Robert Keller

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Robert Keller
Alias
Le Lion
Naissance
Le Petit-Quevilly
Décès (à 45 ans)
Bergen-Belsen
Nationalité Française
Profession
Chef de centre de relève des dérangements de Paris
Activité principale
Ingénieur des PTT
Autres activités
Résistant

Robert Keller (8 mai 1899, Le Petit-Quevilly - 14 avril 1945, Bergen-Belsen), était un résistant français durant la Seconde Guerre mondiale.

La source K[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Source K.

Ingénieur des PTT, il fut recruté dans la Résistance (mouvement Vengeance) fin 1941 par le docteur Vic-Dupont qui se l'associe dans la recherche du renseignement. À ce titre, pendant cinq mois (d'avril à décembre 1942), il se charge de la plus importante opération d'écoute des communications téléphoniques allemandes échangées entre la Kommandantur de Paris et l'Allemagne.

Ce recueil inestimable de renseignements sera nommée Source K, initiale de son nom[1].

Arrestations et démantèlement[modifier | modifier le code]

Robert Keller fut arrêté le 25 décembre 1942 et interné à la prison de Fresnes. Il fut ensuite déporté le 11 juillet 1943 au camp de concentration de Natzwiller-Struthof puis transféré à Oranienburg-Sachsenhausen et finalement à Bergen-Belsen, où il décède du typhus le 14 avril 1945. Ses deux camarades des PTT Laurent Matheron et Pierre Guillou, tous deux techniciens de ligne, seront également déportés et tués en Allemagne[2].

Hommage[modifier | modifier le code]

Plaque Commémorative en l'honneur de l'Ingénieur des PTT Robert Keller & ses compagnons Résistants
  • Le nouveau bureau de poste du Petit-Quevilly porte son nom. Une plaque y est apposée.
  • Une rue du 15e arrondissement de Paris porte son nom depuis le 10 décembre 1948 :(la rue de l'Ingénieur-Robert-Keller), où se trouvent des infrastructures de La Poste, ainsi qu’une piscine (piscine Keller) et un gratte-ciel (la tour Keller) situés au même endroit.
  • Au numéro 6 de cette même rue, le nouveau centre téléphonique des PTT (devenu Orange) a été nommé Robert Keller en sa mémoire dès son inauguration en 1972. La plaque commémorative a été déplacée de l'ancien centre d'amplification des PTT sis au 8 rue des entrepreneurs à Paris à cette nouvelle adresse où elle se trouve toujours actuellement, en évidence visible de la rue.
  • À Noisy-le-Grand, une rue s'appelle « Rue du Réseau-Robert-Keller ».
  • Un timbre de la série Héros de la Résistance ainsi qu'une enveloppe « Premier jour » émise le 18 mai 1957 lui sont consacrés.
  • Une télécarte France Télécom a été éditée à son effigie.
  • Un lycée professionnel de Cachan porte son nom.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Keller ou les mystères de la source K. Résumé d'un article d'André Cauderlier in Bull. Soc. hist. & arch. du XVème arrondt de Paris – N° 39".
  2. « La « Source K », un épisode peu connue la Résistance dans un service des Télécommunications des PTT », Blog Mémoire de guerre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Clavaud, revue T n°12, juillet 1974
  • Intervention de Lucien Simon dans L'œil et l'oreille de la Résistance, actes du colloque de Paris, novembre 1984, Editions Erès, 1986, (ISBN 2865860361), pp.82-82 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Guy Bataille, Deux réussites tragiques de l'espionnage français : la Source K et la station d'écoute de Lille-Gare, La Voix du Nord Extra Lille-Roubaix-Tourcoing Métropole-Lys-Armentières, septembre 1991, p. 6-7.