Robert Williame

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Robert Williame ( - ), était un pilote de chasse français et As pendant la Campagne de France (mai-juin 1940).

Carrière et combats[modifier | modifier le code]

L'avant-guerre[modifier | modifier le code]

Né le à Saint-Martin-Boulogne, il se destina très jeune à une carrière militaire et fut admis, dès 1930, à l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr (NB. Promotion 1930-32 : Maréchal Joffre). À l'issue de ses 2 ans d'instruction, il opta pour l'Armée de l'Air et fut breveté pilote en 1933 et, après avoir suivi avec succès un complément de formation au centre de formation des pilotes de chasse, il rejoignit la SPA.3 (en), 1re escadrille du GC.I/2 (1er groupe de chasse de la 2e escadre), groupe qui prendra en 1945 le surnom des "Cigognes".

En 1934 il fut l'un des rares officiers français de l'époque à suivre et réussir un stage d'instructeur parachutiste. Très bien noté par sa hiérarchie et estimé de tous, il fut promu au grade de capitaine dès . Un an plus tard, en , son unité fut équipée de MS.406 ; et c'est avec ce type d'appareil, déjà dépassé au vu de la qualité supérieure du matériel allemand, qu'il participa aux premiers combats de la Seconde Guerre mondiale.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • Le , à la tête de son escadrille, il attaqua un bombardier Dornier DO.17, près de Saverne; ce succès ne leur fut compté que comme "probable";
  • Le , au cours d'une mission de reconnaissance, son unité rencontra pas moins de 30 Bf.109, mais aucun des deux côtés n'entama les hostilités.

Cette atmosphère quelque peu délétère de la "Drôle de guerre", devait subitement cesser le .

  • Le , à la tête de 8 MS.406, il affronta une importante formation de chasseurs BF.109, et, bien que son propre appareil fut mis hors de combat, il en réchappa sans la moindre blessure;
  • Le , il abattit 2 bombardiers Junker JU.88, dont l'un après une poursuite de 130 km;
  • Le fut son "jour de gloire" :
    • l'après-midi, à la tête de 8 MS.406, protégés par 9 D.520 et 9 MB.152, lors d'une attaque contre des bombardiers ennemis, près de Beauvais, il abattit, en moins de 15 secondes, 3 Bf.109 de l'escorte;
    • lors de la sortie suivante, il s'adjugea 3 nouvelles victoires, cette fois sur des JU.87 Stukas.
    • Il venait de devenir, en un jour, l'un des plus grands As de cette campagne désastreuse.

À l'issue de l'armistice du 22 juin 1940 et après que le GC.I/2 eut été dissout à Nîmes, il reçut le commandement de la 6° escadrille du GC.III/9, équipé de MB.152, mais devait se tuer lors d'une simulation de combat aérien, près de Salon-de-Provence, le .

Palmarès[modifier | modifier le code]

Son palmarès s'établit à 8 victoires homologuées, dont 4 individuelles, et 1 probable.

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

  • L'Escadrille des Cigognes - Spa 3 1939-1940, par le Capitaine Williame, paru chez Arthaud en 1945 (publication posthume des notes du capitaine)
  • L'Armée de l'air
  • Site associatif du groupe de chasse I/2 "Cigognes" : http://escadron1.2cigognes.free.fr/

Lien interne[modifier | modifier le code]