Robert Lechêne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Robert Lechêne
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Parti politique

Robert Lechêne, né le 23 juillet 1927 à Bourges, est un journaliste de la presse communiste française[1],[2].

Journaliste[modifier | modifier le code]

Adhérent au Parti communiste français depuis 1946, après des études inachevées en lettres supérieures au lycée Condorcet, Robert Lechêne entre en au quotidien communiste Ce soir d'Aragon, où il acquerra une pratique du métier auprès de professionnels tels que Jean-Marie Coldefy, Jacques-Francis Rolland, Pierre Daix et André Stil.

Après la disparition de Ce soir en février 1953, il entre dans l'équipe du magazine communiste L'Humanité Dimanche[3] sous l'autorité successivement de Maurice Choury, François Lescure, Jean Récanati, Marcel Verfeuil, puis André Carrel de 1957 à 1981. Robert Lechêne sera ensuite, jusqu'à sa retraite en , affecté à une rubrique de L'Humanité quotidienne travaillant sur des sujets hors-actualité les plus variés.

Vulgarisateur[modifier | modifier le code]

La pratique journalistique de Robert Lechêne est caractérisée par une polyvalence étendue, de la mise en page du plomb au grand reportage (URSS et Sibérie, Caraïbes, Terre de Feu, Canada, Japon, Mongolie), des spectacles à la vulgarisation scientifique et technique dans de multiples domaines, de l'astronautique à l'informatique, la robotique ou l'imagerie médicale.

Membre depuis 1958 de l'Association des Journalistes d'Information Scientifique, il écrira divers ouvrages accompagnés de conférences pour les éditions dirigées par Lucien Barnier et Michel Rouzé, et pour les éditions la farandole. Plusieurs de ces ouvrages traitant de l'histoire et des techniques de l'imprimerie, il sera demandé par l'Encyclopædia Britannica pour l'article « Printing » de son édition 1975.

En 1963, il occupe pour un an la rédaction en chef du mensuel lancé par la Jeunesse communiste, Nous les garçons et les filles.

Militant[modifier | modifier le code]

En désaccord en 1976 avec une nouvelle formule de L'Humanité Dimanche qu'il estime s'éloigner de ce que doit être un magazine populaire[4], Robert Lechêne sera responsable d'une édition s'adressant aux entreprises, en relation avec le secteur « entreprises » du PCF animé par Jean Colpin[5].

En janvier 1980, après la condamnation par le PCF de la formule qu'il avait critiquée, Robert Lechêne dirigera jusqu'à l'élection de François Mitterrand en 1981 la rubrique politique de la formule la remplaçant, plus expressive des positions du Parti Communiste.

Tout au long de sa carrière professionnelle, il aura eu ainsi un comportement militant, dans la vie comme dans l'écriture, adhérent de base dans des cellules de Billancourt, Paris 2e et Ivry. Opposé à la « mutation » engagée par Robert Hue, qu'il considère comme une entreprise de liquidation du communisme en France, il renverra sa carte en 2002 après le 31e congrès du PCF, se définissant lui-même comme « communiste sans carte ».

Après son départ en retraite, passionné des peuples premiers comme il avait pu l'être lors de ses reportages, il a publié en 1992 Colomb de malheur, une biographie impitoyable pour la légende du découvreur Christophe Colomb.

Robert Lechêne est marié depuis 1953 à Marie-Thérèse Borri.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • La Lune, planète des hommes, Éditions Mondiales "le demi-siècle de la science", DelDuca 1958
  • Mystères sous nos pas, Éditions Mondiales "le demi-siècle de la science", DelDuca 1960
  • Feu vert pour l'espace, La Farandole "Savoir et connaître", 1961
  • La mécanique des climats, Diagrammes no 75, Ed. du Cap, 1963
  • L'imprimerie de Gutenberg à l'électron, La Farandole "Savoir et connaître", 1965
  • L'imprimerie moderne,ou la seconde mort de Gutenberg, Diagrammes no 120, Ed. du Cap, 1967
  • L'imprimerie de Gutenberg à l'électron, préface de Julien Cain, la Farandole, 1972
  • Colomb de malheur, Messidor-Scanéditions/Temps actuels, 1992

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. in André Carrel, "Mes humanités" (ed. l'œil d'or) p. 200
  2. Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier
  3. in Raymond Lavigne "Je suis un communiste heureux" (ed.La Table Ronde 1975) p. 177
  4. in André Carrel Mes humanités (ed. l'œil d'or) p. 236
  5. Jean Colpin et les « 43 », Communistes à l'entreprise (Éditions Sociales 1979)