Robert Lachenay

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Robert Lachenay
Naissance
Paris
Nationalité française
Décès (à 77 ans)
Andeville (Oise)
Profession photographe, assistant, scénariste, producteur, acteur
Séries notables D'Iberville

Robert Lachenay est un scénariste et acteur français, également réalisateur et producteur de cinéma, né le à Paris 9e et mort le à Andeville (Oise)[1],[2],[3]. Il fut un des plus proches amis du cinéaste François Truffaut[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il rencontre François Truffaut à l'école de la rue Milton (Paris IXe) à la rentrée des classes en 1943[2]. Avec lui, il crée en 1948 le ciné-club Le Cercle Cinémane[2].

Truffaut l'introduit dans le monde du cinéma à l'époque de la Nouvelle Vague[2].

Assistant de François Truffaut sur Les Mistons[2], il fonde avec ce dernier et André Bazin, en 1957, la société de production Les Films du Carrosse.

En 1961, les deux amis se brouillent[2]. Ils se réconcilient en 1983. Avec Claude Berri, Robert Lachenay est l'une des dernières personnes à rendre visite à Truffaut en septembre 1984[2].

Tour à tour photographe, assistant, scénariste, producteur, acteur, il signe trois films avant de s'installer au Canada en 1966 où il participe à la réalisation du téléfilm D'Iberville.

En tant que critique, François Truffaut a signé du nom de Robert Lachenay, une cinquantaine de fois, des articles publiés dans Les Cahiers du cinéma[2].

François Truffaut a également utilisé son nom pour le personnage principal de La Peau douce, Pierre Lachenay, et pour le personnage de René Bigey dans Les Quatre Cents Coups[2].

Européen convaincu, Robert Lachenay fonde en 1973 le Mouvement populaire d'unité européenne (MPUE).

Lachenay, l'ami dans l'ombre[modifier | modifier le code]

« Il était le camarade d'école le plus proche de François Truffaut. Il deviendra son double, son prête-nom, et il y a beaucoup de lui dans le personnage d'Antoine Doinel. Leur amitié survivra aux brouilles et durera quarante ans.

Personne n'a relevé la mort de Robert Lachenay, le 11 novembre 2005, à 74 ans. La vie d'un inconnu s'est achevée comme elle s'est déroulée, dans l'anonymat. Avec lui s'efface pourtant le nom d'un critique de cinéma célèbre des années 50. Et disparaît un personnage de films. Pas un acteur, non, un personnage : un certain Lachenay qui hante La Peau douce avec son visage triste, et inspire directement le « René Bigey » des Quatre Cents Coups, l'inséparable ami d'Antoine Doinel. À chaque reprise, derrière ces Lachenay, le critique et le personnage, on retrouve le même homme, qui les fait advenir et s'en inspire : François Truffaut. Robert Lachenay fut ainsi le pseudonyme préféré de Truffaut quand il écrivait ses textes les plus virulents des Cahiers du cinéma, comme il fut le modèle de Jean Desailly dans La Peau douce, et de Jean-Pierre Léaud-Antoine Doinel, un des personnages les plus célèbres du cinéma mondial[4]. »

— Antoine de Baecque, Libération, 28 novembre 2005

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

  • 1961 : Le Scarabée d'or (court-métrage)
  • 1965 : Les voix d'Orly (court-métrage)
  • 1971 : Morella (court-métrage)

Producteur[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

  • 1961 : Le Scarabée d'or

Acteur[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. lesGensduCinema.com
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Antoine de Baecque, « Lachenay, l'ami dans l'ombre », Libération,‎ (lire en ligne) réédité dans Antoine de Baecque, Feu sur le quartier général ! : Le cinéma traversé : textes, entretiens, récits, Cahiers du cinéma, coll. « Petite bibliothèque des Cahiers du cinéma », , 1e éd.
  3. Le site, LesGensducinema.com indique la date du 11 octobre 2005 pour son décès mais Antoine de Baecque, dans Libération indique la date du 11 novembre.
  4. L'Ami dans l'ombre sur Libération.fr

Liens externes[modifier | modifier le code]