Rosa Montero

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Rosa Montero
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Rosa Montero, Feria del Libro de Madrid 2007.

Naissance (64 ans)
Madrid Drapeau de l'Espagne Espagne
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Espagnol
Genres

Œuvres principales

  • La Folle du logis
  • La Fille du cannibale
  • Instructions pour sauver le monde

Rosa Montero née le à Madrid (Espagne), est une romancière et journaliste espagnole.

Biographie[modifier | modifier le code]

Rosa Montero a une formation de psychologie et de journalisme[1]. Elle travaille pour le quotidien espagnol El País depuis 1976[1]. En 2011 paraît El amor de mi vida, recueil d'articles publiés entre 1998 et 2010 dans ce journal.

Elle publie son premier roman en 1979, Crónica del desamor.

Très populaire, elle a beaucoup de succès dans les pays hispanophones et notamment en Espagne, avec ses ouvrages comme La Folle du logis [La loca de la casa] ou La Fille du cannibale [ La hija del caníbal ], best-seller dans son pays[2], et qui a été couronné du Prix Primavera en 1997[1], et figure parmi la liste « Les cent meilleurs romans en espagnol du XXe siècle » établie en 2001 par le journal El Mundo.

Ses œuvres traduites en français[modifier | modifier le code]

En 2015, huit de ses ouvrages ont été traduits en français[1], aux éditions Métailié. Le premier est publié en 2002 Le Territoire des Barbares [ El Corazon Del Tartaro ]. En 2004 La Folle du logis[3],[4] [La loca de la casa], qui, selon le magazine L'Express, est un « plaidoyer passionné pour l'écriture, la lecture et le rêve comme ultimes remparts contre la folie. »[5] En 2006 La Fille du Cannibale [ La hija del caníbal ], une « alternance des voix pour une alternance des rôles entre trois personnages qui racontent le passage de la jeunesse à la maturité, avec ce cap de la quarantaine où les réponses semblent enfin l'emporter sur les questions »[5] pour L'Express. En 2008, Le Roi transparent [Historia del Rey Transparente ].

En 2010, Instructions pour sauver le monde [ Instrucciones para salvar el mundo ], dont la critique du journal Le Monde mentionne : « Au fil de son récit, l'auteur montre la frustration des humains, leurs souffrances physiques, leurs deuils, leurs échecs ; mais aussi leur désir de nuire, leur appétit de vengeance, la tendance à avilir tout ce qui peut l'être. Elle évoque la noirceur de l'univers, les grandes vagues de haine qui nous submergent, la répression instinctive de toute pulsion qui pourrait nous conduire vers un dieu bon. »[6] L'année suivante paraît Belle et sombre[7] [ Bella y oscura ].

Le dernier publié, en 2015, L'Idée ridicule de ne plus jamais te voir[8] [La ridícula idea de no volver a verte ], selon la critique du journal Le Monde, « introduit une rupture : pour la première fois, l’écrivaine espagnole a fait de sa douleur la plus intime, la perte de son compagnon, Pablo, en 2009, la matière d’un livre étrange et captivant, au genre inclassable, entre l’essai, le récit et la biographie – celle de Marie Curie (1867-1934) »[9].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • Crónica del desamor (Debate, 1979)
  • La función Delta (Debate, 1981)
  • Te trataré como a una reina (Seix Barral, 1983)
  • Amado amo (Debate, 1988)
  • Temblor (Seix Barral, 1990)
  • Bella y oscura (Seix Barral, 1993)
traduction : Belle et sombre, 2011
  • La hija del caníbal (Espasa, 1997)
traduction : La Fille du Cannibale[5], 2006
  • Amantes y enemigos (Alfaguara, 1998)
  • El corazón del tártaro (Espasa, 2001)
traduction : Le Territoire des Barbares, 2002
traduction : La Folle du logis[3], 2004
traduction : Le Roi transparent, 2008
traduction : Instructions pour sauver le monde[6], 2010
  • Lágrimas en la lluvia (Seix Barral, 2011)
traduction : Des larmes sous la pluie, 2013
  • La ridícula idea de no volver a verte (Seix Barral, 2013)
traduction : L'Idée ridicule de ne plus jamais te voir[9],[8], 2015

Romans pour la jeunesse[modifier | modifier le code]

  • El nido de los sueños (Siruela, 1991, 2004)

Contes pour les enfants[modifier | modifier le code]

Récits[modifier | modifier le code]

  • Doce relatos de mujer (con once autores) (Alianza, 1982)
  • El puñal en la garganta (Alfaguara, 1994) (en el vol. colectivo "Relatos urbanos")
  • Amantes y enemigos. Cuentos de parejas (Alfaguara, 1998)
  • Las madres no lloran en Disneylandia (Relato, 1999)
  • Cuentos del mar (con ocho autores) (Ediciones B, 2001)

Essais[modifier | modifier le code]

  • España para ti para siempre (AQ Ediciones, 1976)
  • Cinco años de país (Debate, 1982)
  • La vida desnuda (Aguilar, 1994)
  • Historias de mujeres (Alfaguara, 1995)
  • Entrevistas (Aguilar, 1996)
  • Pasiones (Aguilar, 1999)
  • Estampas bostonianas y otros viajes (Península, 2002)
  • Lo mejor de Rosa Montero (Espejo de tinta, 2005)
  • El amor de mi vida (Alfaguara, 2011) — recueil d'articles publiés entre 1998 et 2010 dans le journal El País

Traductions en français[modifier | modifier le code]

  • Rosa Montero (trad. André Gabastou), Le Territoire des Barbares [« El Corazon Del Tartaro »], Paris, Éditions Métailié, coll. « Suite hispanique »,‎ 2002, 222 p. (ISBN 978-2864245117)
  • Rosa Montero (trad. Bertille Hausberg), La Folle du logis[3] [« La loca de la casa »], Paris, Éditions Métailié, coll. « Bibliothèque hispanique »,‎ 2004, 200 p. (ISBN 978-2864245070)
  • Rosa Montero (trad. André Gabastou), La Fille du Cannibale[5] [« La hija del caníbal »], Paris, Éditions Métailié, coll. « Bibliothèque hispanique »,‎ 2006, 407 p. (ISBN 978-2864245636)
  • Rosa Montero (trad. Myriam Chirousse), Le Roi transparent [« Historia del Rey Transparente »], Paris, Éditions Métailié,‎ 2008, 471 p. (ISBN 978-2864246343)
  • Rosa Montero (trad. Myriam Chirousse), Instructions pour sauver le monde[6] [« Instrucciones para salvar el mundo »], Paris, Éditions Métailié,‎ 2010, 269 p. (ISBN 978-2864247142)
  • Rosa Montero (trad. Myriam Chirousse), Belle et sombre [« Bella y oscura »], Paris, Éditions Métailié,‎ 2011, 192 p. (ISBN 978-2864247715)
  • Rosa Montero (trad. Myriam Chirousse), Des larmes sous la pluie [« Lágrimas en la lluvia »], Paris, Éditions Métailié,‎ 2013, 416 p. (ISBN 978-2-86424-894-1)
  • Rosa Montero (trad. Myriam Chirousse), L'Idée ridicule de ne plus jamais te voir[9],[8] [« La ridícula idea de no volver a verte »], Paris, Éditions Métailié,‎ 2015, 180 p. (ISBN 979-10-226-0164-1)
Participation

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

  • Prix de journalisme 1993[2]
  • Prix Primavera 1997 pour[2] La hija del caníbal (La Fille du cannibale)
  • Palmarès de la liste « Les cent meilleurs romans en espagnol du XXe siècle » (établie en 2001 par le journal El Mundo) pour La hija del caníbal (La Fille du cannibale)
  • Premier Prix littérature et journalisme Gabriel García Márquez 1999[2]
  • Prix “Qué leer” 2004[2]
  • Prix Grinzane Cavour 2005[2]
  • Prix Saint-Emilion Pomerol Fronsac 2006[12] pour La Folle du logis
  • Prix Mandarache des jeunes lecteurs 2007[2]
  • Prix de la traduction Pierre-François Caillé 2008[12] pour Le Roi transparent
  • Prix des lecteurs, Salon des Littératures Européennes de Cognac 2011[12] pour Instructions pour sauver le monde
  • Prix Tess d’or du meilleur roman fantastique par Tess Magazine 2013[12] pour Des larmes sous la pluie

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Biographie et bibliographie, sur le site de son éditeur français, Métailié.
  2. a, b, c, d, e, f et g (es) Biographie et bibliographie, site escritores.org.
  3. a, b et c Critique de la traduction française La Folle du logis, article journal Libération, du 9 septembre 2004.
  4. Article La Folle du logis, site peripheries.net, du 11 novembre 2004.
  5. a, b, c et d Critique La Fille du cannibale, journal L'Express, du 1er mars 2006.
  6. a, b et c « Instructions pour sauver le monde, de Rosa Montero : l'effrayante de noirceur de Rosa Montero », critique du journal Le Monde, du 28 janvier 2010.
  7. Article ouvrage Belle et sombre, site peripheries.net, de juillet 2011.
  8. a, b et c « Critique. L’apaisement, de la théorie à la recherche appliquée », critique du journal Le Monde, du 25 février 2015.
  9. a, b et c « Histoire d’un livre. Marie Curie, entre moi et ma douleur », article du journal Le Monde, du 25 février 2015.
  10. Article journal Libération sur le recueil de nouvelles, du 9 décembre 2004
  11. L'ouvrage collectif, sur le site de son éditeur.
  12. a, b, c et d Biographie et prix, site de son éditeur français, Métailié.

Lien externe[modifier | modifier le code]