Rose Vincent

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Rose Vincent
Image dans Infobox.
Rose Vincent vers 1985.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 93 ans)
ClamartVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Conjoint
Enfant
Autres informations
A travaillé pour
Distinctions

Rose Vincent (pseudonyme de Marie Rose Treffot-Jurgensen), née à Sainte-Croix (Saône-et-Loire) le et morte à Clamart (Hauts-de-Seine) le , est une journaliste et écrivain française.

Originaire de la Bresse Louhanaise, Rose Vincent a suivi une trajectoire originale, adaptée aux riches événements de son siècle et de son environnement. D'abord enseignante, puis Résistante, elle devient journaliste et écrivaine après la Seconde Guerre mondiale. Elle est l'auteur de nombreux ouvrages aussi bien dans son domaine de prédilection: l'éducation des enfants, que sur l'Inde, où elle a vécu 4 ans, et de romans, qui ont reçu plusieurs prix.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille d’instituteurs de la région de Louhans, où elle a passé son enfance, Marie Rose Treffot est lauréate du concours général en mathématiques (1934)[1], Normalienne (Sèvres, 1937)[2], et lauréate de l'agrégation féminine de mathématiques (1940-41).

En 1939, elle épouse Jean-Daniel Jurgensen.

Elle enseigne à Dreux et Chartres (1940-43), tout en s'engageant dans la Résistance, au sein du réseau « Défense de la France ». Elle entre dans la clandestinité à partir de 1943, et collabore notamment aux Cahiers de Défense de la France[3].

Après la Libération, elle travaille au quotidien France-Soir, issu du journal clandestin « Défense de la France », et à la création du magazine France et Monde. En 1951, elle rejoint la rédaction de l’hebdomadaire féminin Elle où elle anime la rubrique « Parents-enfants » jusqu’en 1973. Parallèlement, elle devient rédactrice en chef de Votre Enfant (1954-1958) et de Femina Pratique (1957).

En 1958, Rose Vincent fonde le mensuel Femme Pratique, dont elle sera la directrice et la rédactrice en chef jusqu’en 1972. Elle publie plusieurs ouvrages sur l’éducation des enfants. Sans être une féministe militante, elle promeut la cause de l’émancipation des femmes.

Elle séjourne ensuite en Inde (1972-1976) et aux Pays-Bas (1979-1982) avec son mari, Ambassadeur de France, et entame une carrière d’écrivain.

En 1976, elle participe au lancement du quotidien J'informe fondé par Joseph Fontanet.

Après son retour en France, elle publie plusieurs ouvrages historiques et romanesques, qui lui vaudront de nombreux prix.

Dans les dernières années de sa vie, elle séjourne essentiellement à Uzès (Gard), pays d’adoption où elle se consacre à l’écriture de ses derniers ouvrages et à la restauration du Mas de Mayac (ISMH).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Nouvelles de confrères – Association des Lauréats du Concours Général », sur Association des Lauréats du Concours Général (consulté le ).
  2. Jean Auba, "L'Archicube", N° spécial 11bis, février 2012. pp 119-121.
  3. Philippe Viannay, Du bon usage de la France : Résistance, Journalisme, Glénans (ISBN 2859566899) pp. 49, 98

Distinctions[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]