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Rose Dieng-Kuntz

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Rose Dieng-Kuntz
Portrait de Rose Dieng-Kuntz.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 52 ans)
NiceVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Rose Sophie Fatima Dieng-KuntzVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Inria (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Rose Dieng-Kuntz, née le à Dakar et décédée le à Nice, est une scientifique sénégalaise spécialiste en intelligence artificielle.

En , elle est la première femme d’Afrique noire à intégrer l'École polytechnique en France.[réf. souhaitée]

Lycéenne à Dakar, Rose Dieng arrive en France après le bac pour étudier dans les classes préparatoires du lycée Fénelon à Paris[1]. Elle intègre ainsi l'École polytechnique en 1976[2],[3].

Parallèlement à sa spécialisation à l'École nationale supérieure des télécommunications (aujourd'hui Télécom Paris), elle fait un DEA en informatique, puis soutient une thèse de doctorat à l'université Paris-Sud en informatique sur la spécification du parallélisme dans les programmes informatiques[4].

Elle travaille de 1985 à 2008 à l'INRIA sur le partage de connaissances sur le web, notamment dans les débuts du web sémantique[5]. Elle y est la deuxième femme à piloter un programme de recherche[6],[7].

Elle meurt en juin 2008 des suites d'une longue maladie. Son décès est largement médiatisé en France et au Sénégal. Valérie Pécresse, alors ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, exprime sa tristesse dans un communiqué, précisant que « la France et la science viennent de perdre un esprit visionnaire et un talent immense[8]. »

Distinctions et hommages

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Elle reçoit le prix Irène-Joliot-Curie en 2005[5],[1] et elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur en 2006[6].

Son nom est donné à une rue dans le parc d'innovation de la Chantrerie, au nord-est de Nantes, et à une place sur le campus de Paris-Saclay en 2017[9]. En 2019, son nom est attribué à l'un des amphithéâtres des nouveaux locaux de Télécom Paris (où elle a poursuivi ses études après Polytechnique). Une annexe du lycée d'excellence Birago Diop au Golf Sud (Sénégal) porte son nom. Sur le campus de l'Université Paul Sabatier à Toulouse, le cours où se situe l'institut de recherche en informatique de Toulouse (IRIT) porte désormais son nom[10].

Le 7 juin 2023, le Conseil de Paris donne son nom à une voie nouvelle du 19e arrondissement de Paris : l'allée Rose-Dieng-Kuntz[11].

Écrits (sélection)

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  • Méthodes et outils pour la gestion des connaissances, Rose Dieng, Olivier Corby, Alain Giboin, et al., Paris, Dunod, coll. « Informatiques », 2000 (ISBN 2-10-004574-1)
  • (en) (dir., en collaboration avec Heinz Jürgen Müller), Computational conflicts : conflict modeling for distributed intelligent systems, 2000
  • (en) Designing cooperative systems : the use of theories and models, 2000
  • (en) (dir., en collaboration avec Nada Mata), Knowledge management and organizational memories, 2002
  • (en) (dir., en collaboration avec Parisa Ghodous et Geilson Loureiro), Leading the Web in concurrent engineering : next generation concurrent engineering
  • Actes de la Conférence TIA'07, 7e Conférence Terminologie et intelligence artificielle, 8-10 octobre 2007, Sophia Antipolis ; coordinatrices, Rose Dieng-Kuntz et Chantal Enguehard ; Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 2007 (ISBN 978-2-7061-1434-2)

Notes et références

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  1. a et b Pierre Le Hir, « Rose Dieng, un cerveau sans frontières », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  2. De la promotion X1975 ; cf. « Fiche de Rose Dieng », sur le site de l'association des anciens élèves et diplômés de l'École polytechnique (l'AX), Paris (consulté le ) ; y est notamment indiquée sa qualité d’« élève étranger », ce qui fait que, bien qu'entrée en 1976, elle rejoint la promotion 1975 car elle n’a pas d’obligation militaire à remplir pendant un an et que la promotion 1975 est de retour à l'École, pour commencer les cours après un an passé en corps de troupe.
  3. Ouvrir la « page d’accueil », sur le site de la bibliothèque de l'École polytechnique, Palaiseau (consulté le ), sélectionner l’onglet « Catalogues de la BCX –> Famille polytechnicienne », effectuer la recherche sur « Rose Dieng », résultat obtenu : « Dieng, Rose Sophie Fatima (X 1976) » ; comme indiqué dans la note précédente, bien qu'entrée en 1976, elle se joint à la promotion 1975 car elle a la qualité d’élève étranger ; depuis, l'AX (l'association des anciens élèves) la classe dans cette promotion.
  4. Anne Lefèvre-Balleydier et Rose Dieng-Kuntz, « Rose Dieng-Kuntz : savoir, mémoire et partage », sur interstices.info, (consulté le ).
  5. a et b Gérard Giraudon et Bernard Larrouturou, « Rose Dieng (75), la première Africaine », La Jaune et la Rouge, no 642,‎ (lire en ligne).
  6. a et b Dieyi Diouf, « Rose Dieng-Kuntz, informaticienne (1956-2008) », dans Femmes savantes, femmes de science, Éditions science et bien commun, (lire en ligne).
  7. « Rose Dieng-Kuntz, pionnière du web (X1975, 1956-2008) », sur polytechnique.fr (consulté le ).
  8. « Rose Dieng-Kuntz, éminente chercheuse de l'Inria, s'est éteinte », sur Le Monde informatique, (consulté le ).
  9. « Quatre nouvelles voies sur le Plateau », sur ville-palaiseau.fr (consulté le ).
  10. « Approbation de la dénomination des voies du campus et de la consultation pour celle de l'auditorium », sur univ-tlse3.fr (consulté le ).
  11. 2023 DU 73 Dénomination allée Rose Dieng-Kuntz (19e)

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Liens externes

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