Rose Dieng-Kuntz

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Rose Dieng-Kuntz, née en 1956 et morte le , est une scientifique sénégalaise spécialiste en intelligence artificielle. En , elle est la première femme africaine à intégrer l'École polytechnique.

Formation[modifier | modifier le code]

Lycéenne à Dakar, elle arrive en France après le bac pour étudier dans les classes préparatoires du lycée Fénelon à Paris[1]. Elle intègre ainsi l'École polytechnique en 1976[2],[3]. Parallèlement à sa spécialisation à l'École nationale supérieure des télécommunications, elle fait un DEA en informatique puis soutient une thèse de doctorat à l'université Paris-Sud en informatique sur la spécification du parallélisme dans les programmes informatiques[4]. Elle est engagée chez Digital Equipment,

Travaux[modifier | modifier le code]

Elle travaille de 1985 à 2008 à l'INRIA sur le partage de connaissances sur le web, notamment dans les débuts du Web sémantique[5]. Elle y est la première femme à piloter un programme de recherche[1].

Distinctions et hommages[modifier | modifier le code]

Elle reçoit le prix Irène-Joliot-Curie en 2005[5],[1] et elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur en 2006.

Son nom est donné à une rue dans le parc d'innovation de la Chantrerie, au nord-est de Nantes, et à une place sur le campus de Paris-Saclay en 2017[6]. Une annexe du lycée d'excellence Birago Diop au Golf Sud (Sénégal) porte son nom.

Écrits (sélection)[modifier | modifier le code]

  • (en) (dir., en collaboration avec Heinz Jürgen Müller), Computational conflicts : conflict modeling for distributed intelligent systems, 2000
  • (en) Designing cooperative systems : the use of theories and models, 2000
  • (en) (dir., en collaboration avec Nada Mata), Knowledge management and organizational memories, 2002
  • (en) (dir., en collaboration avec Parisa Ghodous et Geilson Loureiro), Leading the Web in concurrent engineering : next generation concurrent engineering

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Pierre Le Hir, « Rose Dieng, un cerveau sans frontières », (consulté le 10 mai 2017).
  2. De la promotion X1975, cf. « Fiche de Rose Dieng », sur le site de l'association des anciens élèves et diplômés de l'École polytechnique (l'AX), Paris (consulté le 18 juin 2015) ; y est notamment indiquée sa qualité d’« élève étranger », ce qui fait que, bien qu'entrée en 1976, elle rejoint la promotion 1975 car elle n’a pas d’obligation militaire à remplir pendant un an et que la promotion 1975 est de retour à l'École, pour commencer les cours après un an passé en corps de troupe.
  3. Ouvrir la « Page d’accueil », sur le site de la bibliothèque de l'École polytechnique, Palaiseau (consulté le 18 juin 2015), sélectionner l’onglet « Catalogues de la BCX –> Famille polytechnicienne », effectuer la recherche sur « Rose Dieng », résultat obtenu : « Dieng, Rose Sophie Fatima (X 1976) » ; comme indiqué dans la note précédente, bien qu'entrée en 1976, elle se joint à la promotion 1975 car elle a la qualité d’élève étranger ; depuis, l'AX (l'association des anciens élèves) la classe dans cette promotion.
  4. Anne Lefèvre-Balleydier et Rose Dieng-Kuntz, « Rose Dieng-Kuntz : savoir, mémoire et partage », sur interstices.info, (consulté le 14 juin 2016).
  5. a et b Gérard Giraudon et Bernard Larrouturou, « Rose Dieng (75), la première Africaine », La Jaune et la Rouge, no 642,‎ (lire en ligne).
  6. « Quatre nouvelles voies sur le Plateau », sur ville-palaiseau.fr (consulté le 10 mai 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]