Rone

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Rone
Description de cette image, également commentée ci-après

Rone en Concert à Enghien-les-Bains le 15 juin 2013

Informations générales
Nom de naissance Erwan Castex
Naissance (36 ans)
Boulogne-Billancourt
Activité principale Musicien
Genre musical Musique électronique
Labels Infiné
Site officiel http://rone-music.com

Rone, de son vrai nom Erwan Castex, né le à Boulogne-Billancourt, est un musicien français de musique électronique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et débuts musicaux[modifier | modifier le code]

Erwan Castex grandit à Paris. Musicien autodidacte, il s'intéresse très tôt aux synthétiseurs et à la musique composée par ordinateur[1]. En 2007, après des études de cinéma à la Sorbonne-Nouvelle, il réalise plusieurs disques de musique électronique, notamment ceux du DJ berlinois Luca Mortellaro, connu sous le pseudonyme Lucy.

Puis il commence à composer sa propre musique sous le pseudonyme Rone. Ce nom d'artiste vient d'une faute de frappe: lors de son premier concert à Paris, alors qu'Erwan Castex se produisait en tant que R.One (phonétiquement "air-wane"), le flyer indiqua ROne, omettant le point, et transformant donc le nom de l'artiste. De là est né le nom que l'on attribue aujourd'hui à ce musicien (phonétiquement "Rône")[2].

En 2008, il sort son premier EP Bora sur le label Infiné. Sur le morceau éponyme, on entend la voix de son ami écrivain, Alain Damasio. Il s'agit d'un extrait du journal intime qu'il tenait sur un dictaphone lors de l'écriture de son second roman La Horde du Contrevent[3]. Ce morceau est repéré par Agoria qui le met dans sa compilation At the controls[4] et reçoit aussitôt le soutien d'une bonne partie de la scène électronique notamment en Angleterre (Massive Attack, Sasha, ou Lee Burridge, le DJ résident du club londonien Fabric).

Premier album: Spanish Breakfast[modifier | modifier le code]

En 2009, Infiné publie le premier album de Rone, Spanish Breakfast. Ce disque est salué par les médias, qu'ils soient francophones ou anglophones : Erwan Perron de Télérama considère Rone comme « un des producteurs electronica les plus talentueux que la France nous ait donnés »[5] et France Inter le voit comme « le guide d'un univers enchanté »[6]. Du côté des médias anglophones Electronic Beats en fait l'un des 25 meilleurs albums de l'année 2009[7].

Rone se produit alors en live dans de nombreux festivals, salles de concert et clubs, en France et à l'étranger, comme Sónar à Barcelone, Astropolis[8] à Brest, Ageha à Tokyo, Berghain à Berlin...

La même année, il sort le maxi La Dame Blanche, avec un remix de Tyler Pope, le bassiste de LCD Soundsystem, et Clara Moto.

Berlin et sortie du second album: Tohu Bohu[modifier | modifier le code]

En 2011, il quitte Paris pour s'installer à Berlin, de façon à pouvoir retrouver l'inspiration et se concentrer à nouveau sur sa musique[9].

Il sort d'abord l'EP So so so, bien reçu par les médias spécialisés tel que Trax[10] ou Resident Advisor[11]. Puis, son second album intitulé Tohu Bohu sort en octobre 2012, toujours sur le label Infiné[12]. Le disque obtient la note maximale de 4 clés dans le magazine Télérama[13] et Libération le qualifie de « disque parfois sombre, complexe et planant qui s’est imposé comme l’une des meilleures sorties électro de la fin d’année. »[9]. Resident Advisor lui attribue la note de 4 sur 5[14] et Rone est élu meilleur artiste français pour l'année 2012 dans le magazine Trax[15].

La même année, les artistes Juan Atkins, Dominik Eulberg et Chris Clark remixent respectivement les morceaux Bye Bye Macadam, Parade et Let's go[16].

Le 31 octobre 2013, Rone joue pour la première fois à l'Olympia de Paris après une longue tournée passant par les Vieilles Charrues ou encore les festivals Osheaga à Montreal et Pukkelpop en Belgique. Peu de temps après il fait une première tournée américaine qui se clôture au Coachella Festival[17].

En décembre, il est tête d'affiche au festival des TransMusicales de Rennes qui se voit contraint de fermer ses portes devant l'affluence du public[18].

Troisième album: Creatures[modifier | modifier le code]

Après plusieurs tournées autour du monde, Rone rentre à Paris et publie sur Infiné son troisième album, Creatures, le 9 février 2015.

Plusieurs autres artistes y collaborent : Étienne Daho, François Marry (leader du groupe pop Frànçois and The Atlas Mountains), le violoncelliste Gaspar Claus, Bryce Dessner (leader du groupe The National), le trompettiste japonais Toshinori Kondo(qui a collaboré avec Dj Krush), la chanteuse canadienne Sea Oleena et le multi-instrumentiste libanais Bachar Mar-Khalife.

A nouveau, Rone reprend la route pour défendre son album en live, en Europe, aux États-Unis (notamment au Detroit Electronic Music Festival) et en Asie.

En 2015 Rone sort, juste avant Björk, le clip Quitter La Ville en collaboration avec La Blogothèque. Ce premier clip en réalité virtuelle fait de lui un pionnier dans ce domaine[19].

Collaborations[modifier | modifier le code]

La carrière de Rone comporte beaucoup de collaborations et d’incursions dans d'autres domaines artistiques.

Il compose notamment la bande son des films de Vladimir Mavounia Kouka: La Femme à cordes[12] en 2010 (pour lequel il reçoit une mention spéciale du jury du festival International de Palm Springs dans la catégorie « meilleur sound design »)[réf. nécessaire], puis La Bête en 2014 et I want Pluto to be a planet again en 2016.

Il compose également la bande originale de la première fiction française en réalité virtuelle: I, Philip[20]

Il collabore aussi avec le photographe Stéphane Couturier en 2011, en réalisant la bande son de Seoul[21][réf. à confirmer], une vidéo projetée à la Gaîté Lyrique, et à la galerie Polaris.

Sur l'album Tohu bohu, il collabore le temps d'un morceau, Let's Go, avec le rappeur High Priest du groupe new-yorkais Antipop Consortium[22].

En 2013, le groupe The National propose à Rone de participer à son album Trouble Will Find Me. Aux côtés d'artistes américains tel que Sufjan Stevens, il remanie alors en profondeur quelques morceaux du disque. Le chanteur du groupe, Matt Berninger, dira à ce propos « le travail de Rone apporte un vrai rafraîchissement à notre son. Je ne dirais pas que nous nous sommes réinventés en tant que groupe mais nous avons ouvert de nouvelles portes »[23].

Jean Michel Jarre s'intéresse lui aussi aux productions de Rone. Il sélectionne deux d'entre elles sur une compilation, InFiné by JMJ[24] puis, en 2016, il l'invite à participer à son album Electronica 2: The Heart of Noise[25].

Rone remixe également Étienne Daho (le morceau En surface[26], écrit par Dominique A) et Yael Naim (Coward) et collabore avec des ingénieurs du son de Radio France sur des versions binaurales de ses morceaux Apache, Quitter la ville et Acid Reflux, reproduisant un espace audio en trois dimensions[27].

Le 14 janvier 2017 Rone joue un concert à la Philharmonie de Paris, durant lequel il invite des artistes à le rejoindre : John Stanier, batteur du groupe américain Battles; l'écrivain de science fiction Alain Damasio; le leader de Frànçois and The Atlas Mountains François Marry, le trio à cordes Vacarme et le tromboniste Joachim Latarjet[réf. nécessaire].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

  • 2009 : Spanish Breakfast (Infiné)
  • 2012 : Tohu Bohu (Infiné)
  • 2013 : Tohu Bonus (Infiné)
  • 2015 : Creatures (Infiné)

Maxis[modifier | modifier le code]

  • 2008 : Bora (Infiné)
  • 2009 : La dame Blanche (Infiné)
  • 2011 : So So So (Infiné)
  • 2012 : Parade (Infiné)
  • 2013 : Bye Bye Macadam (Infiné)
  • 2013 : Let's go (Infiné)
  • 2014 : Apache (Infiné)
  • 2016 : Vood(oo) (Infiné)

Collaborations[modifier | modifier le code]

  • 2007 : Chocolate - Lucy & Rone (Broque)
  • 2007 : Continuity Theory - Lucy & Rone (Curle)
  • 2009 : Mediocritics - Lucy & Rone (ProgCity Deep Trax)
  • 2009 : Great Heron - Lucy & Rone (ProgCity Deep Trax)

Cinéma[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. {Auteur,} « MEG et Osheaga, ces chemins qui mènent à Rone », sur le site lapresse.ca {, 2 août 2013} {(consulté le 21 mai 2014)}.
  2. (fr) Sinh Blum, « INTERVIEW RONE «LE PROBLÈME N’EST PAS L’INSPIRATION, MAIS L’EXPIRATION» par Across The Days », sur Across The Days,
  3. (fr+en) Carine Lucas, « Rencontre avec Rone », sur Wadmag,
  4. « Interview - Rone », sur tracealine.com,
  5. Erwan Perron, « Infiné Live », sur Télérama
  6. [audio] « Electron libre #30 » [podcast], sur France Inter,
  7. (en) « The Top 25 Records of 2009 », sur Electronic Beats,
  8. « À Astropolis avec la beat generation », sur Rue89,
  9. a et b François-Luc Doyez, « Rone: «Je passe mon temps dans un chaos de sons que je dois maîtriser» », sur Libération,
  10. Guillaume Huault-Dupuy, « Rone - So so so », Trax,‎ (lire en ligne)
  11. (en) Daniel Petry, « RA Reviews: Rone - So so so », sur Resident Advisor,
  12. a et b (en) Will Lynch, « Rone readies Tohu Bohu », sur Resident Advisor,
  13. Erwan Perron, « Rone: Tohu Bohu », sur Télérama,
  14. (en) Stéphane Girard, « Rone - Tohu Bohu », sur Resident Advisor,
  15. « Trax awards 2012 - Et les grands gagnants sont : Rone, Agoria, Laurent Garnier... »
  16. Philip Sherburne,, « Hear Detroit Techno Godfather Juan Atkins' Throbbing Remix of Rone's "Bye Bye Macadam" », sur Spin,
  17. Rone : le morceau “Apache” en avant-première, Marc-Aurèle Baly, Les Inrockuptibles, 28 mars 2014.
  18. « Transmusicales de Rennes, l'univers de Rone a fait hall comble », sur http://www.ouest-france.fr/,
  19. "Réalité virtuelle : 1ers clips à 360° pour Björk et Rone", Romain Heuillard, Clubic, 8 juin 2015
  20. a et b « Rone compose pour un court-métrage sur Philip K. Dick - Greenroom », Greenroom,‎ (lire en ligne)
  21. http://www.gaite-lyrique.net/pendant-5-jours/evenement/blog-infine
  22. Cécilia Leniaud, « Wadmag X Rone & High Priest », sur WAD (magazine),
  23. Jérôme Provençal,, « The National : un nouvel album plein de légèreté », sur Les Inrockuptibles,
  24. (en) Aaron Coultate,, « Jean Michel Jarre: Metamorphosis », sur Resident Advisor,
  25. Nora Djaouat, « Jean-Michel Jarre et Rone reviennent sur leur collaboration », Tsugi, 26 février 2016.
  26. Rone remixe "En surface" d'Étienne Daho, Louis Lepron, Konbini, 5 juin 2014.
  27. "Un titre de Rone en binaural : faites l'expérience !", Guillaume Ledit , Mouv, 28 mars 2014
  28. « Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg », sur strasbourgfestival.com (consulté le 16 octobre 2016)
  29. « La bête », sur collections.forumdesimages.fr (consulté le 16 octobre 2016)
  30. « La femme à cordes », sur collections.forumdesimages.fr (consulté le 16 octobre 2016)

Erreur de référence : La balise <ref> nommée « Inrocks » définie dans <references> n’est pas utilisée dans le texte précédent.
Erreur de référence : La balise <ref> nommée « RA_SB_review » définie dans <references> n’est pas utilisée dans le texte précédent.