Roraima

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Roraima
Héraldique
Héraldique
Drapeau
Drapeau
Carte de l'État du Roraima (en rouge) à l'intérieur du Brésil
Carte de l'État du Roraima (en rouge) à l'intérieur du Brésil
Administration
Pays Drapeau du Brésil Brésil
Capitale Boa Vista
Plus grande ville Boa Vista
Région Nord
Gouverneur Suely Campos (PP)
IDH 0,818 — élevé (2000)
Fuseau horaire UTC-4
ISO 3166-2 BR-RR
Démographie
Population 381 896 hab. (2005)
Densité 1,7 hab./km2
Rang classé 26e
Géographie
Superficie 224 299 km2
Rang classé 14e

Le Roraima est un État brésilien situé dans la Région Nord.

Géographie[modifier | modifier le code]

C'est la plus septentrionale des unités de la Fédération et a comme limite le Venezuela (au Nord et au Nord-Ouest), le Guyana (à l'Est), l'État du Pará (au Sud-Est) et l'État de l'Amazonas (au Sud et à l’Ouest). Il occupe une surface de 225 116 km2. Il abrite le point le plus septentrional du Brésil : le mont Caburaí et une bonne partie de son territoire se trouve dans l'hémisphère nord. Sa capitale est Boa Vista. Ses agglomérations les plus peuplées sont Boa Vista, Alto Alegre, Caracaraí et Rorainopolis.

Le profil en est très varié. Aux frontières avec le Venezuela et la Guyana, nous avons les Serras de Parima et de Paracaina où se trouve le mont Roraima avec 2 810 m d’altitude[1].

Les principales rivières de Roraima sont les rivières rio Branco, rio Uraricoera, rio Catrimani, rio Alalaú et rio Tacutú.

Son climat est équatorial et tropical (au Nord, au Sud et à l'Ouest), et tropical à l'Est.

Roraima contient une partie de la réserve indigène des Ianomânis.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'hydrographie de l'État du Roraima fait partie du bassin de l'Amazone et comprend essentiellement le sous-bassin du rio Branco (345 530 km2). Cette rivière est un des affluents du rio Negro.

Principaux affluents du rio Branco :

En plus de ces rivières nous avons (avec la surface de leur bassin)

Histoire[modifier | modifier le code]

Après l'arrivée des Européens, les terres sont disputées par des Brésiliens d’origine portugaise, des Hollandais, des Espagnols et des Britanniques mais ce nouveau peuplement s'implante en nombre seulement au XVIIIe siècle, après l'élimination d'un grand nombre d'indigènes.

La création de la freguesia de Notre-Dame du Carme en 1858, transformée en municipalité de Boa Vista en 1890 consolide l'organisation locale. La dispute pour les terres avec le Royaume-Uni, à la frontière de la Guyana ne se termine qu’en 1904 avec l'arbitrage du souverain italien Victor-Emmanuel II qui retire une partie du territoire du Pariri, incorporé à la Guyane britannique. En 1943, avec la division de l'État d'Amazonas, est créé le Territoire fédéral de Rio Branco, qui est appelé Roraima en 1962. Son occupation effective n’a lieu qu’avec la découverte d'or et de diamant. En 1988, Roraima est transformé en État.

En 2004, un important conflit surgit à propos de la démarcation de la réserve indigène Raposa/Serra do Sol qui occupe 1,7 million d’hectares et abrite quinze mille Indiens de cinq ethnies. Le gouvernement fédéral, en accord avec la plupart des Indiens, a décidé qu'elle serait continue c'est-à-dire que la ville de Uiramutã, des fermes de culture de riz et la région de frontière avec la Guyana et le Venezuela en feraient partie. Le gouvernement de l'État du Roraima et les fermiers désirent que l'homologation soit discontinue, c'est-à-dire que ces territoires soient des enclaves blanches dans la réserve. Finalement, le point de vue fédéral l’emporte.

L’actuelle crise économique, sociale et politique au Venezuela voisin pousse plusieurs dizaines de milliers de ses citoyens à aller chercher de meilleures conditions de vie au Brésil, notamment dans le Roraima et plus particulièrement à Boa Vista qui est la grande ville brésilienne la plus proche de la frontière entre le Brésil et le Venezuela, amenant en octobre 2016 le gouvernement du Roraima à réclamer l’aide de la fédération brésilienne[2]. Parmi cet afflux de population, les amérindiens de l’ethnie Warao — venus, près d’un millier de kilomètres au nord de Boa Vista, du delta de l'Orénoque en canot, puis en autocar, auto-stop ou taxi — sont l’objet de mesures d'expulsion du Brésil, revenant cependant à Boa Vista[3].


Gouverneurs[modifier | modifier le code]

Liste des gouverneurs successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1988 1991 Romero Jucá PSDB  
1991 1995 Ottomar Pinto PTB  
1995 2002 Neudo Ribeiro Campos PPB  
2002 2004 Francisco Flamarion Portela PSL  
2004 2007 Ottomar Pinto PTB  
2007 2014 José de Anchieta Júnior PSDB  
2014 2014 Francisco de Assis Rodrigues DEM  
2015 en cours Suely Campos PP  

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie est basée sur l'agriculture, l'élevage et l'extraction du (bois, de l'or, de diamants et de la cassitérite). On y cultive surtout, sans techniques modernes, le riz, les haricots, le maïs et la banane. L'agriculture et l'élevage occupent moins de 15 % de la surface. Une bonne partie des terres est inaccessible et 70 % de l'État est occupé par la forêt amazonienne.

Les communes du Roraima[modifier | modifier le code]

  • Les données de population sont tirées de [1]. Les autres données de:[2] et de [3]
  • Les municipalités et pays limitrophes sont cités dans l'ordre Nord, Est,Sud et Ouest.
Municipalité Pop. Surf.
km²
Alt.
m
T, °C
Moyenne
Limites Activités
Boa Vista 242179 5687 85 28 Amajarí, Pacaraima, Normandia, Bonfim, Cantá, Mucajaí et Alto Alegre Commerce et élevage
Rorainópolis 24615 33745 98 26 Caracarai, São Luiz, São João da Baliza et l'État d'Amazonas Agriculture et élevage
Alto Alegre 22102 26 110 72 27,5 Amajari, Boa Vista, Mucajai, Iracema, et l'État d'Amazonas Agriculture et élevage
Caracaraí 17746 47624 52 32 Iracema, Cantá, Bonfim, Guiana, caroebe, São João da Baliza, São luiz, Rorainopolis et l'État d'Amazonas Agriculture, pèche et commerce.
Bonfim 12626 8131 92 27,5 Normandia, Guiana, Caracarai, Cantá et Boa Vista Agriculture et élevage
Amajari 6087 28598 100 26 La Venezuela, Pacaraima, Boa Vista et Alto Alegre Élevage, fromage et Beurre
Mucajaí 11649 11981 70 27 Alto Alegre, Boa Vista, Cantá et Iracema Agriculture, élevage et extraction minière
Cantá 10482 7691 100 27,5 Boa Vista, Bonfim, Caracarai, Iracema, et Mucajai Agriculture et élevage (Capitale de l'ananas)
Pacaraima 8215 8064 920 22 Venezuela, Uiramutã, Normandia, Boa Vista et Amajari Agriculture, élevage et commerce de frontière
São Luiz 6490 1534 52 30 Caracaraí, São João da Baliza et Rorainópolis Agriculture et élevage
Uiramutã 6430 8091 - 26 La Guiana, Normandia, Pacaraima et le Venezuela Agriculture
Iracema 6060 14404 80 27 Alto Alegre, Mucarai, Cantá, Caracarai et Barcelos (AM) Agriculture élevage
Caroebe 5869 12098 135 27 Caracarai, Guiana, l'État du Pará, l'État de l'Amazonas et São João da Baliza Agriculture, élevage et énergie électrique
São João da Baliza 5432 4325 255 27 Caracarai, Caroebe, Urucare (Amazonas), Roraimopolis et São Luiz Agriculture et commerce.
Normandia 5335 7008 100 26 Uiramutã, Guiana, Bonfim, Boa vista et Pacaraima Tourisme, agriculture et élevage

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Monte Roraima, Venezuela », Peakbagger (consulté le 12 avril 2012)
  2. Jean-Jacques Kourliandsky, « Amérique latine : regain de flux migratoires, États au pied du mur. », sur le site de l’Institut de relations internationales et stratégiques, 24 octobre 2016 (consulté le 20 avril 2017).
  3. Miguel Joubel, « Crise au Vénézuéla. Les migrants waraos sont expulsés du Brésil. », sur le site du magazine Une saison en Guyane, 9 août 2016 (consulté le 20 avril 2017).

Lien externe[modifier | modifier le code]

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