Roi Heenok

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Roi Heenok
Nom de naissance Henoc Beauséjour
Naissance (43 ans)
Montréal, Québec, Drapeau du Canada Canada
Activité principale Rappeur, auteur-compositeur-interprète
Genre musical Hip-hop, rap québécois, gangsta rap
Instruments Voix
Années actives Depuis 1999
Labels Gangster & Gentleman, Drama Stay Live Entertainment
Site officiel www.roiheenok.com

Le Roi Heenok, de son vrai nom Henoc Beauséjour[1], né le à Montréal, au Québec, est un rappeur et auteur-compositeur-interprète canadien, d'origine haïtienne[2],

Roi Heenok se fait connaître en 2004 grâce à un buzz généré par son site web, comprenant de nombreuses vidéos. En décembre 2007, Roi Heenok annonce le lancement de sa marque de vêtements, Ghetto Elegance. En 2008, il est appréhendé par la police de Montréal pour possession illégale d'armes, de drogue, et de quelques milliers de dollars et vêtements volés.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Roi Heenok serait le dernier membre du groupe d’adolescents exécutant une courte performance de breakdance vers la fin du vidéoclip M.R.F. est arrivé du projet Mouvement rap francophone. Paru en 1991, il s’agit du premier vidéoclip de rap francophone au Québec. En entrevue à l'émission La Rue du hip-hop sur la web-télé 33mag en janvier 2010, le Roi Heenok semble confirmer l’information, affirmant avoir supporté à cette époque Kool Rock, un « blanc » qui à son avis faisait « des trucs de nègre » et qui venait lui aussi de la Rive-Sud de Montréal[3]. Il fait par ailleurs l’apologie de Ghislain Proulx et du MRF dans l'une de ses vidéos.

Succès[modifier | modifier le code]

Roi Heenok se fait connaître en 2004 grâce à un buzz généré par son site web, comprenant de nombreuses vidéos. Se présentant comme le renouveau du gangsta rap francophone, Roi Heenok attire l'attention de certains médias français[4] et se produit en concert à Paris le 24 novembre 2005[4] dans un club appelé le Paris Paris, le 10 juin 2008 au Social Club puis le 29 octobre 2008 au Point Éphémère, toujours à Paris.

Le 9 décembre 2007, Roi Heenok annonce le lancement de sa marque de vêtements, Ghetto Elegance. La boutique est finalement ouverte plus d'un an après cette annonce, le 28 décembre 2008. De nombreux t-shirts, accessoires et disques notamment y sont disponibles.

Le 21 janvier 2008, Kourtrajmé publie le DVD d'un documentaire intitulé Les Mathématiques du Roi Heenok, réalisé par Romain Gavras et Mohamed Mazouz. Dans ce documentaire, le roi se décrit lui-même comme faisant un rap supérieur au rap francophone et à certains rappeurs américains. À cette période, il annonce aussi la sortie d'un album intitulé Musique capitaliste[5].

Le 17 avril 2008, la chaîne québécoise TQS annonce la perquisition du studio de Roi Heenok par la police de Montréal après la découverte d'armes, de drogue, et de quelques milliers de dollars et vêtements volés. Roi Heenok et trois autres de ses acolytes sont arrêtés. Ses clips Internet tapageurs sur la « cocaïno-rap musique » auraient attiré l'attention de la police[6],[7]. Roi Heenok conserve un casier judiciaire vierge[8].

Depuis 2010[modifier | modifier le code]

En 2010, il annonce Rap capitaliste, un album prévu pour 2010 avec la participation de Raekwon du Wu-Tang. Le rappeur est annoncé en France du 26 mai au 3 juin 2011. Mais son tourneur annule après un coup de pression du rappeur[9]. Il publie l'album Noirs et professionnels, le qui fait notamment participer Kinimod et Ugoboss, GOD Part III, ainsi que Raekwon, Alibi Montana, Green Money et James Lescro[10]. Il annonce par la suite l'album Calico muzik pour 2014 avec GOD Part III comme partenaire.

En début 2015, son fils, le Prince Heenok lance sa propre chaîne YouTube[11].

Style musical et influences[modifier | modifier le code]

Roi Heenok se distingue dans ses morceaux ainsi que dans des interviews par l'emploi d'un langage parfois déroutant, émaillée d'expressions récurrentes (« T'entends ! » ou encore « Tu vois c'que j'veux dire ? ») et souvent surprenantes (« pute nègre ! »). Il est un fervent défenseur de la langue française et milite contre l'anglicisme[12]. Son rap se distingue également par une lenteur assez atypique, qui le rapprocherait artistiquement de la rythmique du slam. Il a cependant enregistré quelques morceaux avec des flows bien plus rapides (Dans la capitale du crime). Le Roi Heenok est également connu pour avoir vécu dix ans dans le quartier du Queensbridge duquel sont originaires Mobb Deep et Nas, notamment. Roi Heenok se distingue également par des déclarations provocatrices, affirmant admirer Saddam Hussein, Toussaint Louverture, Yasser Arafat, Jean-Jacques Dessalines, Jacques Chirac ou George W. Bush et en injuriant certains rappeurs francophones, ce qui lui a valu un clash avec Booba par le biais du morceau J'garde le kalashnikov. Dans ce sens il s'inscrit dans la même lignée provocatrice que des groupes comme Black Taboo ou Les Anticipateurs[13]. Il est d'ailleurs en froid avec la plupart des artistes hip-hop du Québec comme le rappeur Stratège renvoyé car « ce faux nègre délatte sur le rap jeu que j'opère », selon ses propres mots.

À South Jamaica Queens, il lance son premier label discographique, Drama Stay Live Entertainment, et signe le rappeur Bam Gotti. Roi Heenok est à l'origine d'une autre formation, Gangster & Gentleman, aux côtés d'autres rappeurs québécois tels que Rapiso, Kinimod et UgoBoss, ou la chanteuse Lynn. Le Roi Heenok et son collectif revendiquent la « tendance gangster » du mouvement rap, tant dans l'imagerie que dans les textes. Le Roi Heenok admet avoir été influencé, et être concerné, par des films comme Rambo, ou encore Scarface. Il considère d'ailleurs la scène où le partenaire de Tony Montana se fait découper avec une tronçonneuse comme le divertissement à son meilleur : « C'est comme lorsque Tony Montana... lorsque son partenaire se faisait couper la tête avec cette chainsaw, tu t'rappelles de cette partie ? Le roi heenok, le balafré lui han ! Le divertissement en son meilleur. » Pour sa musique, il explique s'être inspiré du Wu-Tang Clan, de Mobb Deep et George Wassouf[5]

Critiques[modifier | modifier le code]

Roi Heenok fait, ou a fait, l'objet de débats, notamment sur Internet, quant à sa véritable nature de rappeur. Lui-même affirme être un véritable MC, et est pris au sérieux sur ce point par certains médias français (notamment un article lui étant consacré par 20 minutes à l'occasion de son concert parisien[14]), mais certains soupçonnent son activité musicale de n'être qu'un canular[6].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

  • 2007 : Cocaïno Rap Musique (CD mixé Styles Libres Exclusifs Volume 1)
  • 2008 : Cocaïno Rap Musique Volume 1 (DVD et CD mixé Styles Libres Exclusifs Édition Limitée)
  • 2009 : Cocaïno Rap Musique Volume 2 : Édition Finale (double-album publié le 15 décembre chez Satellite Music)
  • 2010 : Rap capitaliste
  • 2012 : Noirs et professionnels
  • 2014 : Calico muzik

EPs et mixtapes[modifier | modifier le code]

  • 2005 : Propagande américaine : la dose, la mixtape (mixtape)
  • 2009 : Nouveau rap mondial (maxi de deux titres en téléchargement légal sur Internet)
  • Sexe, crime et botanique, avec la participation de Kamel Le Dentiste & Rhum-Kalash A.K.A. La Jaquette

Apparitions[modifier | modifier le code]

  • 2009 : Capitale du Crime Volume 2 (album de La Fouine)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Les Mathématiques du Roi Heenok, DVD réalisé par le collectif Kourtrajmé, publié en France le 21 janvier 2008.
  • Cocaïno Rap Musique le DVD, DVD réalisé par Amine Bouziane et Julien Lafont pour Stuff Productions, publié en France le 9 juin 2008.
  • Le Monde selon Roi Heenok, DVD réalisé par Amine Bouziane et Julien Lafont pour Stuff Productions, publié en France le 7 février 2011. Ceci est le premier volume de la série des DVD Le Monde selon Roi Heenok. Dans ce DVD, le Prophète Noir de Queens aborde certains sujets comme son arrestation, la manière dont il flotte, son retour à Queensbridge et son jugement. Le DVD se termine sur le Roi faisant son retour à Queensbridge.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les sources divergent sur son vrai nom. Lors d'une entrevue pour 20minutes.fr en 2008, le Roi Heenok affirme qu'il s'agit de son vrai prénom. D'autres sources dont Obsession en 2008 affirment que son nom est plutôt Jean-Marie Beauséjour. L'artiste affirme qu'il s'agit là du prénom de son frère.
  2. Frédéric Hanak, « Roi Heenok : Futur retardé », sur chronicart.com,‎ (consulté le 16 septembre 2008).
  3. « La rue du hiphop avec Le Roi Heenok », sur 33mag.com, 33mag,‎ (consulté le 30 septembre 2011).
  4. a et b Roi Heenok sur Canal+/Tentations 07 ; sujet d'Amine Bouziane
  5. a et b « Vous interviewez Roi Heenok », sur 20 minutes France,‎ (consulté le 3 juin 2016).
  6. a et b « Le Roi Heenok a été arrêté », Nouvelobs Obsession,‎ (lire en ligne).
  7. Un rappeur montréalais arrêté, reportage de Caroline Lacroix diffusé dans l'émission Le journal du midi sur TQS, 17 avril 2008.
  8. Un rappeur qui déchante, reportage de Caroline Lacroix, diffusé dans l'émission Le grand journal sur TQS, 17 avril 2008.
  9. « Autocar, gros sous et hydroponique: Quand le Roi Heenok met une banane à ses tourneurs », sur StreetPress,‎ (consulté le 3 juin 2016).
  10. « Roi Heenok – Noirs et professionnels », sur Captcha Mag,‎ (consulté le 3 juin 2016).
  11. « Le fils du Roi Heenok a lancé sa chaine Youtube », sur booska-p (consulté le 3 juin 2016).
  12. « Roi Heenok : 10 raisons de ne pas prendre le Roi pour un bouffon », sur Le Mouv',‎ (consulté le 3 juin 2016).
  13. « Les Anticipateurs - GOLF », sur brbrtfo.com (consulté le 4 mars 2012).
  14. « Vive le Roi Heenok, futur monarque du rap », sur 20 minutes,‎ (consulté le 3 juin 2016).

Liens externes[modifier | modifier le code]