Roquestéron

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Roquestéron
Vue sur le village.
Vue sur le village.
Blason de Roquestéron
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Canton Vence
Intercommunalité Communauté de communes des Alpes d'Azur
Maire
Mandat
Danielle Chabaud
2014-2020
Code postal 06910
Code commune 06106
Démographie
Gentilé Roquérois
Population
municipale
567 hab. (2013 en augmentation de 5,19 % par rapport à 2008)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 52′ 29″ nord, 7° 00′ 19″ est
Altitude Min. 270 m
Max. 1 040 m
Superficie 6,47 km2
Localisation

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Liens
Site web http://roquesteron.fr/
Rue du village (Voie Romaine) avec escaliers muletiers, adaptés à la pente douce et au passage d'animaux domestiques.

Roquestéron est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Roquerois[1], et anciennement, selon Baptistin Giauffret, les Rouqueirols.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Cette commune qui appartient à une localité divisée en deux communes — sur la rive gauche de l’Estéron, le gros bourg de Roquestéron, et sur la rive droite, juste en face, la Roque-en-Provence, anciennement Roquesteron-Grasse (79 habitants) — est bordé sur sa façade Sud par la rivière vert pâle.

L'Estéron est une rivière de baignade en période estivale, lieu touristique très convoité pour ses cascades, ses clues, la pêche ou le canyoning.

Son environnement naturel permet également la pratique de la randonnée, du VTT, de l'équitation.

Communes limitrophes de Roquestéron
Cuébris
Sigale Roquestéron Pierrefeu
La Roque-en-Provence Conségudes

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 647 hectares ; l'altitude varie entre 270 et 1 040 mètres[2].

Le village est bâti en adret au bas du Mont Long.

La géomorphologie générale est celle des Préalpes de Grasse. La présence d’affleurements de strates et quelques rares sites fossilifères (belemnites, polypes, mollusques) témoignent du plancher océanique de la Téthys mésozoïque.  Par rapport au faciès du Sud de l’Estéron jusqu’au massif du Cheiron[Note 1] (lui-même plus ancien) majoritairement crétacé, le territoire de Roquestéron présente[3],[4] essentiellement des séries sédimentaires cénozoïques recouvrant le substrat crétacé visible au sommet du Mont Long (et jusqu'à un affleurement oxfordien). Ces sédiments (tous calcaires des Préalpes de Grasse : éboulis, marnes, divers calcaires dont quelques nummulitiques) sont issus de l’érosion des reliefs environnants, surtout éocène et jusqu'au Pliocène, les blocs s’accumulant en fond de vallée.

À l’ouest de la commune, après Sigale, le relief est plus tourmenté, avec la présence des fameuses clues. Loin au nord-est, l'horizon de Cuébris (où fut dégagé un fossile de crocodilien éocène) dévoile une rive lacustre ou une crique lagunaire de l’Éocène inférieur[Note 2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est profondément marqué, dans son nom et son histoire, par la rivière Estéron, affluent du Var. Sa pente est de 6 % jusqu'au village, puis décroît à 5 % après le goulet du Peïroulet formé par les extrémités des monts de la Chabrière et Auvière. À cet endroit, un modeste affluent au nom traditionnel de Riou rejoint la rivière en rive gauche.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est très chaud en période estivale et le taux d’enneigement est faible en hiver en raison de la faible altitude du village.[réf. nécessaire]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le territoire communal, dont le village (sous le nom d'avenue Georges Salvago), est traversé par la Route départementale D17, ancien Chemin vicinal de grande communication n°17. D'une longueur de 38 km, elle relie la Roquette sur Var à la D2211A au Pont des Miolans, via Gilette. La portion sur cette dernière commune, gérée par la Métropole Nice Côte d'azur, est reclassée depuis 2012 route métropolitaine (M17)[5]. Venant de Bouyon et Conségudes (arrondissement de Grasse), la D1 franchit le Pont de France et relie la Roque-en-Provence à Roquestéron, se joignant à la D17 au pont du Riou à l'entrée du village. À sa sortie (direction Sigale), la modeste D317, dite route de Cuébris, rejoint celui-ci.

Une ligne de car régulière dessert la ville de Nice.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Roquestéron est un village avec son café et sa place aux boulistes ombragée de platanes, et possède une placette fleurie.

À 5 kilomètres se situe un hameau, le Ranc, sur la D7.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 387, alors qu'il était de 340 en 1999[a 1].

Parmi ces logements, 61,5 % étaient des résidences principales, 31,5 % des résidences secondaires et 7,0 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 75,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 22,0 % des appartements[a 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 68,1 %, en hausse sensible par rapport à 1999 (62,1 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 2,5 % contre 5,6 %([a 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Jusqu'à correction en 2013, le nom de la commune, tel qu'indiqué par le Code officiel géographique était Roquesteron.

En 1985 a été aboli le nom donné lors du rattachement à la France : Roquesteron-Puget. Auparavant, le village (et surtout la « Vieille Ville » originelle, l'actuelle Roque-en-Provence) avait reçu comme toponymes Roccasterone, la Rocca, la Roccha de Sterono, Roca-Staroni[6], Rocca Steronis.

L'étymologie du nom, le roc/rocher fortifié de/sur l'Estéron, est à rapprocher de celle de cette rivière.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur le Pont de France, borne-frontière (reconstitution) coté Roquestéron, présentant les armes de la Maison de Savoie.

Le village actuel de Roquestéron, anciennement dénommé Roccasterone puis Roquesteron-Puget, sur la rive gauche de l'Estéron, n'a d'existence administrative que depuis le Traité de Turin de 1760 ; auparavant, son histoire est celle d'un faubourg de la Rocca fondée rive droite, créé à partir du XVe siècle.

Il y a 2000 ans déjà, la tribu ligure « les Velauni » occupait le terroir. Puis vinrent les Romains comme en témoignent un épigraphe et un cippe[Note 3], ce dernier bordant probablement la route carrossable (dite Voie romaine) qui reliait Vence à Castellane.

Après les siècles obscurs des invasions, le premier seigneur connu de Roquestéron, Raymond Rostaing donna en 1025 et 1046 des terres et des biens à l’abbaye de Lérins qui fonda un prieuré. Sa famille y érige un castrum de la Rocha[7] au XIIe siècle, sans doute un poste de guet et une église fortifiée, l'actuelle église Sainte Pétronille. Un autre castrum aurait été érigé dans le hameau de Gerbières (castrum Garberii[7]). Vers 1300, Raymond Féraud, illustre prieur, noble et lettré, y écrivit (au modeste monastère Saint Jean de Moustiers à la Haute Olive[7]) une partie de La Vida de Sant Honorat.

Jusqu’en 1388, Roquestéron resta provençale. De 1388 à 1760, excepté quelques parenthèses françaises, elle fait partie du duché de Savoie, puis du royaume de Piémont-Sardaigne. Le village fortifié voisin de Cuébris demeure provençal, intégré au Royaume de France en 1481. Ainsi, durant presque un demi-millénaire, la Rocca est une terre frontalière.

Au cours des siècles, le village accroché au flanc du rocher qui domine l’Estéron sur la rive droite, descendit vers la rivière, la franchit (vraisemblablement à partir du XVe siècle), et peu à peu, le faubourg rive gauche cultivé se couvre de bâtisses, au voisinage des territoires de Cuébris et du prieuré/lieu-dit Saint Jean d'Aurèle de l'ancien village de la Caïnée. À la fin du XVIIe siècle, essor démographique et calme politique aidant, celui-ci accueille une majorité de feux, de riches familles bourgeoises (Saint-Jean qui donnent au lieu le nom de Borgho Sangian, Alziari propriétaires du Champon) y font construire des maisons dont les linteaux datés subsistent. En 1739, 333 habitants habitent en rive gauche, 87 dans la « Vieille Ville » rive droite. Sur l'emplacement d'une chapelle de pénitents, une église Saint Arige est construite à partir de 1735[8].

1760 est une date essentielle : le Traité de Turin (article 9 et 11), fixant l’Estéron comme frontière entre les États sardes et la France, coupa le village en deux, donnant la rive droite à la France. Le pont enjambant la rivière devint pont international avec une borne frontière de bois en son milieu : il est baptisé plus tard « pont de France ». Avant le Traité, l'ouvrage n'est pas mentionné sur les cartes, « le pont en bois est emporté par les crues de la rivière, ce qui arrive souvent »[8]. Les lithographies aux alentours de 1860 illustrent un pont à deux arches en bois et une pile de pierre, construit dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il est reconstruit solidement de 1873 (date sur la culée Sud[9]) à 1876, et sera partiellement dynamité par le groupement F.T.P du commandant Masselot le 15 août 1944[10]. La rive gauche, restée sarde avec le nom de Roccasterone devient française en 1793, après la victoire des troupes de la Révolution. Les deux communautés demandent sans succès leur réunion. En 1814 à la chute de l’Empire et du Traité de Paris, elle redevient sarde et chef-lieu de mandement jusqu’en 1860 , date de son rattachement définitif à la France (Roccasterone prenant le nom de Roquesteron-Puget).

Toutefois, les deux communautés, créées de part et d’autre de la rivière, restent séparées administrativement et ce jusqu’à nos jours.

Une route carrossable joint le Pont Charles-Albert à Roquestéron en 1871, et il faudra attendre 1900 pour relier Roquestéron-Grasse à Conségudes.

Roquestéron-Puget de 1860 jusqu’après 1945 suit l'évolution commune des nombreux villages de l'arrière-pays niçois : modernisations, pauvreté et exode rural, désenclavement et apparition du tourisme. Il retrouve le « poids » d'un chef-lieu de canton par l'installation d'administrations et la venu de R.O.N.A. en 1963.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1861 1865 Célestin Alziary    
1865 1868 Pie Garrel    
1868 1879 Célestin Alziary    
. 1885 Jules Dalmassy    
1885 1892 Cyrille Passeron    
1892 1919 François Alziary RG  
1919 1922 (démission) Pierre Passeron RG Médecin
1922 1925 François Guérin PR Médecin
1925 1929 César Combe   Agriculteur
1929 1945 Gustave Lions PRS Fonctionnaire puis retraité
1945 1947 (décès) Robert Victor Lions PCF Médecin
1947 1959 Gaston Alziary    
. 1962      
1962 1971 Francis Noirel    
1971 1989 Elie Frédy    
1989 [11] (décès) André Roumagnac[12]   Retraité / Vice-président de la Communauté de communes
de la Vallée de l'Estéron
en cours Danielle Chabaud DVD Retraitée

Depuis le 1er janvier 2014, Roquestéron fait partie de la communauté de communes des Alpes d'Azur. Elle était auparavant membre de la communauté de communes de la vallée de l'Estéron, jusqu'à la disparition de celle-ci lors de la mise en place du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale.

Depuis le Rattachement et jusqu'en 2015, Roquestéron était le chef-lieu du canton de Roquestéron (arrondissement de Puget-Théniers jusqu'en 1926).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14].

En 2013, la commune comptait 567 habitants[Note 4], en augmentation de 5,19 % par rapport à 2008 (Alpes-Maritimes : +0,39 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
347 344 413 522 450 516 467 440 433
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
477 505 458 450 430 431 346 404 410
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
317 284 281 326 263 221 221 422 404
1982 1990 1999 2004 2009 2013 - - -
428 509 478 506 558 567 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Station climatique d'été. Fête patronale : 2e ou 3e dimanche de mai et à la mi-août. Foire le 20 avril[réf. nécessaire] et le 8 décembre[réf. nécessaire]. Marché : dimanche du 1er mai au 31 octobre. Village des bêtes heureuses en 1960[réf. nécessaire]. Fête du haut pays.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 798 €, ce qui plaçait Roquestéron au 26 800e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[17].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 339 personnes, parmi lesquelles on comptait 65,5 % d'actifs dont 55,5 % ayant un emploi et 10,0 % de chômeurs[a 4].

On comptait 115 emplois dans la zone d'emploi, contre 114 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 192, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 5] est de 59,8 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu plus d'un emploi pour deux habitants actifs[a 5].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Roquestéron comptait 51 établissements : 1 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 5 dans l'industrie, 14 dans la construction, 24 dans le commerce-transports-services divers et 7 étaient relatifs au secteur administratif[a 6].

En 2011, 10 entreprises ont été créées à Roquestéron[a 7], dont 8 par des autoentrepreneurs[a 8].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église.

En rive gauche, une promenade dans le village permet de découvrir de belles ruelles bordées de maisons présentant de beaux encadrements de portes, dont certains datés de la fin du XVIIe et du XVIIIe siècle. Dans la voie romaine, un cippe du IIe siècle est remployé dans un mur de maison. L'ancienne mairie, rue du Docteur-Passeron, était à l'origine la résidence de la famille Alziary de Malaussène, dont un des membres fut maire de Nice de 1886 à 1896. L'église Saint-Érige, construite à partir de 1735, à nef unique couverte d'une voûte en berceau, renferme quelques toiles intéressantes. Des locaux qui abritèrent jadis des activités artisanales ont été restaurés par la Société du four à pain et du pressoir (association loi de 1901 dont le but est la sauvegarde du patrimoine local) : le four à pain, le pressoir, l'ancienne boucherie, la forge, le moulin à huile, la cordonnerie sont visitables sur rendez-vous.

  • Église Saint-Erige du XVIIIe siècle, construite à partir de 1735 comme l'indique le millésime gravé dans la partie droite de la façade de l'église, abritant quelques peintures et objets intéressants. Son nom est repris de l'ancienne église paroissiale, actuelle Sainte Pétronille[8]. L'église est à nef unique voûtée en plein cintre avec une façade classique et un clocher. Elle est inscrite monument historique en 2014[18].
  • 10 oratoires anciens
  • Fontaine (1907)
  • Fontaine-lavoir (1779)
  • Chapelle de l'Annonciation
  • Rue du village menant à l'église.
    Immeuble de la famille Alziary comte de Malaussène, dont l'un des descendants fut maire de Nice (1886-1896).
  • Linteaux de portes XVIIe siècle
  • Four et pressoir communaux, forge, moulin à huile, échoppes de boucher et cordonnier anciens (musées privés).
  • Objets et outils insolites utilisés autrefois, anciennes mesures, monnaies, sceau ; documentation très importante sur l'histoire du village et de la vallée ; circuit des oratoires et des sites historiques.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Des sentiers donnent accès aux clues impressionnantes d'Aiglun et du Riolan, et passent à côté de chapelles champêtres cachées par la végétation. Les randonneurs peuvent suivre le GR 510 qui relie Saint-Cézaire à Sospel, jusqu’au sommet du Cheiron (1 777 m) qui offre un panorama sur la Côte d'Azur et les Alpes.

L'Estéron qui traverse le village de Roquestéron est une rivière de couleur émeraude qui attire les touristes, entre autres pour le canyoning, la baignade et la pêche. De nombreux sentiers permettent l'usage de l'équitation, la randonnée, ou le VTT.

Le village se développe économiquement grâce à sa position géographique, à une heure de route de Nice et de Grasse. Il fait aussi partie du Parc naturel régional des Préalpes d'Azur.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Roquestéron Blason D’azur à la champagne de sinople soutenant deux tours d’or sur un mont issant du même, au pal ondé d’argent brochant sur le tout.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Les armoiries de Roquestéron datent seulement de 1961. Celles choisies ont été composées par Charles-Alexandre Fighiéra et Gustave-Adolphe Mossa. Elles représentent la commune de Roquestéron-Grasse et celle de Roquestéron, symbolisées par deux tours, séparées par la rivière Estéron. L’inscription latine « ANGULUS RIDET » qui veut sans doute rappeler l’occupation romaine de ce terroir, signifie « Un coin qui réjouit », c’est-à-dire un endroit agréable. La locution empruntée à Horace (mihi præter omnes angulus ridet[19]) est visible aussi, entre-autres, sur le cadran solaire de l'église saint Véran d'Ascros.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Bernard, L'annuaire Touristique et Culturel des Alpes-Maritimes et de Monaco, p. 208-209, Éditions Campanile, 1997 (ISBN 2912366-003)
  • Une étude générale du bâti du village a été réalisée par des stagiaires du « Centre européen de formation PARTIR (Patrimoine Architectural Rural, Techniques d'Identification et de Restauration) »[20] dans le cadre de ses sessions de formations d'application organisées par l'antenne du Centre pour la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
  • Baptistin Giauffret, Roquestéron, entre France et Savoie, Éditions Serre, 1984 (ISBN 978-2864100591)
  • Simone Cateland-Masséna, Roquestéron, son église Saint-Arige, sa chapelle rurale, ses oratoires, Éditions Serre, coll. l'Ancre solaire, 2010 (ISBN 978-2864105398)
  • Michel Orcel (avec la collaboration de Marc Tanzi), Le Val de Sigale. pays d'Esteron et de Chanan à travers six siècles d'histoire, ARCADES AMBO éd., Nice, 2015, http://www.arcadesambo.com/ .

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le Massif du Cheiron, jurassique, se plisse dès le Crétacé et isole l'Estéron en milieu lagunaire.
  2. dont le territoire de Roquestéron aurait pu être un bas-fond protégé par l'anse du Cheiron il y a de 50 à 40 millions d'années.
  3. Très altérée, elle ne présente plus qu'un glaive et un croissant de Lune. Elle est ainsi similaire à la stèle de Lucius Abricius Viato, conservée au Musée archéologique de Cimiez. Il est donc possible que des terres du pagus Staroni aient été accordées à des auxiliaires vétérans de la cohorte des Gétules (peuplade africaine). Jean-Pierre Cassely, dans Côte d'Azur insolite et secrète, ed. JonGlez, reprend Baptistin Giauffret, op. cit., et mentionne de façon peu précise que la stèle porte, en sus, les sigles d'un centurion et d'un décurion. Le même Giauffret voit aussi la mention d'un décurion dans l'inscription lapidaire de la Roque-en-Provence, ainsi qu'une stèle « au dieu Hêtre » à Gerbières.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2016, millésimée 2013, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2015, date de référence statistique : .
  5. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.
  6. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  7. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  8. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. « Conseil général des A.M. »
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  3. « Infoterre, cartes géologiques BRGM »
  4. « Google Earth KLM (base géologique) »
  5. « D17 et M17 », sur routes.wikia.com
  6. « Les Chartes du Val de l'Esteron à la B.N. »
  7. a, b et c Edmond Rossi, Les Châteaux du Moyen-Age des Alpes-Maritimes, PRNG, (ISBN 978-2824005553), p. 234
  8. a, b et c Simone Cateland-Masséna, Roquestéron, son église Saint-Arige, sa chapelle rurale, ses oratoires, éditions Serre, (ISBN 978-2864105398)
  9. Jean-Claude Poteur, « Etude de la commune de Roquestéron-Grasse », Recherches régionales,‎ (lire en ligne)
  10. Eric Trenta, « Roquestéron de 1914 à 1945 - la société villageoise », Recherches régionales,‎ (lire en ligne)
  11. http://www.nicematin.com/nice/deces-du-maire-de-roquesteron-andre-roumagnac.1437946.html
  12. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012 et 2013.
  17. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  18. Liste des immeubles protégés au titre des monuments historiques en 2014 (JORF n° 0146 du 26 juin 2015 page 10778) sur Légifrance, consulté le 3 juillet 2015.
  19. « Citations & locutions latines », sur nouvelobs.com
  20. Au pied du mur, Éditions Eyrolles, Centre européen de formation P.A.R.T.I.R. (Patrimoine Architectural et Rural - Techniques d'Identification et de Restauration)