Rose Dieng-Kuntz
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Rose Sophie Fatima Dieng-Kuntz |
| Nationalité | |
| Formation |
École polytechnique (à partir de ) Télécom Paris |
| Activités |
| A travaillé pour |
Inria (à partir de ) |
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| Distinctions |
Rose Dieng-Kuntz, née le à Dakar et morte le à Nice, est une informaticienne et chercheuse sénégalaise, spécialiste en intelligence artificielle.
En , elle est la première femme d’Afrique noire à intégrer l'École polytechnique en France[1].
Biographie
[modifier | modifier le code]Formation
[modifier | modifier le code]Lycéenne à Dakar, Rose Dieng décroche un bourse pour aller étudier les mathématiques à Paris[2]. Elle arrive en France après le baccalauréat pour étudier dans les classes préparatoires du lycée Fénelon à Paris[3]. Elle intègre ainsi l'École polytechnique en 1976[4],[5].
Parallèlement à sa spécialisation à l'École nationale supérieure des télécommunications (aujourd'hui Télécom Paris), elle fait un DEA en informatique, puis soutient une thèse de doctorat à l'université Paris-Sud en informatique sur la spécification du parallélisme dans les programmes informatiques[6].
Travaux
[modifier | modifier le code]Tout d'abord employée par Digital Equipment Corporation, elle participe aux premiers pas de l'intelligence artificielle[2]. De 1985 à 2008 à l'INRIA, elle travaille sur le partage de connaissances sur le web, notamment dans les débuts du web sémantique[7] et du web collaboratif. Ses recherches portent sur l'organisation du savoir et le repérage d'informations sur Internet, plus spécifiquement dans le contexte des données massives[2]. Elle y est la deuxième femme à piloter un programme de recherche de l'INRIA[1],[8].
Mort
[modifier | modifier le code]Elle meurt en des suites d'une longue maladie. Son décès est largement médiatisé en France et au Sénégal. Valérie Pécresse, alors ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, exprime sa tristesse dans un communiqué, précisant que « la France et la science viennent de perdre un esprit visionnaire et un talent immense[9]. »
Distinctions et hommages
[modifier | modifier le code]Elle reçoit le prix Irène-Joliot-Curie en 2005[7],[3] et elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur en 2006[1].
En 2013, son nom est donné à une rue dans le parc d'innovation de la Chantrerie au nord-est de Nantes, et à une place sur le campus de Paris-Saclay en 2017[10]. En 2019, son nom est attribué à l'un des amphithéâtres des nouveaux locaux de Télécom Paris (où elle a poursuivi ses études après Polytechnique). Une annexe du lycée d'excellence Birago Diop au Golf Sud (Sénégal) porte son nom. Sur le campus de l'université Paul Sabatier à Toulouse, le cours où se situe l'institut de recherche en informatique de Toulouse (IRIT) porte désormais son nom[11].
Le , le Conseil de Paris donne son nom à une voie nouvelle du 19e arrondissement de Paris : l'allée Rose-Dieng-Kuntz[12].
Le , son nom est attribué à l'un des amphithéâtres de l'école Polytech Nice-Sophia[13], composante de l'université Côte-d'Azur où elle a mené la majeure partie de sa carrière.
En 2026, son nom est choisi pour figurer avec 71 autres femmes scientifiques couvrant trois siècles d'histoire (1712 à 2025) sur le pourtour du premier étage de la tour Eiffel, au-dessus de l'endroit où, en 1889, n'avaient été gravés que des noms de scientifiques hommes[14].
Publications (sélection)
[modifier | modifier le code]- Olivier Corby, Rose Dieng, Fabien Gandon, Alain Giboin, Joanna Golebiowska, Nada Matta et Myriam Ribière, Méthodes et outils pour la gestion des connaissances, Paris, Dunod, coll. « Informatiques », (ISBN 2-10-004574-1)
- (en) Heinz Jürgen Müller et Rose Dieng, Computational conflicts : conflict modeling for distributed intelligent systems, , vii + 242 p. (ISBN 978-3-540-66799-5 et 978-3-642-56980-7, DOI 10.1007/978-3-642-56980-7)
- (en) Rose Dieng, Alain Giboin et Laurent Karsenty, Designing cooperative systems : the use of theories and models, Amsterdam, IOS Press, , 375 p. (ISBN 978-1-58603-042-1)
- (en) (dir., en collaboration avec Nada Mata), Knowledge management and organizational memories, 2002
- (en) (dir., en collaboration avec Parisa Ghodous et Geilson Loureiro), Leading the Web in concurrent engineering : next generation concurrent engineering
- Actes de la Conférence TIA'07, 7e Conférence Terminologie et intelligence artificielle, 8-, Sophia Antipolis ; coordinatrices, Rose Dieng-Kuntz et Chantal Enguehard ; Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 2007 (ISBN 978-2-7061-1434-2)
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (fr-CA) Dieyi Diouf, « Rose Dieng-Kuntz, informaticienne (1956-2008) », dans Femmes savantes, femmes de science, Éditions science et bien commun, (lire en ligne).
- Leïla Bessila, Romane Cologni et Lucie Cros, Audacieuses ! 10 femmes qui ont marqué les sciences, EDP sciences, (ISBN 978-2-7598-3735-9), « Rose Dieng-Kuntz »
- Pierre Le Hir, « Rose Dieng, un cerveau sans frontières », sur lemonde.fr, (consulté le ).
- ↑ De la promotion X1975 ; cf. « Fiche de Rose Dieng », sur le site de l'association des anciens élèves et diplômés de l'École polytechnique (l'AX), Paris (consulté le ) ; y est notamment indiquée sa qualité d’« élève étranger », ce qui fait que, bien qu'entrée en 1976, elle rejoint la promotion 1975 car elle n’a pas d’obligation militaire à remplir pendant un an et que la promotion 1975 est de retour à l'École, pour commencer les cours après un an passé en corps de troupe.
- ↑ Ouvrir la « page d’accueil », sur le site de la bibliothèque de l'École polytechnique, Palaiseau (consulté le ), sélectionner l’onglet « Catalogues de la BCX –> Famille polytechnicienne », effectuer la recherche sur « Rose Dieng », résultat obtenu : « Dieng, Rose Sophie Fatima (X 1976) » ; comme indiqué dans la note précédente, bien qu'entrée en 1976, elle se joint à la promotion 1975 car elle a la qualité d’élève étranger ; depuis, l'association des anciens élèves (AX) la classe dans cette promotion.
- ↑ Anne Lefèvre-Balleydier et Rose Dieng-Kuntz, « Rose Dieng-Kuntz : savoir, mémoire et partage », sur interstices.info, (consulté le ).
- Gérard Giraudon et Bernard Larrouturou, « Rose Dieng (75), la première Africaine », La Jaune et la Rouge, no 642, (lire en ligne).
- ↑ « Rose Dieng-Kuntz, pionnière du web (X1975, 1956-2008) », sur polytechnique.fr (consulté le ).
- ↑ « Rose Dieng-Kuntz, éminente chercheuse de l'Inria, s'est éteinte », sur Le Monde informatique, (consulté le ).
- ↑ « Quatre nouvelles voies sur le Plateau », sur ville-palaiseau.fr (consulté le ).
- ↑ « Approbation de la dénomination des voies du campus et de la consultation pour celle de l'auditorium », sur univ-tlse3.fr (consulté le ).
- ↑ 2023 DU 73 Dénomination allée Rose Dieng-Kuntz (19e)
- ↑ Francoise Dubois, « Amphithéâtre Rose Dieng-Kuntz - Polytech », Polytech, (lire en ligne [archive du ], consulté le ).
- ↑ « La tour Eiffel va honorer pour la postérité 72 femmes de science », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Ressources relatives à la recherche :
- Témoignages pour Rose Dieng, sur le site de l'INRIA
- Biographie de Rose Dieng-Kuntz, African Success
- Personnalité féminine sénégalaise
- Scientifique sénégalais du XXe siècle
- Femme scientifique du XXe siècle
- Élève de l'École polytechnique
- Informaticienne sénégalaise
- Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 2006
- Élève de Télécom Paris
- Lauréate du prix Irène-Joliot-Curie
- Pionnière en science
- Personnalité liée à l'intelligence artificielle
- Directeur de recherche INRIA
- Naissance en mars 1956
- Naissance à Dakar
- Naissance en Afrique-Occidentale française
- Décès à Nice
- Décès en juin 2008
- Décès à 52 ans
- Auteur publié par les éditions Dunod