pour l'intelligence, bien sûr »[3]. Elle inspire le personnage fictif d'Aliyah Farran (interprétée par Sandra Nelson) dans le film Le Loup de Wall Street, sorti en 2013, que Martin Scorsese a tiré de cet ouvrage[1].

Elle travaille pour le Financial Times à partir de 1995, d'abord comme correspondante pour l'Afrique du Nord, puis comme correspondante pour le Moyen-Orient, rédactrice pour le Moyen-Orient et rédactrice pour l'étranger. En 2016, elle est promue rédactrice en chef adjointe du Financial Times. En plus de ses responsabilités de rédactrice en chef adjointe, elle continue à écrire et commenter régulièrement les affaires mondiales[2],[1]. Elle encourage une politique de féminisation du lectorat de ce quotidien d’information[2],[4]. Depuis 2018, un quart au minimum des tribunes publiées par ce journal sont rédigées par des expertes. Et un logiciel alerte les journalistes quand un article ne cite aucune femme, ou quand la une du site ne montre que des hommes[2].

Elle est mise en honneur à plusieurs reprises durant son parcours, en particulier pour ses analyses et reportages sur le Moyen-Orient. Elle est ainsi sélectionnée en 2011 dans la liste finale du prix The Foreign Reporter of the Year Category of the Press Awards, pour sa couverture du Printemps arabe[5], mais n’en est pas la lauréate. Elle l’est, par contre, en 2013, avec trois autres de ses collègues du même journal, pour leurs investigations sur le Qatar[6].

À la suite de l'annonce du départ de Lionel Barber en tant que rédacteur en chef du journal en , il est annoncé qu'elle lui succédera à ce poste[2],[1],[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e (en) Marc Tracy, « Financial Times Names First Woman as Top Editor in Its 131 Years », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  2. a b c d et e Chloé Woitier, « Pour la première fois en 130 ans, une femme à la tête du Financial Times », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  3. (en) Jordan Belfort, The Wolf of Wall Street, Hodder & Stoughton,, , 518 p. (ISBN 978-0-340-95375-4), chap. 6, p. 68
  4. a et b « Roula Khalaf va succéder à Lionel Barber à la tête de la rédaction du FT », L'Écho,‎ (lire en ligne)
  5. (en) « The foreign correspondent: James Cameron, 1911-85 », sur openDemocracy
  6. (en) « Print and Web Feature Story of the Year- FPA Media Awards 2013 »

Liens externes[modifier | modifier le code]