Rochefort-en-Valdaine

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Rochefort-en-Valdaine
Rochefort-en-Valdaine
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Montélimar-Agglomération
Maire
Mandat
Christel Falcone
2020-2026
Code postal 26160
Code commune 26272
Démographie
Gentilé Rochefortois, Rochefortoises
Population
municipale
355 hab. (2017 en augmentation de 0,85 % par rapport à 2012)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 30′ 59″ nord, 4° 51′ 40″ est
Altitude Min. 165 m
Max. 446 m
Superficie 12,8 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Montélimar
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Dieulefit
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Rochefort-en-Valdaine

Rochefort-en-Valdaine est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est situé dans la vallée du Rhône, à plus de 10 kilomètres au sud-est de la ville de Montélimar et à environ 20 kilomètres au nord-ouest de Valréas et 40 km de Vaison-la-Romaine.

Rose des vents Puygiron Puygiron La Touche Rose des vents
Espeluche N La Touche
O    Rochefort-en-Valdaine    E
S
Espeluche Montjoyer Montjoyer

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le village n'est accessible que par la départementale 4 qui fait la jonction entre l'autoroute 7 vers 5 kilomètres au nord-ouest et le village de Grignan à une dizaine de kilomètres au sud-est.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Rochefort-en-Valdaine est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[1],[2].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montélimar, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 45 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[3],[4].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Village perché[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[6] :

  • 1280 : castrum Ruppe Forti (cartulaire de Montélimar, 25).
  • 1291 : Rupefort (cartulaire de Montélimar, 33).
  • 1298 : Rochafortis (Ann. d'Aiguebelle, I, 483).
  • 1355 : Rochafort, in Vaudania (archives de la Drôme, fonds de Léoncel).
  • 1391 : Rochefort en Vaudaine (choix de docum., 214).
  • 1391 : Rupes Fortis Tricastinensis diocesis (d'Hozier, III, 956).
  • 1540 : Rupes Fortis (A. du Rivail, De Allobrog., 116).
  • XVIIIe siècle : Rochefort en Valdaine (rôle de décimes).
  • 1891 : Rochefort, commune du canton de Montélimar.

(non daté)[réf. nécessaire] : Rochefort-en-Valdaine.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Découverte de plusieurs hachettes en serpentine et d'ossements humains[7].

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune fait partie de la tribu gauloise des Tricastins[réf. nécessaire].

De beaux spécimens de céramique sigillée ont été trouvés aux quartiers de la Série et de la Baysse[8].

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Débris de poterie romaine (col d'amphore, écuelle, vase divers), tuiles plates (tegula), fibules en bronze.
Les monnaies découvertes sont datées de l'an 60 à l'an 300. La plus récente est une pièce frappée par la colonie romaine de Nîmes sous le règne de l'empereur Constance Chlore ((vers 250-306)[réf. nécessaire].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Charte lapidaire : donation pour la refondation de l'abbaye d'Aiguebelle.
Terrier de Rochefort (1624), page 23.

La première construction érigée était une motte castrale bâtie sur le rocher. Les fondations en pierre du château remontent au Xe siècle[réf. nécessaire].

Le site médiéval de la Série, daté du IXe siècle au XIe siècle, est situé au nord la vallée de la Citelle. Il a révélé une trentaine de cruches et urnes de type poterie kaolinitique[9].

La seigneurie :

  • Au point de vue féodal, Rochefort était une terre des Adhémar[6].
  • Elle passe aux comtes de Valentinois[6].
  • Milieu XIIe siècle : possession des Gontard[6] (en fait, il s'agirait de la lignée des Loup-Dalmas ; Gontard n'étant que le prénom du premier seigneur de cette famille[réf. nécessaire]).
    • Ils n'en possèdent plus qu'une moitié en 1259[6].
    • Elle passe (par héritage) aux (du) Puy[6] (du Puy-Montbrun[5]).
  • L'autre moitié est acquise par les comtes de Valentinois[6].
    • 1295 : cette moitié est donnée aux Taulignan[6].
    • 1472 : elle est donnée aux (du) Puy qui réunisse ainsi toute la terre[6].
  • 1789 : les (du) Puy sont les derniers seigneurs[6].

Les écrits les plus anciens datent du XIIe siècle. Le plus important est la charte lapidaire mentionnant la donation faite le 26 juin 1137 (« VI des calendes de juillet ») par Gontard-Loup, seigneur de Rochefort, à l'abbé de Morimond pour refonder l'abbaye d'Aiguebelle. Le texte dit : « Moi, Gontard Loup, seigneur du lieu de Rochefort donne ce lieu à l'abbaye de Morimond pour construire une abbaye en l’honneur de la vierge Marie ». Les successeurs de Gontard confirmeront et complèteront cette donation en 1137, 1150, 1180 et 1234[réf. nécessaire].

En 1285, les seigneurs de Taulignan succèdent aux Loup-Dalmas. En 1340, Aymar de Taulignan est nommé bailli général par Louis de Poitiers, comte de Valentinois[réf. nécessaire].

En 1347, la famine et la peste noire atteignent la commune. En 1389, le château et le village sont détruits par Ramond de Turenne lors du pillage des Baronnies et de la Valdaine[réf. nécessaire].

Pendant les guerres de Religion, la famille (du) Puy-Montbrun compte des généraux opposés[5]. François du Puy-Montbrun passe du camp protestant à celui catholique. En 1574, il contribue à la capture de son cousin Charles du Puy-Montbrun, chef des huguenots du Dauphiné[réf. nécessaire].

En 1624, le terrier de Rochefort est rédigé. Ce document exceptionnel est aujourd'hui encore en parfait état de conservation[10],[source insuffisante].

En 1629, une nouvelle épidémie de peste atteint le village[réf. nécessaire].

Avant 1790, Rochefort était une communauté de l'élection, subdélégation et sénéchaussée de Montélimar.
Elle formait une paroisse du diocèse de Saint-Paul-Trois-Châteaux, dont l'église était dédiée à saint Blaise et dont les dîmes appartenaient en dernier lieu aux bénédictins de Saint-André-de-Villeneuve-lès-Avignon, comme prieurs d'Espeluche[6] :

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune est comprise dans le canton de Châteauneuf-de-Mazenc. La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) la place dans celui de Montélimar[6] :

En octobre 1793 le château est détruit par les habitants sur ordre de la Convention. Jacques du Puy Montbrun, dernier seigneur de Rochefort, émigre aux États-Unis[réf. nécessaire].

Un habitant de Rochefort, Pierre Thomas, fait partie de la 32e brigade des « volontaires de la Drôme » qui participa à la bataille de Rivoli (1797) et à la bataille du pont d'Arcole. Bonaparte disait alors d'eux « J'étais tranquille, la 32e était là »[réf. nécessaire].

En 1909, le vieux village et la vieille école établis sur le versant nord du château sont définitivement abandonnés[11].

Première Guerre mondiale : le village compte treize combattants morts pour la France, le plus jeune avait 19 ans, le plus âgé 47 ans[réf. nécessaire].

Seconde Guerre mondiale : le monument aux morts porte les noms de deux hommes morts au cours de cette guerre : Lucien Manent et François Roux[réf. nécessaire].

1975 : arrivée de l'eau courante au village[réf. nécessaire]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2020 Danielle Granier DVD retraitée Fonction publique
2020 En cours
(au 21 novembre 2020)
Christel Falcone[12]    

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2017, la commune comptait 355 habitants[Note 3], en augmentation de 0,85 % par rapport à 2012 (Drôme : +4,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
312305346355352334354368340
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
334335351323333315298291285
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
272268256232218200187179154
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
171171191211258304338343352
2017 - - - - - - - -
355--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : le dimanche après le 3 février[5].
  • Début mai: la course de côte du Colombier[5].
  • Fête communale : le dernier dimanche de septembre[5].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : céréales, lavande, ovins[5].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Vestiges de remparts[5].
  • Château fort ruiné : donjon (XIIe siècle au XVIe siècle) avec salle voûtée[5], propriété de la commune depuis le 10 septembre 1985[réf. nécessaire].
  • Au Colombier : maisons pittoresques[5].
  • Chapelle romano-gothique[5].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Rochefort-en-Valdaine possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  2. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  3. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  5. a b c d e f g h i j et k Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Rochefort-en-Valdaine
  6. a b c d e f g h i j k et l J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 310
  7. Inventaire général du patrimoine culturel 1926, 1927 (année 1936, sépulture au quartier de Malacombe)
  8. Rochefort conté par ses habitants, Editions l'ACROCH, 1980
  9. Jean-Claude Alcamo, Notes sur les poteries kaolinitiques du Xe siècle de la Série (Rochefort-en-Valdaine)
  10. Archives départementales de la Drôme
  11. Michèle Bois et Gabriel Giffon, Histoire de Rochefort en Valdaine, 1999
  12. Rochefort-en-Valdaine sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 21 novembre 2020).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.