Roger Gicquel

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Roger Gicquel
Image illustrative de l'article Roger Gicquel
Le journaliste et présentateur en juin 1983.

Naissance
Thiers-sur-Thève (Oise)
Décès (à 77 ans)
Plouër-sur-Rance (Côtes-d'Armor)
Nationalité Française
Profession Journaliste
Autres activités Écrivain
Présentateur
Producteur
Années d'activité 1961-2003
Distinctions honorifiques Chevalier de
l’Ordre national du Mérite
Médias
Média principal Télévision
Pays France
Télévision TF1
Fonction Présentateur du journal de 20 heures (1975-1980)
Autres médias France 3 Ouest
France Inter
Europe 1
Le Parisien libéré
Le Pays briard
Le Peuple breton
Normandie-Matin

Roger Gicquel, né le à Thiers-sur-Thève dans l'Oise[1] et mort le à Plouër-sur-Rance dans les Côtes-d'Armor, est un journaliste français. Il a présenté le journal de 20 heures de TF1 entre 1975 et 1980.

Biographie[modifier | modifier le code]

Roger Gicquel est le fils de petits commerçants. Son père était d'origine bretonne, région dans laquelle grandit le jeune Roger. À l'adolescence, il rêve de devenir écrivain[2].

Durant les années 1950, Roger Gicquel entreprend une carrière d'acteur. De 1953 à 1960, il est également steward de la compagnie aérienne UAT (la compagnie UTA sera fondée en 1963 par la fusion de l'UAT et de la TAI)[3], avant de s'orienter vers le journalisme.

Il entre d'abord au Parisien libéré en Seine-et-Marne en 1961[4]. C'est à Coulommiers qu'il débute. Le 8 décembre 1962, il se marie à Boissy-le-Châtel sur la route de Coulommiers. Roger Gicquel effectue ses reportages en 2 CV. Il fréquente ses confrères de la presse locale, de la Liberté de Seine-et-Marne et du Pays briard qu'il retrouve à l'auberge « La Moderne » à Saint-Cyr-sur-Morin[5]. Puis Le journal lui demande[Quand ?] de créer Normandie-Matin, édition locale du Parisien en Haute-Normandie[6]. Il a entre autres à sa charge les rédactions locales d'Elbeuf et des Andelys, puis celles d'Évreux, Louviers et Vernon[6].

En 1971, il quitte Normandie-Matin pour devenir pendant deux ans consultant au service Information de l'Unicef[3]. Puis il occupe le poste de directeur de l'information de l'ORTF[4].

Encouragé à faire de la radio par Roland Dhordain, fondateur de France Inter, Roger Gicquel rejoint cette station et crée la revue de presse qu'il présente de 1968 à 1973. Il y est également grand reporter à partir de 1969.

En 1975, il devient présentateur du journal de 20 heures de TF1 malgré son total manque d'expérience[7]. En concurrence avec Antenne 2, la chaîne lui demande d'« incarner l'information » pour mieux se différencier et fidéliser le public[8]. Chaque soir, Roger Gicquel commence son journal par un éditorial dans lequel il donne son avis. Cette personnalisation, qui a par la suite semblé dépassée, marque le passage à l'antenne de Roger Gicquel, regardé chaque soir par des millions de Français. Inspiré par le journaliste Walter Cronkite, présentateur du journal de la chaîne américaine CBS News, il revendique son indépendance vis-à-vis du pouvoir politique et sa liberté de ton[7] : « je prétendais qu'on pouvait ouvrir le journal sur un raz-de-marée dans le delta du Gange même sans images plutôt que sur la naissance d’un baleineau dans un zoo aquatique de Tokyo »[précision nécessaire]. Ladislas de Hoyos, présentateur vedette des journaux de fin de semaine sur TF1 de 1990 à 1991 et prédécesseur de Claire Chazal, suivra la même démarche.

Il est notamment célèbre pour sa phrase d'ouverture du journal de 20 heures le 18 février 1976 : « La France a peur »[9], qui souligne l'émotion provoquée par l'enlèvement et la mort à Troyes du petit Philippe Bertrand par Patrick Henry. Cette formule est cependant tronquée, car quelques minutes plus tard, il précise que cette peur est un sentiment auquel il ne faut pas s'abandonner.

Quittant la présentation du journal télévisé en 1980, Roger Gicquel occupe ensuite plusieurs postes au sein de TF1. Il réalise et produit des grands reportages et documentaires d'actualité, tout en tenant une chronique sur Europe 1 jusqu'en 1982[3]. Il revient à l'antenne de TF1 à partir de 1983, à la présentation et à la production de l'émission Vagabondages dans laquelle il reçoit des personnalités du monde culturel notamment. Il quitte la chaîne en 1986, au moment de sa privatisation[3],[10]. De 1987 à 1994, il retrouve France Inter avec la revue de presse du week-end[3].

En 1994, il fait son retour à la télévision à la demande de Jean-Pol Guguen, directeur de la station régionale France 3 Ouest[3], où il anime et produit chaque samedi En flânant[6].

Il meurt à Plouër-sur-Rance près de Saint-Malo dans les Côtes-d'Armor le 6 mars 2010 à l'âge de 77 ans des suites d'un infarctus. Il est inhumé dans cette même ville[11].

Présentateur de télévision[modifier | modifier le code]

  • 1975-1980 : Journal de 20 heures (TF1)
  • 1983-1986 : Vagabondages (TF1)

Vie personnelle et engagements[modifier | modifier le code]

Roger Gicquel choisit en 1997 la Rance dans les Côtes-d'Armor pour s'y fixer. Revenu en Bretagne après sa carrière de journaliste, de producteur et de présentateur, il y écrit des livres où transparait sa passion pour cette région.

De septembre 1999 à janvier 2003, il est l'auteur d'une chronique mensuelle dans Le Peuple breton, magazine d'opinion édité par l'Union démocratique bretonne (UDB)[12]. Tout au long des années 2000, il milite aux côtés de l'UDB et des Verts[13]. Il s'engage également au niveau associatif, notamment avec Eau et rivières de Bretagne, association qui milite entre autres contre les algues vertes[14].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

  • J'aurais tant voulu, 45 tours, EMI, 1981.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Roger Gicquel est chevalier de l’Ordre national du Mérite[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Roger Gicquel, le présentateur-vedette du JT dans les années 70, est décédé », Agence France-Presse,‎
  2. Jacques Chancel, « Radioscopie », INA,‎
  3. a, b, c, d, e et f lefigaro.fr, « Roger Gicquel décède d'un infarctus » sur le Figaro.fr le .
  4. a et b Christophe Decroix, « Sur RTL, Patrick Poivre d'Arvor rend hommage à Roger Gicquel » sur RTL le .
  5. « Nécrologie. Roger Gicquel a vécu la vie de la Brie » article de Gérard Roger du Pays Briard du
  6. a, b et c José Alcala, « Mort du journaliste Roger Gicquel » Caméra Diagonale le
  7. a et b (fr) « Press: The Importance of Being Walter », Time,‎
  8. David Buxton, Philippe Riutort et Francis James, Vulgarisateurs, essayistes, animateurs : interventions et engagements médiatiques en France depuis les années 1980, Paris, L'Harmattan, , 235 p. (ISBN 978-2-296-08382-0, LCCN 2009479360, lire en ligne), p. 43-44
  9. http://www.ina.fr/economie-et-societe/justice-et-faits-divers/video/CAA87014358/plateau-roger-gicquel-la-france-a-peur.fr.html
  10. Guy-Pierre Bennet, « Roger Gicquel : "La télé rend fou ; moi, elle m’a rendu lucide" », Revue-medias.com,‎
  11. Roger Gicquel est mort» Le Parisien le 6 mars 2010
  12. Loïc Josse et Ronan Leprohon, « Kenavo Roger », Le Peuple breton, no 555,‎ , p. 35 (ISSN 0245-9507)
  13. Roger Gicquel, « Le plaidoyer de Roger Gicquel pour la liste Bretagne verte unie et solidaire », sur Brest-ouVert,‎ (consulté le 5 novembre 2011) : « L’alliance entre les Verts et l’UDB représente l’option à laquelle je crois pour peser sur la politique régionale »
  14. «Roger Gicquel est mort» AP, Associated Press
  15. Guy-Pierre Bennet, « Roger Gicquel est mort », Associated Press,‎

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Histoire du journal télévisé à la télévision française - Roger Gicquel (22 février 1933 - 6 mars 2010) - Interview du 7 octobre 1998 par Jean Segura, journaliste [1]