Roger du Plessis-Liancourt

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Roger du Plessis, duc de Liancourt
Titre de noblesse
Duc
Biographie
Naissance
Décès
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Religion
Distinctions

Roger du Plessis-Liancourt (vers 1598-), 2e duc de La Roche-Guyon (ou La Rocheguyon), dit « duc de Liancourt », pair de France, est un militaire français, premier gentilhomme de la Chambre et premier écuyer de la Petite Écurie sous le règne de Louis XIII.

Il est connu par un incident qui survient le . Son confesseur, vicaire de Saint-Sulpice de Paris, lui refuse l'absolution parce qu'il fréquente des jansénistes. Le Grand Arnauld publie deux lettres pour dénoncer l'attitude du prêtre. Quelques mois plus tard, Blaise Pascal soutient Arnauld dans la dispute en publiant la première Provinciale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Roger du Plessis-Liancourt naît vers 1598[1]. Il est le fils unique de Charles du Plessis, seigneur de Liancourt (1545-1620), comte de Beaumont-sur-Oise, marquis de Guercheville, conseiller du roi en ses conseils d'État et privé, premier écuyer de la Petite Écurie du roi, gouverneur de Metz, puis de Paris[2]. La mère de Roger est Antoinette de Pons (vers 1560-1632), dame d'honneur de Marie de Médicis[3]. Elle est veuve d'Henri de Silly, comte de La Roche-Guyon (1551-1586). Elle a un fils de ce premier mariage, François de Silly. Elle s'est remariée avec Charles du Plessis-Liancourt en 1594[2].

Roger a une sœur, Gabrielle, épouse de François V de La Rochefoucauld, premier duc du nom. Roger du Plessis-Liancourt est donc l'oncle de François VI de La Rochefoucauld, l'auteur des Maximes[4].


Henri
de Silly
(1551-1586)
 
 
 
 
Antoinette
de Pons

(vers 1560-1632)
 
 
 
Charles
du Plessis-Liancourt
(1545-1620)
 
 
Henri de Schomberg,
maréchal de France
(1575-1632)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
François de Silly,
1er duc de
La Roche-Guyon
(1586-1628)
 
François V de
La Rochefoucauld
,
1er duc du nom
(1588-1650)
 
Gabrielle
du
Plessis-Liancourt
(1590-1672)
 
Roger
du Plessis-Liancourt
,
2e duc de La Roche-Guyon
(vers 1598-1674)
 
Jeanne
de
Schomberg
(1600-1674)
 
Charles
de Schomberg
,
maréchal de France
(1601-1656)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
François VI de
La Rochefoucauld
,
auteur des Maximes
(1613-1680)
 
 
 
 
 
Henri-Roger
du
Plessis-Liancourt
(1620-1646)
 
Anne-Élisabeth
de
Lannoy
(vers 1626-1654)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
François VII
de
La Rochefoucauld

(1634-1714)
 
 
 
 
 
 
 
Jeanne-Charlotte
du Plessis-Liancourt,
Mlle de La Roche-Guyon
(1645-1669)
 
 
 
 
 
 
 

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Liancourt est un compagnon d'enfance du dauphin, le futur Louis XIII[5]. À six ans, il a son appartement au Louvre[6]. Il va rester proche du souverain, « tant en paix qu'en guerre[2] ». C'est un « grand seigneur élégant, aimant le plaisir, les fêtes somptueuses, et sachant s'entourer de compagnons brillants[7] ». Il mène une vie dissipée[8]. Il se lie avec des libertins. Théophile de Viau lui dédie son ode Contre l'hyver[9].

En 1620, Liancourt devient premier écuyer de la Petite Écurie[6], sur démission de son père[2]. Le , il épouse Anne de Schomberg, dite Jeanne[1] (née en 1600[8]), fille d'Henri de Schomberg, maréchal de France, et sœur de Charles de Schomberg, maréchal de France[8]. Liancourt est, dit-on, « moins bien doué au point de l'intelligence que sa femme, plus fine et plus cultivée[10] ». Le père de Roger meurt le [2]. En fin d'année[9], naît l'unique enfant du couple Liancourt, Henri-Roger[8]. En janvier 1621, le demi-frère de Roger, François de Silly, est créé duc de La Roche-Guyon et pair de France[11].

Tallemant des Réaux suppose que Jeanne souffre de ne pouvoir figurer dignement à la cour, n'étant pas duchesse[12]. Roger la délaisse quelque peu. Elle se retire au château de Liancourt, dans le Beauvaisis[8]. Elle l'aménage, embellit le parc. Elle réunit une galerie de tableaux et pensionne une cour d'artistes. Elle se tourne peu à peu vers la dévotion[8].

Manuscrit détaillant les noms des propriétaires des biens confisqués et leurs méfaits. Il est signé Louis.
1625. Donation à Liancourt de biens confisqués, signée par Louis XIII.

En septembre 1621, Liancourt devient mestre de camp du régiment de Picardie[13]. Il en prend le commandement effectif en mai de l'année suivante, dans la deuxième campagne de Louis XIII contre les protestants. À la tête des Enfants perdus, il joue le rôle décisif dans la prise de Sommières le . Il se distingue également au siège de Montpellier, le [13].

En 1623, il achète l'hôtel de Bouillon de la rue de Seine[14]. Son épouse fait démolir celui-ci. Elle le remplace par l'hôtel de Liancourt[15]. Le couple et les La Rochefoucauld vivent ensemble dans cet hôtel, où ils s'entendent parfaitement[16]. Le , Liancourt devient premier gentilhomme de la Chambre[1]. Le , il cède le régiment de Picardie à François de Béthune, duc d'Orval[13]. Il connaît « une espèce de disgrâce[17] » auprès de Louis XIII.

En 1628, son demi-frère François de Silly, duc de La Roche-Guyon, meurt sans enfants. Antoinette de Pons, mère de François et de Roger, hérite du comté de La Roche-Guyon, qui passe ainsi dans la famille du Plessis-Liancourt[18]. Antoinette meurt le [19].

Cette année-là, Liancourt rentre en grâce auprès de Louis XIII[7]. Le , il est fait chevalier des ordres du roi[1]. Corneille lui dédie sa première pièce, Mélite[20]. En 1635 et 1636, les époux Liancourt font construire par Lemercier la partie droite du corps principal de leur hôtel parisien, ainsi que l'aile gauche[21].

Conversion[modifier | modifier le code]

En octobre 1638, Jeanne tombe gravement malade[9]. Bouleversé, Liancourt vend la plus grande partie de ses toiles de maître pour distribuer de l'argent aux œuvres charitables[22]. Il devient « un des grands serviteurs des pauvres et des malheureux de toutes sortes, un apôtre des meilleures causes intéressant la société de son temps[23] ». Les époux Liancourt ont pour directeur de conscience le jésuite César-François d'Haraucourt[9]. Sous l'influence de celui-ci, sous l'influence également de sa pieuse femme, Liancourt s'assagit. Il mène désormais une « existence semi-pénitente et fort sainte[7] ».

Il se tourne volontiers vers les jansénistes, dont sa femme et lui sont déjà proches depuis quelques années[24]. Il rend visite dans sa prison à l'abbé de Saint-Cyran, ancien compagnon de Jansénius ayant introduit le jansénisme en France[25]. Saint-Cyran charge son disciple Antoine Singlin de diriger Liancourt. Ce dernier a de nombreux amis à Port-Royal : son beau-frère le maréchal de Schomberg, le Grand Arnauld, Léon Bouthillier, Robert Arnauld d'Andilly[9], Marin Le Roy de Gomberville[24]. Il reçoit à Liancourt Le Maistre de Sacy. Il loge dans son hôtel de la rue de Seine l’abbé de Bourzeis[9].

À la fin de l'année 1641, ou au début de 1642, les Liancourt entrent dans la Société Notre-Dame de Montréal. Ils se montrent particulièrement généreux envers les œuvres de mission en Nouvelle-France[26].

Duc et pair[modifier | modifier le code]

Fond argent divisé en quatre carrés. Les carrés 1 et 4 ont une croix rouge dentelée portant cinq coquilles d'or. Les carrés 2 et 3 ont une bande horizontale striée d'or et de rouge.
Blason de Roger du Plessis-Liancourt, duc de La Roche-Guyon. « Écartelé : aux 1 et 4 d'argent à la croix engrelée de gueules, chargée de cinq coquilles d'or (Du Plessis) ; aux 2 et 3 d'argent à la fasce bandée d'or et de gueules (Pons)[27]. »

En mai 1643, quelques jours avant la mort de Louis XIII, Roger du Plessis-Liancourt est créé duc de La Roche-Guyon (parfois écrit La Rocheguyon) et pair de France[28]. Mais ses contemporains l'appellent plutôt « duc de Liancourt[29] ». En 1645, il est reçu à la Compagnie du Saint-Sacrement[9] (le « parti des dévots »).

Le , son fils unique est tué au siège de Mardyck, à 25 ans[30]. Il laisse une fille, Jeanne-Charlotte, née en 1645. Les Liancourt la recueillent. En 1647, ils la mettent en pension à Port-Royal[31]. Par l'intermédiaire de son intendant Pierre de Carcavy, Liancourt reçoit rue de Seine Blaise Pascal[9]. Le duc et la duchesse se font construire un pied-à-terre à Port-Royal des Champs[24]. Liancourt est le supérieur de la Compagnie du Saint-Sacrement en 1648, puis en 1650.

Jeanne refuse d'être dame d'honneur de la reine. Quant à son mari, il n'exerce plus depuis longtemps sa charge de premier gentilhomme de la Chambre[32]. Le , il s'en démet[1]. « Noircis » de ce « crime[32] », les Liancourt sont très mal vus de Louis XIV. Le duc et la duchesse, dit Saint-Simon, « passaient presque toute leur vie à Liancourt dans les exercices de piété les plus édifiants et les plus continuels, ne paraissaient plus à la cour, et, comme ils y avaient vécu dans la plus excellente et la plus brillante compagnie, ils avaient la meilleure à Liancourt, mais la moins à la mode. Ce lieu était le réduit de tout ce qui tenait à Port-Royal, et la retraite des persécutés de ce genre[32]. »

Liancourt se répand en dons au profit d'œuvres de mission et de charité. Jean-Jacques Olier et Vincent de Paul lui portent « beaucoup d'affection et une confiance absolue[33] ». Mais le duc se montre également généreux à l'égard de Port-Royal[34]. Olier s'alarme des fréquentations jansénistes de Liancourt et de son épouse. Il leur adresse des avertissements[35]. De 1651 à 1654, Liancourt est premier marguillier de la paroisse Saint-Sulpice. En 1653, les cinq propositions sont condamnées par Innocent X[9]. Liancourt ne s'exprime pas là-dessus[35]. Il est certes proche des jansénistes, mais il reste un modéré[9].

L'affaire de l'abbé Picoté[modifier | modifier le code]

Le [36], Charles Picoté, vicaire de Saint-Sulpice[37], refuse d'accorder l'absolution à Liancourt tant qu'il n'aura pas renoncé à fréquenter des jansénistes, chassé l'abbé de Bourzeis de chez lui et retiré sa petite-fille de Port-Royal[38],[9]. L'incident fait prendre la plume au Grand Arnauld, qui publie le [39] une Lettre d'un docteur de Sorbonne à une personne de condition, puis le une Seconde Lettre à un duc et pair de France[40]. C'est pour soutenir Arnauld dans la dispute consécutive que Pascal entreprend d'écrire Les Provinciales[9]. La première paraît le de l'année suivante[41].

Dernières années[modifier | modifier le code]

Le duc est ami du père Nicolas Guyet de Chévigny, oratorien lié aux jansénistes et persécuté pour cela. Il l'abrite dans son château[42]. En 1663, dans leur hôtel de la rue de Seine, les Liancourt soutiennent les tentatives de négociation entre le jésuite Jean Ferrier et les amis de Port-Royal[9],[43].

Ils reçoivent des artistes dans leur hôtel. Selon Jacques Hillairet (Dictionnaire historique des rues de Paris), on y voit « La Fontaine, Corneille qui y [fait] la lecture de Pulchérie, Molière celle des Femmes Savantes, madame Scarron, madame de La Fayette et Gourville ». En août 1673, la terre de Liancourt est érigée en marquisat[1],[44].

Jeanne de Schomberg meurt à Liancourt le . Roger du Plessis-Liancourt meurt à Paris le . Il repose dans l'église de Liancourt, auprès de sa femme[17],[45].

Descendance[modifier | modifier le code]

Le fils unique du couple, Henri-Roger du Plessis-Liancourt, comte de La Roche-Guyon[18] (1620-1646), épouse le Anne-Élisabeth de Lannoy (vers 1626-1654)[17]. Ils ont une fille unique, Jeanne-Charlotte du Plessis-Liancourt, dite mademoiselle de La Roche-Guyon[8] (1645-1669). Héritière de Liancourt et de La Roche-Guyon[18], elle est mariée le [4] à son cousin au troisième degré François VII de La Rochefoucauld. À la mort de Roger du Plessis-Liancourt, à défaut d'héritiers mâles, la pairie est éteinte. Liancourt et La Roche-Guyon passent aux La Rochefoucauld[18]. François VII obtient une nouvelle érection de La Roche-Guyon en duché, sans pairie, en novembre 1679[46].

Hommage[modifier | modifier le code]

En raison de sa générosité envers la Société Notre-Dame de Montréal, Roger du Plessis-Liancourt se voit associé à la fondation de Ville-Marie (ancien nom de Montréal). Son nom apparaît sur le monument aux pionniers de la place d'Youville (Montréal), derrière le musée Pointe-à-Callière[47].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Christophe Levantal, Ducs et pairs et duchés-pairies laïques à l'époque moderne : 1519-1790, Paris, Maisonneuve et Larose, 1996, p. 693.
  2. a, b, c, d et e Père Anselme, Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, sur books.google.fr, Paris, Compagnie des libraires, 1728, t. IV, p. 756 (consulté le 5 juin 2018).
  3. Marie-Claire Daveluy, « Bibliographie de la Société de Notre-Dame de Montréal (1639-1663) », sur erudit.org, Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 13, no 3, décembre 1959, p. 450 (consulté le 4 juin 2018).
  4. a et b « La Rochefoucauld (François VI, duc de, 1613-1680) », sur amisdeportroyal.org (consulté le 3 juin 2018).
  5. Voir là-dessus Jean Héroard, Journal sur l'enfance et la jeunesse de Louis XIII (1601-1628), Paris, Firmin Didot, 1868, 2 vol. Lire en ligne, sur books.google.fr : tome I (1601-1610) ; tome II (1610-1628) (consulté le 6 juin 2018).
  6. a et b Antoine Adam, dans Tallemant des Réaux, « Madame de Liancourt et sa belle-fille », Historiettes, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », Paris, Gallimard, 1961, t. II, p. 145, note 5.
  7. a, b et c Marie-Claire Daveluy, op. cit., p. 451.
  8. a, b, c, d, e, f et g Charles Defodon (en), dans Ferdinand Buisson (dir.), « Liancourt (madame de) », sur inrp.fr, Nouveau Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, Paris, Hachette, 1911 (consulté le 4 juin 2018).
  9. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m « Les origines de la première Provinciale : l’affaire Liancourt, début 1655 », sur les-provinciales.univ-bpclermont.fr (consulté le 29 mai 2018).
  10. Marie-Claire Daveluy, op. cit., p. 456.
  11. Père Anselme, op. cit., p. 738-741. — Christophe Levantal, op. cit., p. 299 et 692.
  12. « Elle ne goustoit pas autrement sa felicité, parce qu'elle n'avoit pas le tabouret. » Tallemant des Réaux, op. cit., 1961, t. II, p. 146. — Au souper du roi ou au cercle de la reine, les duchesses avaient le droit de s'asseoir sur un tabouret. « Tabouret », sur littre.reverso.net (consulté le 5 juin 2018).
  13. a, b et c Louis Susane, « Régiment de Picardie et du Colonel-Général », sur ancestramil.fr, Histoire de l'infanterie française, Paris, Dumaine, 1876, t. II, p. 165-277. Mis en ligne en juillet 2009 (consulté le 3 juin 2018).
  14. « Paris (France) - Hôtel de La Rochefoucauld-Liancourt  », sur catalogue.bnf.fr, notice FRBNF15603501, 8 février 2013 (consulté le 4 juin 2018). — Cet hôtel se trouvait à l'emplacement des 14-18, rue de Seine. Il ne doit pas être confondu avec l'hôtel de Bouillon (ou hôtel de la Bazinière, ou hôtel de Chimay) du quai Malaquais. Antoine Adam, op. cit., 1961, t. II, p. 146, note 5.
  15. Tallemant des Réaux, op. cit., 1961, t. II, p. 146. — L'hôtel de Liancourt sera légué par Roger à son neveu, le moraliste François VI de La Rochefoucauld. L'hôtel restera dans la famille de celui-ci jusqu'à la Révolution. Il sera démoli en 1825. « Paris (France) - Hôtel de La Rochefoucauld-Liancourt  », notice citée.
  16. Saint-Simon, Mémoires, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », Paris, Gallimard, 1985, t. IV, p. 723.
  17. a, b et c Père Anselme, op. cit., p. 757.
  18. a, b, c et d Père Anselme, op. cit., p. 738.
  19. Date donnée par le père Anselme, op. cit., p. 756. — Reprise par Christophe Levantal, op. cit., p. 692. — Le , selon Marie-Claire Daveluy, op. cit., p. 450.
  20. Corneille, Mélite ou les Fausses Lettres, sur gallica.bnf.fr, Paris, Targa, 1633. — Créée en décembre 1629, cette « pièce comique » est éditée en 1633.
  21. Nicolas Courtin, « Hôtel de La Rochefoucauld-Liancourt », sur centrechastel.paris-sorbonne.fr, dans Corpus des hôtels parisiens du XVIIe siècle : inventaires après décès, centre André-Chastel, 2011. Annexe à Nicolas Courtin, L'Art d'habiter à Paris au XVIIe siècle : l'ameublement des hôtels particuliers, Dijon, Faton, 2011 (consulté le 3 mai 2018).
  22. Marie-Claire Daveluy, op. cit., p. 454, note 42.
  23. Marie-Claire Daveluy, op. cit., p. 455.
  24. a, b et c Antoine Adam, op. cit., 1961, t. II, p. 147, note 1.
  25. Saint-Cyran a été enfermé au château de Vincennes par Richelieu en 1638. Il sera libéré en 1643, après la mort du cardinal.
  26. Marie-Claire Daveluy, op. cit., p. 454 et 457.
  27. Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, sur archive.org, Gouda, G. B. Van Goor Zonen, [1884-1887], t. II, p. 452 (consulté le 16 juin 2018).
  28. Père Anselme, op. cit., p. 741-743. — Christophe Levantal, op. cit., p. 300 et 693.
  29. Gazette de France, 15 novembre 1659 et 22 décembre 1663. Rapporté par Christophe Levantal, op. cit., p. 693, note 7.
  30. Antoine Adam, op. cit., 1961, t. II, p. 146, note 3.
  31. Marie-Claire Daveluy, op. cit., p. 454, note 40.
  32. a, b et c Saint-Simon, op. cit., 1985, t. IV, p. 724.
  33. Marie-Claire Daveluy, op. cit., p. 452.
  34. Racine, Abrégé de l'histoire de Port-Royal, dans Œuvres complètes, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », Paris, Gallimard, 1966, t. II, p. 55 et 56.
  35. a et b Marie-Claire Daveluy, op. cit., p. 453.
  36. Œuvres de messire Antoine Arnauld, sur gallica.bnf.fr, Paris, Arnay, 1778, t. XIX, p. xxxvii (consulté le 10 juin 2018). — La date serait le , selon « Les origines de la première Provinciale », op. cit.
  37. Selon Antoine Arnauld, les jésuites « disposaient de l'esprit et des sentiments de messieurs de Saint-Sulpice », et l'abbé Picoté était « aveuglément dévoué à leurs volontés ». Œuvres de messire Antoine Arnauld, op. cit., p. xxxvii.
  38. Racine, op. cit., p. 79. — Louis-Fernand Flutre, dans Pascal, Provinciales, coll. « Classiques illustrés Vaubourdolle », Paris, Hachette, 1947, p. 12.
  39. Œuvres de messire Antoine Arnauld, op. cit., p. xxxix.
  40. Œuvres de messire Antoine Arnauld, op. cit., p. xl. — Titres complets : Lettre d'un docteur de Sorbonne à une personne de condition sur ce qui est arrivé depuis peu dans une paroisse de Paris à un seigneur de la cour et Seconde lettre à un duc et pair de France, pour servir de réponse à plusieurs écrits qui ont été publiés contre sa première lettre. Raymond Picard, dans Racine, op. cit. p. 79, note 3.
  41. Louis-Fernand Flutre, op. cit., p. 15.
  42. Saint-Simon, op. cit., 1983, t. I, p. 453.
  43. Sur ces tentatives de négociation, voir Racine, op. cit., p. 128-132.
  44. François-Alexandre Aubert de La Chenaye-Desbois, Jacques Badier, « François de Neufville », Dictionnaire de la noblesse, sur archive.org, Paris, Schlesinger, 1868, t. XII, col. 68.
  45. Lucien Charton, Liancourt et sa région, Paris, Autremencourt, Office d'édition du livre d'histoire, 1995, p. 251-256.
  46. Christophe Levantal, op. cit., p. 300, note 4. — Saint-Simon, op. cit., 1985, t. IV, p. 572 et 573.
  47. « Plaque des fondateurs de Montréal », sur patrimoine-culturel.gouv.qc.ca, 2013 (consulté le 4 juin 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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