Robert Johann Koldewey

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Robert Johann Koldewey (1855-1925).

Johannes Gustav Eduard Robert Koldewey (né le 10 septembre 1855 à Blankenburg-am-Harz, (Brunswick, Saxe (Land), Allemagne), - décédé le 4 février 1925 à Berlin) était un architecte et l'un des archéologues allemands les plus connus. Il est considéré, avec Wilhelm Dörpfeld, comme l'un des fondateurs de la recherche archéologique allemande moderne.

Aspects de sa vie et de son œuvre[modifier | modifier le code]

Après des études d'architecture, d'archéologie et d'histoire de l'art dans différentes universités à Berlin, Munich et Vienne, au cours desquelles il s'est également familiarisé avec le grec ancien, il commence à acquérir une première expérience archéologique en participant à de petites fouilles. En 1882, à la suite d'une rencontre avec l'agent consulaire pour les États-Unis dans les Dardanelles, le bostonien Francis H. Bacon, et un conseiller pour les fouilles du découvreur de Troie, Heinrich Schliemann, Koldewey est engagé pour participer aux fouilles de l'Assus antique (Assos) en Turquie occidentale. Ces fouilles de 1882-83 lui apprennent la méthode archéologique et lui donnent l'idée de s'intéresser aux schémas architecturaux des ruines antiques.

Le découvreur de Babylone[modifier | modifier le code]

Mais, l'œuvre majeure de Koldewey, celle qui lui apportera une immense notoriété, viendra plus tard, lorsqu'il conduira, pour le compte du Musée impérial de Berlin et de la Deutsche Orient-Gesellschaft (DOG) les fouilles de Babylone, dans l'actuel Irak, entre 1899 et 1917. C'est le 26 mars 1899, qu'il découvre les murailles de l'antique ville de Mésopotamie. Par la suite, il découvrira encore au fil des années, jusqu'à ce que l'instauration du protectorat britannique sur l'Irak au cours de la Première Guerre mondiale ne vienne définitivement interrompre ses recherches : la Voie processionnelle, longue de 250 mètres et large de 20 à 24 mètres, la Porte d'Ishtar, le palais de Nabuchodonosor, les hypothétiques Jardins suspendus de Sémiramis (une des sept merveilles du monde), et la ziggourat, nommée Etemenanki (« la maison-fondement du ciel et de la terre »), dédiée au dieu Mardouk, dont le souvenir a traversé le temps grâce au récit biblique (Genèse 11), puisque la Bible en fait la mythique Tour de Babel, qui était censée « toucher le ciel ».

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