Rodolphe Bresdin

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Rodolphe Bresdin
Brooklyn Museum - The Good Samaritan (Le bon samaritain) - Rodolphe Bresdin.jpg

Le Bon Samaritain
(lithographie, 1861, Brooklyn Museum).

Naissance
Décès
(à 62 ans)
Sèvres
Nationalité
Activité
Élève
A influencé

Rodolphe Bresdin est un dessinateur et graveur français, né à Montrelais le et mort à Sèvres le [1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Maison natale de Rodolphe Bresdin au Fresne-sur-Loire

Rodolphe Bresdin travaillait de son métier de tanneur deux ou trois jours de la semaine, et le reste du temps il faisait de la gravure.

Champfleury raconte ses débuts misérables dans Chien-Caillou. Il a commencé par l'eau-forte et s'est mis ensuite à la lithographie[2].

Vers 1860, on le retrouve à Bordeaux, marié, père d'une nombreuse famille mais toujours plongé dans la misère[3]. C'est dans cette ville qu'il initie Odilon Redon à la gravure et à la lithographie. Bresdin n'utilisait ni papier ni crayon pour ses lithographies, il pointillait directement sur la pierre, à l'aide de la plume seule.

Entre 1873 et 1877, il séjourne à Montréal (Québec).

Postérité[modifier | modifier le code]

La Comédie de la mort (lithographie, 1854).

Ses œuvres fantastiques, d'une étrange minutie — qui constituent aujourd'hui encore une énigme et résistent à bien des interprétations —, ont notamment séduit Charles Baudelaire, Théophile Gautier, Joris-Karl Huysmans, Robert de Montesquiou[4] et André Breton qui en fit un « protosurréaliste ». Odilon Redon, qui a laissé de lui un émouvant portrait, organisa vingt ans après sa mort, en 1908, une exposition rétrospective au Salon d'automne qui fut une révélation pour beaucoup.

Son influence a été grande sur quelques artistes contemporains comme Jacques Moreau, dit Jacques Le Maréchal, Roger Langlais, Georges Rubel, Jean-Pierre Velly ou Philippe Mohlitz.

En 1963, la Bibliothèque nationale monta une grande rétrospective qui fit sensation, puis Roger Cornaille et Jean-Pierre Rosier de la librairie parisienne Le Minotaure contribuèrent encore à le faire reconnaître. Dans les années 1990-2000, trois grosses expositions ont été organisées en France.

Hommage[modifier | modifier le code]

Une rue porte son nom à Toulouse.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Adhémar et Alix Gambier, Rodolphe Bresdin : 1822-1885 (catalogue de l'exposition à la Bibliothèque nationale), Paris, Bibliothèque nationale,‎ , 47 p.
  • Dirk Van Gelder (trad. du néerlandais par J. Amiel et M. Stordiau), Rodolphe Bresdin, Paris, Éd. du Chêne,‎ , 2 vol., 208 + 159 p. (ISBN 2-85108-113-6)
  • François Fossier, Rodolphe Bresdin : un graveur solitaire (catalogue de l'exposition au Musée d'Orsay), Paris, Réunion des musées nationaux, coll. « Les Dossiers du musée d'Orsay »,‎ , 64 p. (ISBN 2-7118-2323-7)
  • Maxime Préaud, Rodolphe Bresdin, 1822-1885, Robinson graveur (catalogue de l'exposition à la BNF), Paris, Bibliothèque nationale de France,‎ , 182 p. (ISBN 2-7177-2105-3)
  • Cyrille Sciama, Rodolphe Bresdin, fantastique et onirique (catalogue de l'exposition au Musée des beaux-arts de Nantes), Montreuil, Burozoïque,‎ , 16 p. (ISBN 978-2-917130-04-9, présentation en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie sur le site de la Bibliothèque nationale de France.
  2. Archives de l'Art.
  3. Jean et Bernard Guérin, Des hommes et des activités autour d'un demi-siècle, éd. B.E.B., 1957.
  4. L'Inextricable Graveur, rééd. 1912.

Liens externes[modifier | modifier le code]