Rodolphe III de Gruyère

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Rodolphe III de Gruyère
Titre de noblesse
Comte de Gruyère
-
Prédécesseur
Successeur
Biographie
Naissance
Décès
Après Voir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
Rodolphe le JeuneVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Gertrude de Montagny
Conjoint
1. Colombe de Belmont
2. Cécile
3.Guillemette
Enfant
1. Pierre II de Gruyère
2. Bernard
3. Guillaume
4. Agnès
5. Béatrice
6. Julianne

Rodolphe III de Gruyère (1200 - 1269/1270), dit « Rodolphe le Jeune », est un comte de Gruyère de 1226 à 1270 année de sa mort.

Biographie[modifier | modifier le code]

Rodolphe de Gruyère naît en 1200[1]. Il est le fils aîné de Rodolphe II de Gruyère et de Gertrude, probablement issue de la famille de Montagny[1],[2]. Son frère, Pierre, devient abbé de Hauterive (1251-1257)[1],[2].

Comme ses prédécesseurs, il doit se plier aux ordres de l'évêque de Lausanne Guillaume d'Ecublens à qui il cède la terre d'Ogens que sa femme lui avait apportée. En conséquence de quoi Rodolphe d'Ogens déclarait : « Mes prédécesseurs ont eu pour seigneurs les sires de Grandson : ils n'avaient pas eu d'autre maître sur la terre. Depuis que Jordan, seigneur de Belmont, a donné sa fille Colombe à sire Rodolphe, comte de Gruyère, avec la terre d'Ogens et les hommes qui en dépendent, j'ai eu pour seigneurs Rodolphe de Gruyère et sa femme Colombe. Mais ceux-ci ayant cédé au chapitre de l'église de Lausanne ce qu'ils possédaient à Ogens, je reconnais que je dois foi et hommage au dit chapitre, et je promets de le servir aussi loyalement que mes prédécesseurs ont servi les sires de Grandson. Je le ferai plus volontiers que ma mère était fille de la sœur d'Humbert, maire de Dommartin ». Par la suite, en accord avec l'évêque, il fonde l'église Saint Théodule à Gruyère en mai 1254[3].

À cette perte de terres vient s'ajouter la soumission à Pierre II de Savoie en 1244, ce Rodolphe III cède son château de Gruyères en franc-alleu bien que son titre et ses prérogatives y soient attachés. Tout naturellement il aurait dû le reprendre en fief, et par là-même reconnaitre la suzeraineté de Pierre de Savoie, mais la maison de Gruyère était déjà attachée à Guillaume II de Genève en sa qualité de comte de Vaud (avant que ce comté ne reviennent aux comtes de Savoie). C'est pourquoi Guillaume de Gruyère, chanoine de Lausanne, se voit remettre le fief du château de Gruyères en lieu et place de son frère Pierre II, une clause prévue dans la cession par Rodolphe III prévoyait de faire revenir ces biens dans sa maison si Guillaume n'avait pas d'enfant[3].

Famille[modifier | modifier le code]

Rodolphe de Gruyère épouse en premières noces Colombe[4], (? - /32), fille de Jordan de Belmont et de Pétronille, arrière-petite-fille de Barthélémy de Grandson, puis en secondes noces en /32, Cécile[5], (? - avant /39[6]) et enfin avant le Guillemette[7]. De Colombe il a :

  • Pierre II qui lui succède,
  • Bernard,
  • Guillaume, (? - après ), chanoine de Lausanne[8],
  • Agnès, (? - avant ), elle épouse Rodolphe/Raoul, (? - 1267), co-seigneur de Grésy-sur-Aix[9],
  • Béatrice, (? - après le ), elle épouse Aymon de Blonay,
  • Julianne, (? - après ).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Ernst Tremp, « de Gruyère » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
  2. a et b (en) Charles Cawley, « Rodolphe Gruyere died 1267 », sur fmg.ac/MedLands (Foundation for Medieval Genealogy) (consulté en ).
  3. a et b Histoire du comté de Gruyère, volume 10
  4. Une charte datée du 23 septembre 1227 précise : "Rodulfus iunior filius Rodulfi comitis de Grueri (Rodolphe junior fils du comte de Gruyère Rodolphe II)" donne la propriété de Lausanne avec le consentement de "Columba uxore mea (Colombe mon épouse) filia Jordani domini de Belmunt (fille du seigneur Jordan de Belmont) et…filium meum Wulelmum (mon fils Guillaume) et filias meas (mes filles) Agnes, Betris et Iulialam", sur le site Foundation for Medieval Genealogy, « Rodolphe [III de Gryuère] ».
  5. Une charte datée de mai 1232 précise : "Rodulfus comes de Grueria (Rodolphe comte de Gruyère)" confirme la donation à l'abbaye d'Hauterive par "Petrus de la Porte…cum consensus fratris mei Nicholai (Pierre de la Porte...avec le consentement de son frère Nicolas)" avec l'accord de "heredibus meis Petro et Willermo filiis meis (mes héritiers Pierre et Guillaume mes fils)…Cecilia comitissa uxor mea (la comtesse Cécile mon épouse), et Agnetis filia mea (ma fille Agnès) et Iuliana filia mea (ma fille Julianne)", sur le site Foundation for Medieval Genealogy, « Rodolphe [III de Gryuère] ».
  6. Un acte du 23 février 1237/38 also records "uxoris mee Cecilie nuper defuncte (mon épouse Cécile décédée depuis peu), sur le site Foundation for Medieval Genealogy, « Rodolphe [III de Gryuère] ».
  7. Une charte datée du 9 mai 1244 nomme : "Rodulphus comes de Grueria (Rodolphe comte de Gruyère)"... "Willma uxore nostra (notre épouse Guillemette)", sur le site Foundation for Medieval Genealogy, « Rodolphe [III de Gryuère] ».
  8. Une charte du 31 décembre 1238 note : "Willermus de Grueria canonicus Lausannensis (Guillaume de Gruyère chanoine de Lausanne)" confirme la donation de l'abbaye d'Hauterive par "Rodulfi comitis de Grueria patris mei (Rodolphe comte de Gruyère mon père)", sur le site Foundation for Medieval Genealogy, « Rodolphe [III de Gryuère] ».
  9. Une charte datée d'avril 1285 précise : « Petrus comes de Grueria (Pierre comte de Gruyère)… » déclare avoir reçu des bijoux de l'abbaye d'Hauterive que « domina Agnes, relicta quondam domini Rodulphi condomini de Greysie, soror nostra predicti comitis (dame Agnès veuve du seigneur Rodolphe de Grésy, notre sœur dudit comte) » avait déposé auprès de l'abbaye, sur le site Foundation for Medieval Genealogy, « Rodolphe [III de Gryuère] ».

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Joseph Hisely (publiés par la Société d'histoire de la Suisse romande), Histoire du comté de Gruyère, précédée d'une introduction et suivie d'un cartulaire, Volume 10, vol. 3, G. Bridel, coll. « Mémoires et documents », (réimpr. 1994) (lire en ligne), p. 46 à 101

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]