Laval-Roquecezière

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Laval-Roquecezière
Laval-Roquecezière
Rocher de la Vierge à Roquecezière.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Causses-Rougiers
Intercommunalité Communauté de communes Monts Rance et Rougier
Maire
Mandat
Patrice Viala
2014-2020
Code postal 12380
Code commune 12125
Démographie
Gentilé Rocacéziérois(e)
Population
municipale
274 hab. (2016 en diminution de 0,72 % par rapport à 2011)
Densité 8,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 48′ 28″ nord, 2° 38′ 55″ est
Altitude Min. 329 m
Max. 932 m
Superficie 30,66 km2
Localisation

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Laval-Roquecezière est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ce village situé aux confins du département du Tarn, occupe une position dominante par son altitude de 930 mètres. Au nord-est, le rougié du Camarès, le Saint-Affricain, Roquefort, les falaises de Millau. Au sud-est, les monts de Lacaune. Au sud-sud-ouest, les Pyrénées.

Localisation[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 12125.png
Communes limitrophes de Laval-Roquecezière
Montfranc Pousthomy Combret
Laval-Roquecezière Belmont-sur-Rance
Saint-Salvi-de-Carcaves Escroux Saint-Sever-du-Moustier

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Rance, le Ruisseau de Luzer et le Ruisseau de Vignals sont les principaux cours d'eau traversant la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

Période romaine[modifier | modifier le code]

En 54 avant Jésus Christ, Jules César passe à Roquecézière, y établit un camp et y laisse une garnison pour surveiller les Ruthènes libres qui se trouvent au Nord du Rance.

Première exploitation du minerai de fer : fours, galeries, mâchefer... retrouvés sur les lieux dans les années 1990.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En juin 1112, Raimond Béranger III, comte de Barcelone reçoit en alleu (terres libres exemptes de toute redevance, ne relevant d'aucun seigneur, par opposition au fief) le château de Laroquecézière {"Le château de Laroquecézière" de Gaujal, page 54)

En 1146, le château appartient aux seigneurs de Roquecézière. En 1252, Bertrand de Roquecézière meurt sans descendance et lègue la nue-propriété de ses biens à l'Abbaye Notre-Dame de Bonnecombe. En contrepartie, il sera enseveli dans l'église de ce monastère (Barrau, tome III, page 88).

Le fief est légué aux comtes de Toulouse.

En 1271, le château de Roquecézière revient par héritage au roi de France.

Guerre de Cent Ans : invasion anglaise[modifier | modifier le code]

Au XIVe siècle, Roquecézière est le chef-lieu d'un bailliage qui regroupe 98 paroisses du Rouergue (ville plus importantes que Saint-Sernin sur Rance) De Gaugal, tome 2, page 178

En 1369, Roquecézière, occupé par les Anglais, est repris par le comte de Vendôme. Roquecézière est à nouveau réuni à la couronne et donné en fief au Comte de Vendôme.

En 1446, la Seigneurie de Roquecézière est donnée par Charles VII à Agnès Sorel, Dame de Beauté-sur-Marne et de La Roquecézière (acte concernant la redevance signé par Agnès Sorel, au musée de Saint-Crépin).

On peut lire sur son tombeau : « Ci-Gît noble demoiselle Agnès Saurelle Dame de Beauté et Roche-Césaire... Laquelle trépassa le 9 février 1449... »

Guerres de Religion[modifier | modifier le code]

En octobre 1587, les catholiques reprennent Roquecézière aux protestants, et y mettent le feu.

Le 17 août 1587, cette place catholique se rend au comte de Montgomery, chef protestant, ainsi que le château de la Bastide, et le fort de La Verdolle.

En 1625, le duc de Rohan s'en empare à nouveau au nom des protestants.

Le 6 mai 1628, le prince de Condé la reprend aux protestants.

En 1629, Richelieu, après la paix d'Alès (fin des guerres de religion) fait démolir le château et le village pour plus de sécurité. La démolition aurait duré trois ans et n'aurait épargné qu'une maison du village. L'évêque de Vabre déclara à cette époque : « il n'y a pas eu de diocèse en France si travaillé et affligé que celui-ci. »

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la Révolution, aucun événement historique ne retient l'attention. La région connaît une paix sans faille ; seules quelques épidémies et disettes sont à noter pour cette époque.

En 1789, la Révolution à Roquecézière sera surtout subie par les paysans, qui en déplorent davantage les effets qu'ils n'apprécie les avantageuses réformes.

En 1800, Montfranc est réuni à la commune de Roquecézière jusqu'en 1816. La même année, Combret est également rattaché, et ceci jusqu'en 1832.

En 1849, le 4 juin, création de la paroisse de Roquecézière.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792   Jean Bousquet    
1960 1966 Bernard Terres    
1966 2001 Georges Castan   Agriculteur
2001 En cours Patrice Viala DVD Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[2].

En 2016, la commune comptait 274 habitants[Note 1], en diminution de 0,72 % par rapport à 2011 (Aveyron : +1,05 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7501 3633 1522 9332 8211 7981 6561 7161 722
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6831 7041 6161 4581 5921 6171 5691 5871 423
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5441 5891 5401 2501 1701 0921 024918794
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
751656596474391340313310259
2016 - - - - - - - -
274--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Panorama et table d'orientation depuis le rocher de la Vierge à Roquecezière.

Monastère Notre-Dame d'Orient[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Monastère Notre-Dame d'Orient.

 Inscrit MH (1978)[5]

D'après la tradition, le monastère fut construit à l'emplacement de la découverte d'une statue en terre cuite de la Vierge, enfouie sous terre. L'ermitage fut réuni à la commanderie du Temple de Montels. En 1312, les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem revendiquèrent ce monastère.

Chevet de l'église Saint-Jacques de Roquecezière.
  • Église Saint-Jacques
  • Musée Damien Bec, au village de Saint-Crépin sur la commune, avec deux locaux d'exposition. " L'Ostal de Sant-Crespin " évoque la vie rurale traditionnelle. L'autre réunit une dizaine de statues-menhirs (originaux ou moulages), datant du chalcolithique (environ 2 500 ans avant J.-C.).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel, Sent-Sarnin : Balaguièr, Brasc, Combret, Copiac, La Bastida-Solatges, La Sèrra, La Val-Ròca-Cesièira, Martrinh, Montclar, Montfranc, Plasença, Postòmis, Sant-Jòri / Christian-Pierre Bedel et les habitants del canton de Sent-Sarnin, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 232 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-10-6, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF35529736)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]