Autoroute A507 (France)

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Autoroute A507
Cartouche de la route
Carte de la route.
L'autoroute A507.
Autres dénominations Rocade L2
Historique
Ouverture Partie Est : 29 novembre 2016 (5,2 km)
Partie Nord : prévue fin 2017 (4,5 km)
Caractéristiques
Longueur 9,7 km
Direction Nord-Ouest
Extrémité sud-est Marseille (Saint-Loup)
Intersections A50 et A7 à Marseille
Extrémité nord-ouest Marseille (Les Arnavaux)
Réseau Autoroute française
Villes principales Marseille

L'autoroute A507 ou rocade L2 est une autoroute urbaine à Marseille (Bouches-du-Rhône) devant, à terme, constituer un contournement du centre-ville entièrement autoroutier, sans péage et accessible aux poids-lourds (sauf matières dangereuses)[1] en reliant l'autoroute Nord (A7) à l'autoroute Est (A50) en 9,7 kilomètres.

Le projet de créer une rocade périphérique à Marseille remonte à 1933 mais a été maintes fois repoussé. Les travaux ont débuté dans les années 1990 mais ont été interrompus avant d'être relancés en 2009 dans le cadre d'un partenariat public-privé.

La section Est, traversant les quartiers de Frais Vallon, Saint-Julien, les Caillols et Saint-Loup entre l'A50 (échangeur Florian) et Saint-Jérôme, est ouverte depuis le . La section Nord, reliant la partie Est à l'A7 (échangeur des Arnavaux) via les quartiers nord, devrait être ouverte fin 2017. À plus long terme, la rocade L2 devrait se prolonger vers la Pointe Rouge par un « boulevard urbain sud ».

Historique[modifier | modifier le code]

Le projet de créer une rocade périphérique à Marseille remonte aux années 1930. Il s'agissait alors déjà de faire face à l'engorgement des routes existantes et notamment celle du Jarret qui relie le Nord à l'Est (d'où le nom de « L2 », toujours utilisé aujourd'hui et qui signifie « deuxième liaison »)[2].

À l'époque, les quartiers nord et est sont encore peu urbanisés mais cela change à partir des années 1960 : pour faire face aux besoins, une urbanisation intense se développe et la voie prévue pour accueillir la L2 est finalement dédiée à la construction de grands ensembles[2].

En 1974, le schéma directeur de l’agglomération de Marseille prévoit un statut de voie urbaine rapide pour la L2. Dans les années 1970, la ville de Marseille construit une section Nord, sous la forme d'une route de 2 × 2 voix qui passe aux pieds des cités des quartiers nord[3].

En 1979, le projet est inscrit au contrat de plan État-région de 1979 et la maitrise d'ouvrage passe à l'État[4]. Un premier tronçon est construit dans les années 1980 entre Frais Vallon et Saint-Jérôme : elle reste la seule section en service jusqu'en 2016[4]. En 1992, la section Est entre Frais Vallon et l'A50 fait l'objet d'une déclaration d'utilité publique[4] et la mise en chantier débute : il s'agit alors d'une autoroute presque entièrement couverte[3]. Les travaux sont toutefois interrompus à plusieurs reprises[3].

La voirie existante ne répondant plus aux normes autoroutières[3], la section Nord fait l'objet au cours des années 2000 d'un nouveau projet. En 2009, un partenariat public-privé est signé avec la Société de la rocade L2, filiale de Bouygues[2], et la section Nord est déclarée d'utilité publique[3].

En 2013, le gouvernement Ayrault annonce qu'il souhaite terminer les travaux de la L2[5]. Une « ouverture partielle et progressive » est prévue à partir de 2016, à commencer par la section Est à l'automne puis le tronçon Nord en 2017[6].

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Avancement[modifier | modifier le code]

Le chantier de la L2 à la Parette
Le chantier de la L2 à la Parette (octobre 2012).

La section Nord de l'A507, entre l'A7 (échangeur des Arnavaux) et le rond-point Père-Wresinski, (Saint-Jérôme), fait l'objet de lourds travaux d'août 2014 à 2017. Provisoirement, les boulevards urbains existants (avenues Arnavon et Salvador-Allende), à 2×2 voies mais séparés par le rond-point Pierre-Paraf (de Sainte-Marthe) sont utilisés. Ils constituent ensemble la route nationale 1547.

L'essentiel du gros œuvre de la section médiane, du rond-point de Saint-Jérôme à l'avenue des Caillols, est réalisé. Elle est en service sur un peu moins d'un kilomètre jusqu'à sa jonction avec l'avenue Jean-Paul-Sartre (échangeur de Frais-Vallon), section classée route nationale 547. La section suivante, en tunnel sous Montolivet et Bois-Luzy, et dont la couverture a fait l'objet d'un traitement paysager important (parc de la Moline), est en cours de mise aux normes.

Au sud de l'avenue des Caillols, les travaux, interrompus pendant de longues années, ont repris de 2010 à 2011, et à nouveau depuis 2014. Le passage sous la voie ferrée Marseille - Toulon et l'échangeur avec l'A50 (Florian) sont achevés, et les chaussées commencent à y être construites à l'été 2015. [pas clair]

Le gouvernement a décidé, le 6 mai 2013, de confier le chantier d'achèvement à l'entreprise Bouygues, dans le cadre d'un partenariat public-privé. Bouygues faisant l'avance de la quote-part du gouvernement, soit 120 millions d'euros, celui-ci remboursant sur 30 ans un total de 400 millions, les collectivités locales (Région, département, communauté urbaine) déboursant de leur côté 380 millions[7]. Le chantier a redémarré activement à l'automne 2014 et devait se finir à l'été 2016 pour la partie Est, et fin 2017 pour la partie Nord. Toutefois, le chantier de la partie Est terminé, l'État a refusé la livraison de l'équipement en raison de réserves techniques sur la fiabilité et la sécurité de la section[8]. Des travaux ont depuis menés et, malgré l'opposition des comités d'intérêt de quartier des 13e et 14e arrondissements[9], la section Est ouvre le [10].

Boulevard urbain sud[modifier | modifier le code]

Le boulevard urbain sud est un axe routier en projet de 8,5 km devant relier l'échangeur Florian (L2 / autoroute Est) à la Pointe-Rouge. Il doit « permettre de désengorger la circulation automobile des quartiers sud et est » en réalisant un contournement du centre-ville[11].

Envisagé à l'origine comme une voie rapide, le projet actuel prévoit un boulevard urbain paysager intégrant des sites propres pour les transports en commun, des pistes cyclables et des chemins piétons. Il est reconnu d'utilité publique depuis et la mise en service d'un premier tronçon pourrait avoir lieu en 2020[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stéphanie Guillot Leheis, La ville et sa rocade. Un projet d'infrastructure au risque du temps long, le cas de Marseille, Université Paris Est, (lire en ligne)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Wikisara
  2. a, b et c « La L2, une longue histoire », sur L2-Marseille.com (consulté le 2 septembre 2016)
  3. a, b, c, d et e Guillot Leheis 2011, p. 25
  4. a, b et c « Historique de la L2 », sur DREAL PACA (consulté le 2 octobre 2016)
  5. « Ce qu'il faut retenir des annonces d'Ayrault pour Marseille », sur France Infos,
  6. « Marseille : livraison de la L2, quelle histoire ! », sur La Provence,
  7. Bouygues à fond la caisse sur la rocade de Marseille, Le Canard enchaîné, 5 juin 2013, page 4.
  8. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées reserves.
  9. « Rocade L2 à Marseille : les CIQ du 14e menacent d'un référé », sur laprovence.com (consulté le 4 novembre 2016)
  10. « Marseille : non, vous ne rêvez pas, la L2 est enfin ouverte ! », sur La Provence,
  11. a et b « [Transport] Feu vert de l’Etat pour le boulevard urbain sud de Marseille », sur Go-Met,

Liens externes[modifier | modifier le code]

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