Robert Jaujard

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Robert Jaujard (Saint-Martin-de-Saint-Maixent, -Toulon, ), est un officier de marine français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il débute dans la marine comme matelot sur le Duguay-Trouin (septembre 1914) et est nommé maître de manœuvre sur le croiseur cuirassé Jeanne-d'Arc en mars 1915. Il entre à l'École navale en septembre 1915 et en sort aspirant en avril 1916. Il embarque alors sur le torpilleur Aspirant-Herber en Méditerranée.

Enseigne de 1re classe (avril 1918), il sert sur le Condorcet, le Pothuau, la Lorraine (1919) puis le Montcalm (1920) où il est remarqué par Jules-Théophile Docteur.

Lieutenant de vaisseau (janvier 1921), il est membre de l'état-major de la division navale d'Extrême-Orient sous les ordres de Darlan qui le prend avec lui comme second sur l'aviso-école de pilotage Chamois (1922-1923). Il embarque ensuite sur l' Ancre (1924) puis est envoyé à l'état-major du préfet maritime de Rochefort et sert en décembre 1925 sur le cuirassé Lorraine comme officier de manœuvre.

En 1926, il commande le pétrolier Var en Méditerranée puis devient officier de navigation sur le Jeanne-d'Arc puis sur l' Edgar-Quinet sous les ordres de Darlan (1927-1928) avant de servir comme second sur le torpilleur Boulonnais (1929).

Capitaine de corvette (septembre 1931), commandant adjoint du croiseur Foch à Brest, il commande le torpilleur Fortuné en escadre de Méditerranée (1933-1934) et supervise en 1935 les travaux de la nouvelle École navale à Brest. Il est ensuite nommé chef du service intérieur et sécurité du cuirassé Dunkerque et obtient un témoignage officiel de satisfaction.

Promu capitaine de frégate (avril 1937), il commande le contre-torpilleur Vauquelin en escadre de Méditerranée puis devient second du croiseur Algérie en 1940. Il se fait alors remarquer lors du bombardement de Gênes et de Vado et est cité pour son sang-froid et son habilité de manœuvrier. Nommé capitaine de vaisseau en juillet 1941, premier sous-chef d'état-major des forces maritimes du sud à Alger, il commande en janvier 1943 le croiseur Georges-Leygues et coule au canon le croiseur auxiliaire allemand Portland le 13 avril 1943 dans l’Atlantique Sud alors que celui-ci tentait de forcer le blocus allié.

En janvier 1944, il commande la marine à Alger et est promu contre-amiral en mars. En mai, il commande la 4e division de croiseurs et prend part au débarquement de Normandie en bombardant avec succès les positions allemandes de Port-en-Bessin. En août 1944, il participe de même au débarquement de Provence.

Commandant de la Flank Force, il appuie la progression des armées alliées sur les côtes italiennes puis est promu vice-amiral en avril 1946 et major général de la marine.

En 1947, il commande le groupe Richelieu et la force d'intervention. Amiral-Europe occidentale de l'OTAN (octobre 1948), amiral-centre Europe (1951), il est promu vice-amiral d'escadre en septembre 1952. Très estimé d'Eisenhower, il devient membre titulaire du Conseil supérieur des forces armées en 1954 et prend sa retraite en avril 1956.

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

  • Chevalier puis Grand Officier de la Légion d'Honneur (1949)
  • Une rue de Toulon a été nommée en son honneur.
  • Commandeur de l'ordre de l'Empire britannique et de la Légion of Merit.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • David G. Chandler, James Lawton Collins, The D-Day Encyclopedia, 1994, p. 323
  • Étienne Taillemite, Dictionnaire des marins français, Tallandier, 2002, p. 255 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]