Robert Triger

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Robert Triger
Biographie
Naissance
Décès
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Le MansVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Robert Triger (né au Mans le , mort le 15 janvier 1927 dans la même ville) est un historien français.

Il était président de la société historique et archéologique du Maine, inspecteur général de la société française d'archéologie, correspondant de la société des antiquaires de France. Commandeur de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, il fut aussi conseiller municipal de Douillet-le-Joly où il possédait un manoir et une maison. Il fit édifier une chapelle dans le cimetière de Douillet, où il repose.

Biographie[modifier | modifier le code]

Historien du Maine, ce docteur en droit publia de très nombreuses études d'ordre militaire, religieux, ou portant sur le riche patrimoine de sa province et des sujets très divers dont, en 1907, son Sainte-Suzanne (Mayenne), son histoire et ses fortifications[1], L’Histoire de Douillet-le-Joly (Sarthe), ou La fabrique des toiles de Fresnay-sur-Sarthe, La légende de la Reine Berthe au Pays des Bercons (région de Fresnay-sur-Sarthe)[2] etc. ; Henri Tournouër, dans son article "Robert Triger" paru dans la Revue historique et archéologique du Maine (1928, T. VIII), rappelle qu'en 1923 le catalogue général de ses publications compte 711 numéros.

À la suite de l'adoption de la loi de séparation des Églises et de l'État en 1905, la société historique et archéologique du Maine, sous l’impulsion de Robert Triger, demanda une enquête sur les richesses artistiques contenues dans les édifices religieux et sur leur entretien. Elle demanda le maintien de toutes ces richesses (statues, vitraux, boiseries, retables, cloches, orfèvrerie, calvaires…) dans leurs emplacements. En 1911, l’État accepta l’entretien de tous les édifices religieux, catholiques et protestants : chapelles, églises et cathédrales.

Mémoire[modifier | modifier le code]

Un square et une rue portent le nom de Robert Triger au Mans, de même qu'une rue de Sainte-Suzanne. L'éloge funèbre qui suit, œuvre de H. Tournoüer, est paru dans Excursion de la société historique et archéologique de l'Orne dans le Maine (30 août - 3 septembre 1926), de G. Hubert, Imprimerie Alençonnaise, Alençon, 1927[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Version papier rééditée en 1996 par les Éditions régionales de l'Ouest, préface de Gérard Morteveille, (ISBN 2-85554-077-1)
  2. Version papier rééditée, et augmentée, en 1999 aux Editions Imprimerie fresnoise
  3. « Ce n'est pas sans une profonde émotion que je trace ces lignes à la suite du compte rendu de notre excursion en Mayenne. Nous ne nous doutions guère, hélas ! que nous aurions, quelques mois plus tard, à déplorer la perte de ce confrère incomparable, de cet ami fidèle, si plein de vie, d'entrain et de savoir en ces journées où il donna, en quelque sorte, toute la mesure de ses belles qualités. Je suis donc sûr d'être l'interprète de tous ses compagnons de route et aussi des Membres de la Société historique de l'Orne en adressant à sa mémoire un souvenir ému et reconnaissant. Robert Triger, homme de foi profonde et de grande énergie, travailleur infatigable, patriote ardent, laisse dans le Maine et en particulier au Mans un vide immense. Il avait su par son aménité, par son jugement très droit, par les services qu'il ne cessait de rendre à toutes les bonnes causes, attirer à lui sympathies et affections. Il avait une prédilection marquée, dans ses amitiés, pour Alençon où il avait vécu tout enfant, où son père avait joué un rôle pendant la guerre de 70, et, de cette prédilection, notre Société avait bénéficié. Il sut honorer grandement notre fondateur Léon de La Sicotière et l'un de nos vice-présidents, Eugène Lecointre, dans des pages qui resteront comme les plus beaux hommages rendus à ces Normands au cœur si grand. Il sut aussi s'associer à toutes nos manifestations locales, prendre part à plusieurs de nos tournées et nous réserver, lorsque nous vînmes au Mans, l'accueil le plus chaleureux. À tous ces titres, Robert Triger nous était bien cher et sa mort est un deuil pour nous. Nous gardons du moins la très douce pensée que ses amis de l'Orne ont fêté, les derniers, à Sainte-Suzanne, ses vingt-cinq ans de présidence dans un enthousiasme qui fut certainement sa suprême joie. Dieu le rappela à lui le 15 janvier dernier (1927) après de longues souffrances supportées avec la résignation chrétienne dont il donna tant de preuves au cours de sa vie, semée de sacrifices. Il repose avec les siens dans la chapelle qu'il avait fait édifier au cimetière de Douillet-le-Joly, près de la maison familiale et sous la garde d'une population qui lui était très attachée. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stéphane Tison, L'ébauche hésitante d'une mémoire transnationale : Robert Triger et le souvenir de la Guerre 1870-1871, in Revue historique et archéologique du Maine, Le Mans, 2000 (3e série, tome 20/tome CLI de la collection, p. 9-44 - Actes du Colloque international "Le Maine et l'Europe").

Source[modifier | modifier le code]

  • Revue historique et archéologique du Maine, éd. papier ; voir aussi : éd. numérique, full text, DVD/CDRom Revue historique et archéologique du Maine/1875-2000 (151 vol./env. 50 000 pages), copyright Société historique & archéologique du Maine, 17 rue de la Reine Bérengère, 72000 Le Mans, 2006.

Liens externes[modifier | modifier le code]