Robert Kagan

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Robert Kagan
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Robert Kagan à Varsovie (Pologne) le 17 avril 2008.
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Robert Kagan, né le à Athènes, est un politologue américain. Il est le chef de file des néo-conservateurs et cofondateur avec William Kristol du think tank Project for the New American Century (PNAC).

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômé de Yale, de la Kennedy School of Government d'Harvard et docteur en histoire américaine de l'American University, Robert Kagan devient en 1983 le conseiller en politique étrangère du républicain Jack Kemp et l'auteur des discours du secrétaire d'État George Shultz en 1984-1985, dans l'administration de Ronald Reagan.

Robert Kagan est à l'origine de la lettre du envoyée à Bill Clinton pour lui demander de mener une autre politique en Irak, consistant à renverser Saddam Hussein pour préserver les intérêts américains dans le Golfe[1].

Il est expert au Carnegie Endowment for International Peace[2] et au German Marshall Fund of the United States[3].

Il est membre du Council on Foreign Relations.

Robert Kagan est un éditorialiste occasionnel du New Republic, de Policy Review, du Washington Post, et du journal néo-conservateur Weekly Standard.

En 2016, en vue de l'élection présidentielle il quitte le parti républicain, critiquant le « fascisme » de Donald Trump, et soutient Hilary Clinton[4].

En , il écrit un article dans le magazine américain Foreign Policy[5] et repris ensuite sur Slate[6] dans lequel il s'inquiète de l'avènement potentiel d'une Troisième Guerre mondiale face à l'expansionnisme territorial démesuré, au militarisme croissant et à la politique hégémonique de la Russie (en Europe de l'Est) et de la Chine (à propos des archipels Spratleys, Paracels et des îles Senkaku), assimilées à des « puissances révisionnistes », telles l'Allemagne nazie ou le Japon responsables de la Seconde Guerre mondiale. Pour lui, de telles puissances insatisfaites de l'ordre international établi profitent de la faiblesse et du laxisme des démocraties occidentales pour adopter une attitude nationaliste, militariste et toujours plus belliqueuse et regrette la mollesse supposée de l'administration Obama devant les Russes et les Chinois[5],[6].

Robert Kagan vit aujourd'hui à Bruxelles avec sa famille.

Il est marié à la diplomate Victoria Nuland.

Publications[modifier | modifier le code]

En anglais[modifier | modifier le code]

Ouvrages traduits en français[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Guerlain, « Robert Kagan, un « néo-conservateur » emblématique », Revue LISA/LISA e-journal, Vol. II - no 6 | 2004. [lire en ligne]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Letter to President Clinton on Iraq.
  2. Fiche de Robert Kagan « Copie archivée » (version du 14 mai 2005 sur l'Internet Archive)
  3. Site du GMF
  4. This is how fascism comes to America, The Washington Post, par Robert Kagan
  5. a et b (en) « Backing Into World War III », sur Foreign Policy, (consulté le )
  6. a et b « Si proche d'une Troisième Guerre mondiale... », sur Slate, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]