Roman Cieslewicz
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École de l’Industrie Artistique de Lwów (1943-1946), Lycée des Arts Plastiques de Cracovie (1947-1948), Académie des Beaux Arts de Cracovie (1949) |
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Roman Cieslewicz (Cieślewicz), né le à Lwów (à l'époque en Pologne, aujourd'hui en Ukraine sous le nom de Lviv) et mort le à Antony, est un artiste et graphiste polonais de la seconde moitié du XXe siècle.
Biographie
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Sa formation commence à École de l’industrie artistique de Lvov entre 1943 et 1946, puis au lycée des arts plastiques de Cracovie en 1947-1948 et à l’Académie des beaux-arts de Cracovie l'année suivante. Il y reste jusqu'à l'obtention de son diplôme en 1955[1].
Installé à Varsovie, il réalise des affiches pour la Centrale de distribution des films, les Éditions artistiques et graphiques, la Chambre polonaise de commerce ainsi que des affiches pour le parti communiste.
En , il s'installe à Paris. De 1965 à 1969, il est directeur artistique du magazine Elle[2].
En 1967, il assure la conception graphique d'un nouveau magazine d'art contemporain Opus international. Par l'entremise du peintre Guillaume Corneille, il se voit confier la direction artistique de la collection, « Le Musée de poche », par l'éditeur Georges Fall.
Il réalise plusieurs couvertures de livres, ainsi que diverses affiches et affichettes, pour la collection Ultra-Guides lancée par les éditions Jean-Louis Gouraud. L'une des couvertures représentatives de son style d'alors (jeu de typographie, collages) avait été créée pour les premières éditions de l'Ultra-guide Paris la nuit, de Jacques-Louis Delpal (1968, 1970).

Roman Cieslewicz conçoit également la couverture de l'Ultra-Guide de Deauville de Philippe Bouvard (1967, éditions Gouraud et Ohana) et celle de l'Ultra-Guide de Cannes.
En 1971, Roman Cieslewicz obtient la nationalité française.
De 1973 à 1975, il dirige l'Atelier des formes visuelles à l'École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris.
Il a enseigné à l'École supérieure d'arts graphiques Penninghen (ESAG).
Il meurt à l'âge de 66 ans le à Antony[3]. Ses cendres ont été déposées dans la case no 317 du columbarium du Père-Lachaise.
Expositions
[modifier | modifier le code]- 1972 - Musée des Arts décoratifs, Paris (France)
- 1973 - Stedelijk Museum, Amsterdam (Pays-Bas)
- 1974 - Muzeum Plakatu, Varsovie (Pologne)
- 1978 - Stedelijk Museum, Amsterdam (Pays-Bas)
- 1981 - Muzeum Narodowe, Poznań (Pologne)
- 1984 - Kunsthalle, Darmstadt (Allemagne)
- 1986 - Galeria BWA, Lodz (Pologne)
- 1987 - Galerie de Pret, Angres (France)
- 1993 - The Polish Museum of America, Chicago (É.-U.)
- 1993 - Centre Georges Pompidou, Paris (France)
- 1994 - Narodowa Galeria Sztuki Wspolczesnej Zacheta, Varsovie (Pologne)
- 1998 - Muzeum Plakatu, Varsovie (Pologne)
- 2001 - Musée de Grenoble (France)
- 2006 - Les Rencontres d'Arles, France
- 2010 - Rétrospective, Royal College of Art de Londres[4]
- 2011 - Cité nationale de l'histoire de l'immigration, Paris (France)[5]
- 2018 - La Fabrique des images, Musée des Arts décoratifs, Paris[6]
- 2018 - Roman Cieslewicz, visualiste, Galerie Semiose, Paris[7]
Œuvres dans les collections publiques
[modifier | modifier le code]- Musée de Grenoble : plus de 400 dessins, estampes, affiches et documents (donation en 2001 de Chantal Petit-Cieslewicz son épouse depuis 1987).
Roman Cieslewicz est notamment connu pour ses affiches, dont celles réalisées pour le centre Pompidou, comme Paris-Berlin, Paris-Moscou ou Paris-Paris, pour ses collages, dont la série Changement de climat et son célèbre Mona Tse-Tung et ses revues-panique: Kamikaze, dont le premier numéro a été publié chez Christian Bourgois en 1973 et les deux suivants par Agnès B. en 1992 et 1997.
Archives
[modifier | modifier le code]Les archives de Roman Cieslewicz sont actuellement conservées dans les collections de l'Institut mémoires de l'édition contemporaine[8].
Pour approfondir
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Reconnaître Roman Cieslewicz, catalogue de l'exposition présentée au musée de Grenoble, -, Paris, RMN, 2001.
- Patrick Roegiers, Roman Cieslewicz, dans le Catalogue du Festival international de l'affiche et des arts graphiques de Chaumont, .
- Roman Cieslewicz. La fabrique des images, sous la dir. d'Amélie Gastaut, cat. exp. Paris, musée des Arts décoratifs, -, Paris, MAD, 2018. (ISBN 978-2-916914-73-2)
- Marco Epstein, « Roman Cieslewicz s’affiche au cinéma », 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze, no 85, , p. 113-141 (lire en ligne)
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives aux beaux-arts :
- (en) Culture.pl : Roman Cieslewicz
- Inventaire, La contemporaine, Nanterre : Fonds d'affiches de Roman Cieslewicz.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Hommage Roman Cieslewicz
- ↑ « Hommage à Roman Cieslewicz | 1930-1996 », design et typo, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Insee, « Extrait de l'acte de décès de Roman Kazimierz Cieslewicz », sur MatchID
- ↑ PixelCreation.
- ↑ Présentation Cité national de l'histoire de l'immigration.
- ↑ Emmanuelle Lequeux, « Roman Cieslewicz (1930-1996) Pape du graphisme, du mix et du collage, rétrospective, musée des arts décoaratifs », Beaux Arts magazine, , p. 61-66.
- ↑ « Roman Cieslewicz — Visualiste — Galerie Semiose — Exposition », sur Slash Paris (consulté le ).
- ↑ « Cieslewicz, Roman (1930-1996) »
- Graphiste polonais
- Affichiste polonais
- Membre de l'Alliance graphique internationale
- Naissance en janvier 1930
- Naissance à Lviv
- Naissance en Pologne
- Décès en janvier 1996
- Décès à Antony
- Décès à 66 ans
- Mort d'un cancer de la gorge
- Mort d'un cancer en France
- Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 87)