Rocket League

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Rocket League
Rocket League coverart.jpg

Développeur
Psyonix
Panic Button (en) (Xbox One, Switch)
Éditeur
Réalisateur
Corey Davis
Compositeur
Mike Ault, Hollywood Principle, Monstercat

Date de sortie
Playstation 4, Windows
Xbox One
Linux, OS X
Nintendo Switch
Genre
Mode de jeu
Plate-forme

Langue
Moteur

Évaluation
ESRB : E ?[1]
PEGI : 3 ?[2]
Site web

Rocket League est un jeu vidéo de sport développé et édité par Psyonix[3]. Il sort en sur Windows et sur PlayStation 4, en sur Xbox One, en sur Linux et Mac et en sur Nintendo Switch.

Le jeu est inspiré du football : deux équipes, composées de un à quatre joueurs conduisant des véhicules, s'affrontent au cours d'un match afin de frapper un ballon et de marquer dans le but adverse. Les voitures sont équipées de propulseurs (boost) et peuvent sauter, permettant de jouer le ballon dans les airs. Des mises à jour du jeu incluent également d'autres modes de jeu, se rapprochant du basket-ball ou du hockey sur glace.

Rocket League fait suite à Supersonic Acrobatic Rocket-Powered Battle-Cars, un jeu vidéo sorti en 2008 sur PlayStation 3 et également développé par Psyonix. Si ce premier jeu a reçu un accueil mitigé, une base solide d'amateurs a motivé le studio à produire une nouvelle version, cette fois-ci disponible sur plusieurs plateformes.

Le jeu est reconnu pour son style de jeu unique et a recueilli de nombreuses distinctions. Le studio revendique plus de 10 millions de ventes en deux ans (au premier trimestre 2017) et 60 millions de joueurs en 2019. Rocket League est racheté par Epic Games en 2020, qui le commercialise en free-to-play.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Rocket League est un mélange de jeu de voiture et de jeu de football. Par équipe ou en solo, le joueur contrôle un véhicule et peut alors frapper dans un ballon, avec pour objectif de marquer dans le but adverse. Le joueur peut utiliser une jauge de boost limitée à 100 pour accélérer et/ou se maintenir dans les airs, sauter pour réceptionner une balle et initier un envol pour atteindre des balles en l'air, s'incliner en l'air. Il peut aussi faire des dashs (une brusque accélération s'effectuant en appuyant rapidement deux fois dans la même direction) sur les côtés et vers l'avant pour gagner de la vitesse ou se repositionner. Pour recharger sa jauge de boost, le joueur récupère des capsules (situées aux abords du terrain) ou sur des palettes éparpillées sur le terrain.

Des modes de jeu tels que hockey sur glace, basket-ball, destruction de terrain, et avec pouvoirs sont également disponibles.

Le joueur peut personnaliser son véhicule avec divers objets classés en dix types (châssis, stickers, peintures, roues, turbos, accessoires, antennes, explosions de but, traînées et bruits de moteur). Les objets n'influent pas sur les caractéristiques des véhicules, hormis au niveau esthétique et les châssis qui possèdent chacun une différente hitbox et rayon de braquage[4]. Le joueur collecte des objets en fin de partie, classés selon leur rareté (courant, peu courant, rare, très rare, importé, exotique, marché noir, premium et limité) et s'ils sont peints ou certifiés. La plupart de ces catégories ne s'obtiennent que durant les parties en ligne ou dans les caisses (Système remplacé par les "plans" depuis ).

Il est également possible d'échanger des objets (sauf les Courants, Premiums et certains Limités) avec d'autres joueurs[5] ou pour obtenir des objets de meilleure facture dans le garage.

Du au , le joueur pouvait aléatoirement obtenir des caisses après une partie en ligne. Elles contenaient des objets exclusifs mais s'ouvraient à l'aide de clés pouvant être obtenues via micropaiement. Une nouvelle caisse était ajoutée à chaque mise à jour. Depuis la mise à jour du , les clés et les caisses ont été respectivement remplacées par les crédits et les plans, ces derniers permettant de construire un objet défini (tandis que les caisses offraient des objets de façon aléatoire), ainsi que l'ajout d'une boutique d'objets.

À partir du , un système de pass sous le nom de « Rocket Pass » est mis en place. Il permet de débloquer des objets en fonction de l'expérience acquise. Une version premium permet de gagner d'autres objets et plus d'expérience.

Développement[modifier | modifier le code]

Genèse du projet[modifier | modifier le code]

Dans les années 2000, Daved Hagewood développe de façon amateur le mod Onslaught pour le jeu Unreal Tournament 2003. Il intègre des véhicules au sein du moteur de jeu afin de créer un nouveau mode de jeu. Face au succès de ce mod, il sera embauché par Epic Games, développeur du jeu original, pour intégrer officiellement Onslaught au sein de l'édition suivante Unreal Tournament 2004. Grâce à cette expérience chez Epic, il fonde son propre studio Psyonix[6],[7].

À la fin des années 2000, à côté d'autres projets pour subvenir aux besoins du studio en difficultés financières, Psyonix cherche à reprendre le concept de Onslaught intégré dans Unreal Tournament pour en faire un jeu complet. Après plusieurs essais de jeux de duels de voitures, un designer ajoute un ballon de football dans une des arènes déjà conçues. Le studio décide alors de se focaliser sur un jeu basé sur le football. De la même façon, alors que « les boosters sur les voitures n'étaient destinés au début qu'à être une option de turbo ». Cependant, l'équipe découvre pendant le développement qu'il est possible de faire voler la voiture en combinant ce boost et le saut. Ces deux éléments seront la base du système de jeu de Supersonic Acrobatic Rocket-Powered Battle-Cars (SARPBC ou Battle-Cars), qui « est basiquement le même jeu que Rocket League » d'après Corey Davis (directeur design chez Psyonix) rétrospectivement[7],[8].

En 2008, alors que le studio est en train de finir le développement du jeu, Psyonix cherche un éditeur pour publier Battle-Cars mais se heurte à de nombreux refus. Ils décident de publier le jeu sur le Playstation Network sur PlayStation 3. Le jeu est téléchargé plus de deux millions de fois, mais ne permet pas de devenir un succès commercial. Aucune publicité n'est faite autour du jeu, le jeu est difficile à prendre en main et des problèmes de connexions sur les parties en ligne sont régulièrement remontés. Une base solide de joueurs restera fidèle au jeu toutefois, donnant envie à Psyonix de pousser le concept plus loin[6],[7].

Débuts de Rocket League[modifier | modifier le code]

Après avoir essayé plusieurs suites pour Battle-Cars, dont un prototype présenté à Electronic Arts en 2011, le développement de Rocket League démarre en 2013[9]. Le studio a profité des nombreux retours de la communauté de leur jeu précédent pour affiner le concept.

Un des changements majeurs est le passage de la cadence d'affichage de 30 à 60 images par seconde par rapport à Battles-Cars. Le jeu étant très dynamique, une critique fréquente était que l'affichage à 30 images par seconde donnait un rendu mou et nuisant à certaines situations[8].

Le , Psyonix annonce officiellement le développement de Rocket League, suite du jeu Supersonic Acrobatic Rocket-Powered Battle-Cars[10]. Le jeu est commercialisé le sur PlayStation 4 avec l'opportunité d'obtenir le jeu gratuitement grâce à sa présence dans la liste des jeux du mois de du Playstation Plus. Le jeu est également disponible sur Microsoft Windows via Steam.

Support multi-plateformes[modifier | modifier le code]

Lors des Game Awards 2015, le jeu est annoncé sur Xbox One[11].

Psyonix a annoncé en que dans le cadre d'une mise à niveau majeure au système de jeu, ils abandonneraient la prise en charge de macOS et Linux du jeu d'ici [12]. Après , ces versions ne pourront plus se connecter et utiliser les parties en ligne du jeu, mais pourront toujours être jouées en solo ou en multijoueur local[13]. Psyonix a déclaré dans un message de suivi que les joueurs macOS et Linux représentaient moins de 0,3% de la base de joueurs totale et ne pouvaient pas justifier de les conserver en tant que plateformes prises en charge car ils poussaient les autres plateformes vers une technologie plus récente, comme le changement de version de DirectX 9 à 11, avec macOS et Linux n'ayant rien d'équivalent. Le développeur a offert des remboursements complets du jeu pour les propriétaires sous macOS et Linux, quelle que soit la durée depuis laquelle ils possèdent le jeu[14].

Contenu téléchargeable[modifier | modifier le code]

Près d'un an après la sortie du jeu, Psyonix annonce qu'ils souhaitent poursuivre le développement du jeu par le biais de contenu additionnels, où seuls les éléments cosmétiques (notamment autour de la personnalisation de la voiture) seront payants. Le jeu principal sera également mis à jour, avec des nouveaux modes de jeu, des terrains, des fonctionnalités[15]...

Le premier DLC Supersonic Fury sort en août 2015. Si celui-ci est payant pour accéder à multiples éléments de personnalisation et des voitures exclusives, il est accompagné d'une mise à jour gratuite qui inclut un nouveau terrain de jeu, quelques éléments cosmétiques basiques et le mode spectateur, accessible pour tous les joueurs[16],[17]. La Vengeance des Battle-Cars est le second pack DLC de Rocket League, sorti le . À l'instar du premier DLC, celui-ci est également payant et contient de nouveaux cosmétiques mais une mise à jour gratuite du jeu principal ajoute également du contenu gratuit[18],[19].

Les DLC suivants seront plus surfaciques : le troisième, Chaos Run sorti en décembre 2015, ainsi que le quatrième, DC Super Heroes sortie le , comprennent uniquement des cosmétiques et quelques succès exclusifs[20],[21],[22]. À l'occasion de la sortie du mode basket-ball dans le jeu, , le DLC NBA Drapeaux Pack inclut 30 antennes, chacune ayant le nom d'une équipe de NBA, disponible pour une durée limitée, le DLC étant retiré de la vente un an plus tard[23]. Des cosmétiques achetables individuellement voient également le jour à partir de juillet 2016[réf. souhaitée].

Par la suite, Psyonix met en place des accords pour introduire des licences au sein des cosmétiques de son jeu. La première collaboration concerne la franchise Back to the Future, avec une reproduction de la DeLorean. Il sort le , date à laquelle Marty McFly arrive dans le futur dans le film Retour vers le futur 2[24]. En , pour la sortie du film Batman v Superman: Dawn of Justice, un DLC inclut la Batmobile et un autre sort en pour le film Fast and Furious 8, avec la Dodge Charger[25]. Le , à l'occasion de la sortie du film Jurassic World: The Fallen Kingdom en salle le de cette même année, un DLC de cosmétiques à l'effigie de Jurassic Park est en vente[26].

Le , l'achat des contenus téléchargeables est retiré, ces objets peuvent éventuellement revenir dans la boutique d'objets interne. Les trois premiers packs sont quant à eux inclus de base pour tous les joueurs, afin qu'ils puissent bénéficier des succès liés à la possession de ces DLC[réf. souhaitée].

Le 20 février 2021, Psyonix collabore avec Ford. Premier DLC depuis le free-to-play en septembre 2020, il inclut la Ford F-150 RLE, 2 types de roues, un sticker et un boost et une bannière à l'effigie de la marque.

Musiques[modifier | modifier le code]

Lors du développement du jeu, Mike Ault, compositeur et designer sonore, compose la plupart des musiques présentes dans le jeu. Lors d'une interview, Thomas Silloway, chef de projet chez Psyonix, émet l'idée de les sortir sous la forme d'un album en dehors du jeu[27]. Après la sortie du jeu, Psyonix ajoute des pistes musicales, principalement présentes dans les menus du jeu, parfois composées par Mike Ault mais également par des artistes du label Monstercat.

Esport[modifier | modifier le code]

Dès 2016, les développeurs du jeu font part de leur souhait de faire entrer Rocket League sur la scène esport[28]. Cela se concrétise quelques mois plus tard par l'annonce du tournoi phare de la scène compétitive Rocket League, les Rocket League Championship Series souvent abrégé en RLCS, ils sont traduits en français par les "Championnats du monde de Rocket League"[29].

Accueil[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes reçues
Presse numérique
Média Note
Gameblog (FR) 8/10[30]
Gamekult (FR) 7/10[31]
GameSpot (US) 9/10[32]
IGN (US) 8/10[33]
Jeuxvideo.com (FR) 16/20[3]
Agrégateurs de notes
Média Note
Metacritic 86/100[34]

Le jeu est bien reçu par les critiques et les joueurs avec une note moyenne de 86 % sur l'agrégateur de critiques Metacritic.

L'ajout fréquent d'objets, les fonctions clés et caisses et « Rocket Pass » ainsi que les échanges prolongent sa popularité, ainsi que les nombreuses personnes qui y jouent sur les réseaux sociaux[réf. nécessaire].

Ventes[modifier | modifier le code]

En septembre 2015, Jeremy Dunham, vice-président de Psyonix, annonce que le jeu dépasse régulièrement le million de joueurs actifs et que la fréquentation des joueurs ainsi que la durée de jeu sont en augmentation[36]. En octobre 2015, Psyonix déclare que le jeu a été téléchargé plus de six millions de fois, dont un million sur PC[37].

En , Psyonix annonce 20 millions de joueurs en tout depuis la sortie[38]. Le , Psyonix annonce que le jeu a été écoulé à 8 millions d'exemplaires tandis que 22 millions de joueurs ont joué au jeu sans forcément en faire l'acquisition[39]. Sony évoque que Rocket League est le jeu le plus vendu du PlayStation Store en 2016.

En , ce sont 10,5 millions d'exemplaires qui ont trouvé preneur[40]. En , le nombre de joueurs passé sur le jeu s'élève à plus 50 millions, puis 60 millions en 2019[41]. Lors de la conférence de l'E3 2019, les développeurs ont déclaré qu'ils voyaient bien le jeu tenir 10 ans, voire 20 ans.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « ESRB info » (consulté le )
  2. « PEGI info » (consulté le ).
  3. a et b « Rocket League »
  4. https://docs.google.com/spreadsheets/d/1pa63wqAvgRYDh23cSSjT1r-K_Qe6AFIcwzEDZjwyadM/htmlview?usp=drive_web&sle=true
  5. « Incoming: New Rare Items and Trade-In System »,
  6. a et b (en) Simon Parkin, « Rocket League: The long road to overnight success », sur Eurogamer, (consulté le )
  7. a b et c (en) Alex Wawro, « Why some old designs are worth revisiting: A Rocket League story », sur www.gamasutra.com (consulté le )
  8. a et b (en) Chris Baker, « Smart calls, timing, luck, & poverty: How Rocket League succeeded », sur www.gamasutra.com (consulté le )
  9. (en-US) Shaun Prescott, « EA turned down Rocket League, according to a Psyonix dev », sur PC Gamer, (consulté le )
  10. « Psyonix Forums • View topic - Battle-Cars 2 Official Name Announcement »
  11. (en) « Rocket League Coming to Xbox One », sur IGN, (consulté le ).
  12. (en) Ryan Gilliam, « Rocket League drops Mac and Linux support », sur Polygon, (consulté le )
  13. (en) Jay Peters, « Rocket League is killing online multiplayer on macOS and Linux », sur The Verge, (consulté le )
  14. (en-US) Imogen Beckhelling, « Rocket League ending Mac and Linux support because they represent “less than 0.3%” of active players », sur Rock, Paper, Shotgun, (consulté le )
  15. (en) Samit Sarkar, « Rocket League surpasses 5M copies sold, 15M players », sur Polygon, (consulté le )
  16. « Rocket League apporte de nouvelles maps, véhicules, modes de jeux et trophées en août »
  17. (en) « Rocket League's Supersonic Fury DLC now available on PS4 and PC », sur International Business Times UK, (consulté le )
  18. (en) « ‘Rocket League: Revenge Of The Battle-Cars’ DLC Release Oct 13; Halloween Unlockables To Follow », sur Franchise Herald, (consulté le )
  19. « Rocket League : Revenge of the Battle-Cars DLC Trailer - Trailer de jeu vidéo - Gamekult »
  20. « Le DLC Rocket League: Chaos Run arrive en décembre »
  21. « L'arrivée du DLC Chaos Run - Rocket League »
  22. « DC Super Heroes DLC Coming in March », sur Rocketleague.com, (consulté le ).
  23. « NBA Flag Pack Delisting on September 28 », sur Rocketleague.com, (consulté le ).
  24. « Rocket League s’enrichit ce mois-ci du DLC Back to the Future »
  25. « Rocket League accueille un DLC Fast & Furious », sur Toms Guide : actualités high-tech et logiciels, (consulté le )
  26. (en-US) « Jurassic World », sur Rocket League® - Official Site (consulté le )
  27. « Rocket League: Interview With Thomas Silloway :: ZAM », sur web.archive.org, (consulté le )
  28. (en)Tamoor Hussain, « Rocket League Dev Explains New Esports Drive », 15 février 2016 (consulté le 10 août 2020)
  29. (en)Eddie Makuch, « Rocket League Pro League Announced, Offers $75,000 in Prizes », 2 mars 2016 (consulté le 10 août 2020)
  30. « Rocket League (PS4) », sur Gameblog
  31. « Rocket League », sur Gamekult
  32. « Rocket League »
  33. « Rocket League (PlayStation 4) »
  34. « Rocket League », sur Metacritic
  35. « Rocket League for Windows (2015) », sur MobyGames
  36. « Rocket League dépasse régulièrement le million de joueurs actifs »
  37. Benjamin Bouvier, « Rocket League : Psyonix nous donne des chiffres »,
  38. « Rocket League : plus de 20 millions de joueurs connectés ! », sur jeuxactu.com, (consulté le ).
  39. ChewbieFR, Rocket League : 8 millions d'exemplaires ont été écoulés !, , Jeuxvideo.com.
  40. daFrans, Rocket League : 10,5 millions d'exemplaires vendus, 13 mars 2017, Jeuxvideo.com.
  41. Clementoss, Rocket League : 60 millions de joueurs l'ont essayé quatre ans après sa sortie, 14 juillet 2019, Jeuxvideo.com.

Liens externes[modifier | modifier le code]