Rodolphe Alexandre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Alexandre.

Rodolphe Alexandre
Illustration.
Fonctions
Président de l'assemblée de Guyane
En fonction depuis le
(3 ans et 1 mois)
Élection
Prédécesseur Fonction créée
Conseiller à l'assemblée de Guyane
En fonction depuis le
(3 ans, 1 mois et 5 jours)
Élection
Groupe politique Guyane Rassemblement
Président du conseil régional de la Guyane

(5 ans, 8 mois et 22 jours)
Prédécesseur Antoine Karam
Successeur Lui même (président de l'assemblée)
Président de la communauté de communes du Centre Littoral
Maire de Cayenne

(2 ans et 24 jours)
Prédécesseur Jean-Claude Lafontaine
Successeur Marie-Laure Phinéra-Horth
1er adjoint au maire de Cayenne
Maire Jean-Claude Lafontaine
Successeur Marie-Laure Phinéra-Horth
Biographie
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Cayenne (Guyane)
Nationalité Française
Parti politique PSG (1983-2008)
Diplômé de Université Bordeaux III

Rodolphe Alexandre, né le à Cayenne (Guyane), est un homme politique français. Il est président du conseil régional de la Guyane de 2010 à 2015, puis de l'assemblée de Guyane depuis le 18 décembre 2015.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ayant effectué ses études secondaires au lycée Félix-Éboué, il obtient une maîtrise d'histoire et de géographie à l'université Bordeaux III.

Rodolphe Alexandre adhère au Parti socialiste guyanais (PSG) en 1983, date à laquelle il devient directeur de cabinet au conseil général de la Guyane (jusqu'en 1988). Élu conseiller municipal de Cayenne sans interruption depuis 1989, il a été brièvement conseiller régional en 1992 et candidat aux législatives de 1993. De 2001 à 2011[1], il préside la communauté de communes du Centre Littoral[2].

Premier adjoint au maire de Cayenne, il soutient Nicolas Sarkozy lors de l'élection présidentielle de 2007. Il est exclu du PSG par Antoine Karam, qui lui reproche d'avoir annoncé sa candidature à la mairie de Cayenne, le . Lors des élections municipales de 2008, la liste qu'il conduit au premier tour recueille 50,88 % des voix contre 36.04 % à celle du maire sortant, le divers gauche Jean-Claude Lafontaine.

Il est l'un des rares hommes politiques guyanais à appeler à voter « non » au référendum du sur le passage de la Guyane au statut de collectivité d'outre-mer, et à se prononcer ainsi pour son maintien en tant que région d'outre-mer (le « non » l'emporte d'ailleurs largement, avec 69,8 % des suffrages exprimés). Lors du second référendum du , portant cette fois sur la fusion des compétences de la région et du département au sein d'une unique collectivité au sens de l'article 73 de la Constitution, il défend cette fois-ci le « oui », qui recueille 57,49 % des voix.

Le , la commission nationale des investitures de l'UMP, et les alliés de cette dernière au sein de la majorité présidentielle, le désigne pour prendre la tête de sa liste aux régionales en Guyane. La liste qu'il conduit l'emporte avec 56,11 % des voix au second tour, face à celle menée par Christiane Taubira. La Guyane est ainsi une des trois régions françaises où la gauche ne l'emporte pas. Le 26 mars suivant, il est élu président du conseil régional[3].

En raison de la loi sur le cumul des mandats, il démissionne de son mandat de maire de Cayenne. Marie-Laure Phinéra-Horth, première adjointe, après avoir exercé l'intérim, est élue maire le .

Lors des élections territoriales de 2015, la liste qu'il conduit arrive largement en tête au premier tour avec 42,35 % des voix. Il remporte l'élection au second tour avec 54,55 % face à la liste menée par Alain Tien-Liong. Le , il est élu président de l'assemblée de Guyane[4],[5].

Il est chevalier de la Légion d'honneur[6].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire du Parti socialiste guyanais (1956-1962) (revue Équinoxe)
  • La Révolte des tirailleurs sénégalais à Cayenne (Éditions L'Harmattan)
  • Gaston Monnerville et la Guyane (Éditions Ibis Rouge)
  • Gaston Monnerville, un homme d'État de la République française (Éditions Ibis Rouge)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]