Robo-advisor

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Un robo-advisor (« robot-conseiller »[1]) est un type de conseiller en gestion de patrimoine automatisé qui assure la gestion de portefeuilles en ligne avec une faible intervention humaine[2]. Basé sur des algorithmes, sur l'étude du big data et sur l'évolution des marchés financier, le robot optimise le portefeuille géré[3].

Selon le mode de gestion adoptée (gestion conseillée ou gestion délégué), le robot pourra gérer le portefeuille du client en toute autonomie ou bien se limiter à fournir des conseils que le client sera libre de suivre ou non[4].

L'arrivée sur le marché de la technologie de robo-advisor permet d'abaisser le coût de la gestion de patrimoine et donc de démocratiser cette pratique auprès d'un public disposant de moins d'épargne. Le principe des robo-advisor repose sur la disruption des modèles de gestion des finances personnelles et s'inscrit dans le mouvement global de l'émergence des FinTech[5].

À mi-2015, les trois plus importantes entreprises sur ce secteur sont les américaines Wealthfront (en), Betterment et Personal Capital[6].

En Europe, les principaux robo-advisor sont MoneyFarm (UK & Italie), Nutmeg (UK), Scalable Capital[7] (UK, Allemagne & Autriche), Vaamo (Allemagne).

Le Marché Français[modifier | modifier le code]

Les entreprises françaises sur ce secteur sont notamment Advize, FundShop, Fundvisory, Marie Quantier, Yomoni et Wesave[8]. Si le modèle américain porté par Betterent et Wealthfront est basé sur une gestion 100% automatisée, les fintechs françaises ont opté pour un modèle hybride entre gestion automatisée et comité d'investissement humain.

Yomoni et WeSave, vous offre une gestion déléguée d'assurance-vie. Cela signifie que ces fintechs géreront et arbitreront votre portefeuille sans aucune intervention de votre part.

Advize ou Marie Quantier se limiteront à émettre des recommandations d'allocation en fonction de votre profil de risque et de l'évolution des marchés boursiers que vous serez libre de suivre ou non.

FundShop (B2B) et Fundvisory (B2B2C) proposent des solutions paramétrables en marque blanche aux institutions financières et conseillers de gestion de patrimoine indépendants.

Ces nouveaux modèles sont centrés sur les besoins et usages des clients plutôt que sur les produits d'investissement et permettent, grâce à la technologie, d'offrir aux épargnants[9] une qualité de service à moindre frais[10], disponible jusqu'alors uniquement en gestion de fortune chez les acteurs physiques traditionnels. Leurs propositions se différencient des simples offres digitalisées des courtiers en ligne[11] par leur apport d'un service à forte valeur ajoutée[12] qui permet à l'utilisateur d'être accompagné dans ses investissements.

Réglementation et Agréments[modifier | modifier le code]

Les robo-advisors sont encadrés par les mêmes règles que les gérants d'actifs traditionnels. En France, ils doivent se conformer aux règles et agréments délivrés par l'AMF et l'ACPR selon leurs formes juridiques.

La plupart des acteurs ont le statut de Conseiller en Investissement Financier leur permettant de distribuer des produits financier et d'émettre des conseils à leurs clients. Les contrats d'assurance-vie sont, dans tous les cas portés par des assureurs, notamment Suravenir, la filiale du Crédit Mutuel Arkéa, très active auprès des fintechs.

Seule exception, Yomoni, qui a opté pour le statut de Société de Gestion encadré par l'AMF. Cet agrément offre à Yomoni la possibilité de gérer directement ses portefeuilles sans passer par un partenaire agréé.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.lesechos.fr/17/03/2015/LesEchos/21899-163-ECH_un-robot-pour-gerer-votre-argent--.htm
  2. http://www.nytimes.com/2014/04/12/your-money/start-ups-offer-financial-advice-to-people-who-arent-rich.html?_r=0
  3. « Qu'est-ce qu'un robo-advisor ? », JepargneEnLigne.com,‎ (lire en ligne)
  4. « Robo-advisor : comparatif détaillé des acteurs en France », JepargneEnLigne.com,‎ (lire en ligne)
  5. « A quoi servent les FinTech ? », sur Les Echos.fr (consulté le 5 avril 2016)
  6. http://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/021231104140-les-robots-sont-ils-de-bons-conseillers-financiers-1140200.php
  7. (de) « Scalable etabliert sich als Marktführer in Deutschland - manager magazin », manager magazin,‎ (lire en ligne)
  8. « Robo-advisor : comparatif détaillé des acteurs en France », sur www.jepargneenligne.com (consulté le 5 avril 2016)
  9. « BLOG-NOTE: Yomoni, Advize, Marie Quantier, Fundshop : la Fintech qui révolutionne l'épargne grand public », sur sebastiengoix.blogspot.fr (consulté le 5 avril 2016)
  10. « Economisez avec la gestion low cost », sur lesechos.fr (consulté le 5 avril 2016)
  11. « Assurance-vie en ligne, le plus des FinTech », sur lesechos.fr (consulté le 5 avril 2016)
  12. BFM BUSINESS, « Idées de placements: Gérer son patrimoine avec les Fintech - 02/03 », sur BFM BUSINESS (consulté le 5 avril 2016)