Robertine Barry

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Robertine Barry
RobertineBarry.jpg
Naissance
Décès
Nationalité
Canadienne
Activité

Robertine Barry – ou Françoise – née le à L'Isle-Verte au Canada-Est et morte le à Montréal, est la première femme journaliste canadienne-française.

C’est sous le pseudonyme de Françoise qu’elle sera connue comme rédactrice et journaliste, d’abord à La Patrie à Montréal puis, plus tard, dans sa revue bimensuelle le Journal de Françoise. Elle a aussi collaboré à plusieurs autres journaux et magazines.

Elle a publié un recueil de nouvelles, Fleurs champêtres. Des critiques l'ont comparée à George Sand et à Balzac. Elle a fait partie de la Société des gens de lettres et a été décorée des Palmes académiques.

Elle comptait parmi ses ami-e-s plusieurs libres penseurs dont Edmond de Nevers, Godfroy Langlois, Juliette Adam, la journaliste Séverine ainsi que son premier patron, Honoré Beaugrand, un franc-maçon avec qui elle partageait bien des idées avant-gardistes.

Elle a fait partie du comité de fondation de la première association féministe canadienne-française, la Fédération nationale de la Société Saint-Jean-Baptiste. Elle s'est impliquée aussi dans le comité de fondation d'une école ménagère et du collège d'instruction supérieure pour les filles, devenu le collège Marguerite-Bourgeois. Elle a été présidente de l'Association des femmes journalistes canadiennes françaises et du Canadian Women's Press Club. Elle a créé une commission des droits d'auteurs.

C'est elle qui a amené Olivar Asselin à s'établir à Montréal, en le recommandant au journal Les Débats que s'apprêtait à fonder Louvigny de Montigny à l'automne 1899[1].

Elle a été la « sœur d'amitié » d'Émile Nelligan et était une amie intime de sa mère. Le jeune poète lui a consacré le poème « Rêve d'artiste » sous la dédicace « À Mlle R. B. », lu lors d'une séance publique de l'École littéraire de Montréal du 26 mai 1899 et ensuite publié dans La Patrie le 23 septembre 1899. Elle a publié des articles à son sujet et a fait paraître dans le Journal de Françoise, en 1908-1909, trois poèmes que Nelligan lui avait envoyés avant son internement : « À une femme détestée », « Le Vent, le triste vent de l'automne » et « À George Rodenbach »[2]. Elle évoque son amitié pour le poète dans une note du Journal de Françoise saluant la parution du recueil mis au point par Louis Dantin[3].

Elle est décédée à l'âge de 46 ans.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pelletier-Baillargeon 1996, p. 135
  2. Paul Wyczynski, Émile Nelligan 1879-1941 : Biographie, Montréal, Fides, , 635 p. (ISBN 9782762113822), p. 265.
  3. Émile Nelligan, Journal de Françoise, 2 avril 1904.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Desjardins, S. (2010) Robertine Barry tome 1. La femme nouvelle. Biographie. Éditions Trois-Pistoles.
  • Desjardins, S. (2011) Robertine Barry tome 2. On l'appelait Monsieur. Éditions Trois-Pistoles.
  • Hélène Pelletier-Baillargeon, Olivar Asselin et son temps : Tome I. Le Militant, Montréal, Fides, 1996, 780 p. (ISBN 978-2-7621-1889-6)

Liens externes[modifier | modifier le code]