Roger Perron

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Roger Perron
Roger Perron.jpg
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Directeur de thèse

Roger Perron, né le à Saint-Maur-des-Fossés (Val de Marne), est un psychologue clinicien et psychanalyste, directeur de recherches au CNRS et chargé de cours à l'université Paris-V.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après une formation d'instituteur, il s'engage dans des études de psychologie à la Sorbonne (licence). Il entre au 1949 au laboratoire de psychologie de l'hôpital Henri Rousselle (Centre hospitalier Sainte-Anne), rattaché au CNRS et dirigé par René Zazzo, en qualité de collaborateur technique. Il y participe à la refonte du premier test d'intelligence[1]. Après cinq années à traiter des données de recherche, et au coeur des débats sur ces tests, R. Perron devient chargé puis directeur de recherches au CNRS[1]. Il se consacre à l'étude de la psychologie de l'enfance, à l'époque dite « inadaptée », en s'intéressant à rapprocher la clinique de la recherche. Avec Hélène de Gobineau il publie un premier essai de quantification des formes graphiques (Génétique de l'écriture et étude de la personnalité)[2] et outre Zazzo côtoie alors dans une approche pluridisciplinaire Paul Fraisse, Maurice Reuchlin, Pierre Oléron, mais aussi Henri Wallon et Jean Piaget. Travaillant sur le test du double barrage (mesure de l'attention visuelle d'un sujet) il démontre l'importance de l'influence de la posture du psychologue dans les résultats de l'observation, l'interdépendance de l'observé et de l'observant. Il participe également à l'élaboration du premier code de déontologie des psychologues (1958).[1]

En 1961 il obtient son diplôme de l'École pratique des hautes études avec une recherche dirigée par René Zazzo consacrée à l'efficacité et aux rapports vitesse/précision dans le travail en fonction du niveau de mobilisation du sujet. Il soutient une thèse de psychologie en 1963, sous la direction de Paul Fraisse à l'université Paris-V, intitulée la réaction électrodermale comme indicateur de l'activité'.

Il se forme à la psychanalyse et réalise une analyse avec André Green. Il est élu membre titulaire de la Société psychanalytique de Paris, puis formateur au sein de l'Institut de psychanalyse de Paris.[Quand ?]

Il travaille au Laboratoire de psychobiologie de l'enfant et à la Fondation Vallée à Gentilly. Il participe à la création par Roger Misès au début des années 70 du laboratoire d'études génétiques de la personnalité et participe à un ouvrage collectif intitulé Retards et troubles de l'intelligence de l'enfant[3], avec Roger Misès et Roger Salbreux.

Il soutient en 1974 à l'université Nanterre Paris-X une thèse d’État intitulée Sentiment de valeur personnelle.[4]

Il est élu en 1975 président de la Société française de psychologie.[5]

Outre ses enseignements (DEA et DESS d'épistémologie et méthodologie de la recherche) et direction de thèses à Paris-V (Institut de Psychologie), il est chargé de cours dans différentes universités (Aix-en-Provence ULB de Bruxelles), et professeur invité à l'université de Genève.[1]

Il promeut l'usage du psychodrame[6], activité qu'il a longtemps poursuivie au centre J. Favreau à Paris.

Recherches[modifier | modifier le code]

Roger Perron a axé ses travaux sur le développement des structures de personnalité et sur ses troubles au cours de l’enfance, depuis les difficultés scolaires jusqu’aux psychopathologies « lourdes », en particulier les autismes et psychoses infantiles déficitaires[7].

Il définit la psychologie clinique comme se donnant : « le but d'expliquer les processus psychiques de transformation dont la personne est le siège », la personne étant elle-même « une structure, régie par des lois d'autorégulations, qui peut être considérée comme un système de transformations »[8]

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Génétique de l'écriture et étude de la personnalité, (avec Hélène de Gobineau), Delachaux et Niestlé, Neuchâtel 1954
  • La genèse de la personne, PUF, Paris 1986
  • Les enfants inadaptés, Que sais-je PUF, Paris 1995
  • Une psychanalyse, pourquoi ?, Dunod, Paris 2000
  • L'examen psychologique de l'enfant (avec Michèle Perron-Borelli), PUF, Paris 2001
  • La raison psychanalytique. Pour une science du devenir psychique, Dunod, Paris 2010
  • La quête des origines, De Boeck, Bruxelles 2013
  • Histoire de la psychanalyse, Que sais-je ?, PUF, Paris, 2014
  • Le complexe d'Œdipe (avec Michèle Perron-Borelli), Que sais-je ?, PUF, Paris [1994], 2016
  • En scène au psychodrame, Eres, Toulouse 2018
  • Vérité, réalité, psychanalyse, InPress, Paris 2019
  • Penser : plaisir de penser, souffrance à vivre, InPress, Paris 2020

Ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Jean-Yves Chagnon, « Introduction à l’œuvre de Roger Perron », Le Carnet Psy,‎ , p. 40 (lire en ligne)
  2. Hélène de Gobineau et Roger Perron, « Génétique de l'écriture et étude de la personnalité »,
  3. R. Misès, R. Perron, R. Salbreux, Retards et troubles de l'intelligence de l'enfant, ESF Editeur, , 301 p. (ISBN 2-7101-1040-7, lire en ligne)
  4. « Le développement du sentiment de valeur personnelle R. Perron sous la direction de R. Razzo - Sudoc/thèses », sur www.sudoc.fr (consulté le 7 août 2020)
  5. « Historique des présidents SFP (après 1941) »
  6. Roger Perron, « Le psychodrame psychanalytique : historique », Le Carnet Psy,‎
  7. Sylvain Missonnier, « Entretien avec Roger Perron », Le Carnet Psy,‎ , p. 22
  8. Roger Perron, La pratique de la psychologie clinique, Paris, Dunod, , 337 p. (ISBN 2-10-003346-8)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Yves Chagnon, « Introduction à l’œuvre de Roger Perron », Le Carnet Psy,‎ , p. 40-43 (lire en ligne)
  • Michèle Emmanuelli, Jean-Yves Chagnon, « Roger Perron « Qu’est-ce que la psychologie clinique ? », in La pratique de la psychologie clinique, Dunod, 1997, 1-28 », dans : Jean-Yves Chagnon éd., 40 commentaires de textes en psychologie clinique, Paris, Dunod, « Psycho Sup », 2014, p. 55-64. DOI : 10.3917/dunod.chagn.2014.02.0055. [lire en ligne]

Liens externes[modifier | modifier le code]