Rose shocking

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Une couleur de marque.

Rose shocking est un nom de couleur lancé pour une nuance de fuchsia par Elsa Schiaparelli en 1937.

Historique[modifier | modifier le code]

Au milieu des années 1930, Elsa Schiaparelli vient d'ouvrir sa maison de couture Schiaparelli au 21, place Vendôme. Avec Lanvin, Vionnet et Chanel, elle domine[1] la capitale de la mode qu'est Paris à l'époque.

Quelques années auparavant, elle rencontre le parurier Jean Clément, mari d'une de ses vendeuses ; celui-ci lui fait présenter en 1936 des maquettes de tissus à la suite d'une étude sur la couleur rose. Schiaparelli s'arrête sur un exemplaire en s'exclamant : « Ça, je vais le prendre, et on va l'appeler le Shocking Pink »[2].

L'année suivante, juste avant la Guerre, elle commercialise son premier parfum, une poudre, et un rouge à lèvres[3] qui sont nommés Shocking. Simultanément, le « Rose shocking » est introduit dans les créations de prêt-à-porter de la styliste ; cette nuance de rose, qui deviendra « sa marque de fabrique[3] », sera utilisée bien des décennies plus tard par le couturier Yves Saint Laurent dans ses collections[4]. L'année suivante, Schiaparelli lancera le « rouge Calliope » pour un rouge à lèvres[5]. Si le « rose Shocking » reste un élément notable de la carrière de la styliste, les couleurs ont toujours été présentes au sein de ses créations : son premier grand succès commercial, un petit chapeau appelé le mad cap, est décliné dans de multiples coloris, jusqu'à des « teintes criardes »[6].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cally Blackman (trad. de l'anglais par Hélène Tordo), 100 ans de mode [« 100 years of fashion »], Paris, La Martinière, , 399 p. (ISBN 978-2-7324-5710-9, présentation en ligne), « 1901 - 1959 », p. 13
  2. Loïc Allio, Boutons, Paris, Seuil, octobre 2001, 400 p., (ISBN 978-2702847091), p. 137 cité dans : Olivier Saillard et Anne Zazzo (préf. Bertrand Delanoë), Paris Haute Couture, Paris, Skira, , 287 p. (ISBN 978-2-08-128605-4), « Un ornement à la boutonnière : Jean Clément et Elsa Schiaparelli », p. 191
  3. a et b Cally Blackman (trad. de l'anglais par Hélène Tordo), 100 ans de mode [« 100 years of fashion »], Paris, La Martinière, , 399 p. (ISBN 978-2-7324-5710-9, présentation en ligne), « Les reines de la couture », p. 130
  4. Yann Kerlau, Les secrets de la mode, Paris, Éditions Perrin, , 438 p. (ISBN 978-2-262-03923-3, présentation en ligne), « L'invention de la publicité : Elsa Schiaparalli », p. 143
  5. Yann Kerlau, Les secrets de la mode, Paris, Éditions Perrin, , 438 p. (ISBN 978-2-262-03923-3, présentation en ligne), « L'invention de la publicité : Elsa Schiaparalli », p. 145
  6. Yann Kerlau, Les secrets de la mode, Paris, Éditions Perrin, , 438 p. (ISBN 978-2-262-03923-3, présentation en ligne), « L'invention de la publicité : Elsa Schiaparalli », p. 133 à 134