Roger Birot

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Roger Birot
Roger Birot
Roger Birot, vers 1938

Naissance
au Mans, Sarthe, France
Décès
Océan Atlantique
Arme Marine nationale
Grade capitaine de frégate
Années de service 1924-1942
Commandement La Cancalaise.
3e escadrille de patrouilleurs auxiliaires.
La Nantaise.
Mimosa.
1re division de corvettes.
Marine de Saint-Pierre-et-Miquelon.
Conflits Seconde Guerre mondiale
Faits d'armes Lutte anti-sous-marine, deux victoires.
Évacuation de Dunkerque.
Bataille de l'Atlantique.
Distinctions Officier de la Légion d'honneur.
Compagnon de la Libération.
Croix de Guerre 1939-1945.
Médaille de la Résistance.
Hommages Commandant Birot, aviso en service depuis 1982.
Avenue du Commandant Birot, à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Emblème
Liste des Compagnons de la Libération

Roger Birot, né en 1906, disparu en 1942, est un officier de marine français.

Il se distingue dès le début de la Seconde Guerre mondiale par son action dans la lutte anti-sous-marine, puis lors de l'évacuation de Dunkerque. Il rejoint la Royal Navy puis les Forces navales françaises libres.

Il commande la première corvette de la France libre, puis la 1re division de corvettes et participe à la bataille de l'Atlantique en escortant les convois alliés. Il joue un rôle important pour rallier Saint-Pierre-et-Miquelon à la France libre, et commande provisoirement le territoire.

Ayant repris ses missions dans l'Atlantique, il disparait avec son navire torpillé par un sous-marin. Il est compagnon de la Libération. Son nom est donné à un navire, le Commandant Birot, et à une avenue.

Biographie[modifier | modifier le code]

Roger Richard Louis Birot naît le au Mans dans le département de la Sarthe. Il est le fils de Jean-Pierre Birot, capitaine d'infanterie, futur général, et de Juliette Millot[1],[2].

Jeune officier de marine[modifier | modifier le code]

Roger Louis effectue sa scolarité au prytanée militaire, à La Flèche. Il présente et réussit le concours à l'École navale, qu'il intègre en octobre 1924[1]. Il en sort enseigne de vaisseau de 2e classe en [3].

Affecté d'abord sur le Sénégalais, un torpilleur, il passe sur le Ville d'Ys, un aviso, à la station de Terre-Neuve et d'Islande[2],[3]. Promu enseigne de vaisseau de 1re classe en , il sert sur le transport pétrolier Mékong basé à Cherbourg[3].

Il suit les cours de l'École des officiers de transmissions en 1931[1],[2]. Puis il sert comme lieutenant de vaisseau, chef du service des transmissions successivement sur les contre-torpilleurs Guépard puis Jaguar en 1934-1935, sur le croiseur-école Jeanne-d'Arc en 1935-1937, sur le cuirassé Paris en 1937-1939, sur le contre-torpilleur Lion en 1939[2],[3].

Lutte anti-sous-marine puis évacuation de Dunkerque[modifier | modifier le code]

À la déclaration de la Seconde Guerre mondiale en , Roger Birot commande le patrouilleur La Cancalaise et la 3e escadrille de patrouilleurs auxiliaires[1],[2]. Participant activement à la lutte anti-sous-marine, il s'illustre en remportant deux victoires. Son navire saute sur une mine le . Blessé, il est recueilli avec son équipage par un vapeur hollandais[1],[2].

Lorsqu'il est ramené à Dunkerque, il est chargé par l'amiral de la sécurité et de la logistique du port[1]. Il s'illustre de nouveau, lors de l'évacuation de Dunkerque, et l'amiral Abrial lui décerne une citation à l’ordre de l'armée de mer, le [2],[3]. Après Dunkerque, il est chargé le à Cherbourg du commandement du patrouilleur La Nantaise. Il entend le l'appel du général de Gaulle. Replié à Southampton le , il voit son navire saisi comme les autres par la Royal Navy[1]. Il est promu capitaine de corvette en [3].

Rallie la France libre[modifier | modifier le code]

Son premier poste dans la France libre : second du cuirassé Courbet.

Après quelques mois dans la Navy, Roger Birot rejoint le les Forces navales françaises libres (FNFL). Il entraîne beaucoup de marins à suivre son exemple.

D'abord nommé commandant en second du cuirassé Courbet, il est nommé en commandant du torpilleur Bouclier ; mais celui-ci n'est pas opérationnel et est endommagé par les bombardements allemands sur Plymouth[1].

Commande une division à la bataille de l'Atlantique[modifier | modifier le code]

Il est nommé commandant de la corvette Mimosa le . Il en assure l'armement, c'est la première corvette de la France libre[3]. Trois mois après, il prend le commandement de la 1re division de corvettes, comprenant le Mimosa, l'Alysse et l'Aconit[1].

Il est chargé avec sa division d'escorter des convois alliés entre l'Amérique du Nord et l'Islande. C'est la première formation des FNFL à participer à la bataille de l'Atlantique[1]. Il remplit cette mission d'escorte dans des « conditions particulièrement difficiles »[3].

Ralliement de Saint-Pierre-et-Miquelon à la France libre[modifier | modifier le code]

Il est promu capitaine de frégate en [4]. Avec l'amiral Muselier, à la tête de ses trois navires et avec le sous-marin Surcouf, il participe en aux opérations pour rallier Saint-Pierre-et-Miquelon à la France libre[1], et il y joue un rôle prépondérant[3]. Nommé le commandant provisoire de la marine de Saint-Pierre-et-Miquelon, il y reste jusqu'à l'arrivée du titulaire du poste. Il repart en pour continuer ses missions dans l'Atlantique, escortant les convois avec son Mimosa[1].

Atteint par une torpille[modifier | modifier le code]

Le Mimosa appareille de Greenock (Écosse) le , pour escorter à partir du le convoi « ONS 100 » vers l'Amérique du Nord. Mais le navire est torpillé dans la nuit du 8 au par le sous-marin allemand U 124[1]. C'est à h 10 le qu'une torpille a atteint le navire par 52° 12 nord et 32° 37 ouest, faisant exploser les chaudières. Le Mimosa sombre en peu de temps[2]. Le commandant Roger Birot et presque tout son équipage de soixante-cinq marins disparaissent, il n'y a que quatre rescapés[1].

La croix de l'ordre de la Libération est décernée à titre posthume à Roger Birot, ce qui en fait un Compagnon de la Libération, par décret du [1].

Hommages et distinctions[modifier | modifier le code]

Décorations principales[modifier | modifier le code]

L'aviso Commandant Birot porte son nom.

Autres hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l m n et o Dictionnaire des Compagnons de la Libération, 2010 [notice en ligne].
  2. a b c d e f g et h « Aux marins – Roger Birot », sur auxmarins.net, Mémorial national aux marins morts pour la France (consulté le 8 décembre 2015).
  3. a b c d e f g h et i Dictionnaire des marins français, 2002, p. 50.
  4. « Commandant Birot (F796) – Biographie », sur www.defense.gouv.fr, Marine nationale, (consulté le 9 décembre 2015).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]