Robert Ier (duc de Parme)

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Robert Ier
Image illustrative de l'article Robert Ier (duc de Parme)
Titre
Duc de Parme et de Plaisance

(5 ans 5 mois et 19 jours)
Prédécesseur Charles III
Successeur Abolition du titre (royaume d’Italie)
Biographie
Titre complet Duc de Parme et Plaisance
Dynastie Maison de Bourbon-Parme
Nom de naissance Roberto Carlo Luigi Maria di Borbone-Parma
Date de naissance
Lieu de naissance Florence (Toscane)
Date de décès (à 59 ans)
Lieu de décès Viareggio (Italie)
Père Charles III, duc de Parme et de Plaisance
Mère Princesse Louise d’Artois
Conjoint Princesse Maria Pia de Bourbon-Deux-Siciles
Infante Antonia de Bragance
Enfant(s) Princesse Marie-Louise
Prince Ferdinand
Princesse Louise
Henri, « duc de Parme et de Plaisance »
Princesse Immaculée
Joseph, « duc de Parme et de Plaisance »
Princesse Thérèse
Princesse Pia
Princesse Béatrice
Élie, « duc de Parme et de Plaisance »
Princesse Anastasie
Prince Auguste
Enfant(s) avec le 2e conjoint Princesse Adélaïde
Prince Sixte
Xavier, « duc de Parme et de Plaisance »
Princesse Françoise
Princesse Zita
Prince Félix
Prince René
Princesse Marie-Antoinette
Princesse Isabelle
Prince Louis
Princesse Henriette
Prince Gaëtan
Religion Catholicisme romain

Robert Ier (duc de Parme)
Ducs de Parme

Robert Ier, duc de Parme, de Plaisance et de Guastalla (né à Florence le , mort à Viareggio le ) fut le dernier souverain des duché de Parme, de Plaisance et Guastalla .

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Florence, Robert est alors le fils du duc héréditaire Charles et de Louise d'Artois, fille de Charles Ferdinand d'Artois, duc de Berry et de Caroline des Deux-Siciles (petite-fille du roi de France Charles X, sœur du comte de Chambord). Il a une sœur aînée Marguertie-Marie. Il aura bientôt une sœur cadette Alice et une frère cadet Henri, comte de Bardi.

Son grand-père régne alors sur les duchés mais la révolution contraint cet homme affable mais peu politique à abdiquer. Il quitte ses états et passe sa vie entre paris, Nice et le château saxon qu'il a hérité de sa mère. Le prince héritier Charles devient le duc Charles III. Il mène une politique conservatrice et périt assassiné en 1854. Robert accède au trône après l'assassinat de son père.

Le règne[modifier | modifier le code]

Le duc Robert et sa mère (1854)

Robert n'ayant que six ans, il règne sous la tutelle de sa mère Louise de France.

La duchesse congédie quelques-uns des collaborateurs les plus réactionnaires de son mari mais suite aux mouvements révolutionnaires inspirés par Giuseppe Mazzini de juillet 1854, elle met en place une politique répressive. En 1856, la régente reçoit l'unique visite de son beau-père. Le petit duc fait alors brièvement connaissance avec son grand-père.

En mai 1859, Robert n'a que onze ans lorsque débute la seconde guerre d'indépendance. Sa mère, en raison des désordres, préfère se réfugier dans le royaume lombard-vénitien Autrichien puis, en raison des défaites Autrichiennes, en Suisse.

Robert est déposé. La régente rédige une protestation depuis Saint-Gall le [1]. Le 11 juillet 1859, la seconde guerre d'indépendance prend fin avec les préliminaires de l'armistice de Villafranca. Le , la dynastie des Bourbon est déchue et Parme entre dans la province de l’Émilie.

Le le duché de Parme est annexé au royaume d'Italie. Dès le , la régente fait connaître son opposition par une protestation écrite depuis Zurich .

L'ex-duc Charles II, grand-père de Robert, se rallie au nouveau royaume d'Italie.

La vie sans couronne[modifier | modifier le code]

Malgré la perte de son trône, Robert bénéficie d'un patrimoine considérable, la famille ducale voyage en trains privés de plus de dix voitures, dispose d'un château à Schwarzau am Steinfeld à proximité de Vienne, à Villa Pianore dans le nord de l'Italie auxquels s'ajoute en 1883 le château de Chambord, un des plus vastes domaines privés de France, hérité de son oncle maternel le comte de Chambord.

Robert, souverain victime des ambitions d'une dynastie libérale, son frère et ses sœurs, fréquentent leurs pairs, catholiques et conservateurs.

En 1868, la princesse Marguerite épouse le duc de Madrid, prétendant carliste au trône espagnol, tandis que sa sœur Alice épouse l'ex-grand-duc Ferdinand IV de Toscane, lui aussi victime des ambitions Sardes.

En 1869, Robert épouse la princesse Maria-Pia des Deux-Siciles, sœur de l'ex-roi François II des Deux-Siciles. Veuf, il se remariera avec la princesse Maria-Antonia de Bragance, fille de l'ex-roi Michel Ier de Portugal. Son frère, le comte de Bardi épousera aussi une princesse des Deux-Siciles, puis une princesse de Bragance.

À la mort sans descendance de son oncle maternel, le comte de Chambord (dit Henri V en tant que prétendant au trône de France) en 1883, Robert hérite de sa fortune et de ses biens dont le prestigieux château de Chambord.

En 1893, sa fille aînée Marie-Louise épouse le tsar des Bulgares Ferdinand Ier, fils cadet et préféré de l'ambitieuse Clémentine d'Orléans. Le tsar, souverain d'un peuple orthodoxe, a promis de conserver pour lui et sa famille la religion catholique romaine. Mari volage et adultère, il se convertira et fera élever ses enfants dans l'orthodoxie. La tsarine, humiliée et craignant pour le salut de ses enfants, fuira la Bulgarie et trouvera refuge dans sa famille. Ayant repris la vie conjugale, elle mourra des suites de son dernier accouchement en 1899.

Le couple ducal et ses enfants (1906)

Le dernier duc de Parme s'éteint à la Villa Pianore, près de Viareggio le à l'âge de 59 ans. Sa dépouille y est inhumée.

Héritage[modifier | modifier le code]

Moins de quatre mois après la mort du duc Robert en 1907, le grand maréchal de la cour autrichienne déclare six enfants du premier mariage de Robert incompétents : ils sont mentalement attardés et vont être placés sous l'autorité de la veuve du duc, la duchesse Antonia. Élie, né en 1880 et plus jeune fils du premier mariage de Robert, devient duc de Parme en 1950 à la mort de son frère Joseph (1875-1950). Il le restera jusqu'à sa mort en 1959.

Durant la Première Guerre mondiale certains de ses fils ont servi dans les forces armées autrichiennes, d'autres dans l'armée belge. De ses filles dont un certain nombre entra en religion, Marie-Louise fut la première reine des Bulgares, Zita, la dernière impératrice d'Autriche. De ses fils, Félix épousa la grande-duchesse Charlotte Ire de Luxembourg et René fut le père de la reine Anne de Roumanie.

Descendance[modifier | modifier le code]

Le duc et la duchesse de Parme (photo de mariage, 1869)

En 1869 Robert épouse Pia de Bourbon (1849-1882), de cette union naîtront :

  1. Marie-Louise (1870-1899), elle épousa Ferdinand Ier de Bulgarie en 1893 (postérité)
  2. Ferdinand (1871-1872)
  3. Louise (1872-1943), handicapée mentale.
  4. Henri (1873-1939), prétendant au duché de Parme, sans alliance, handicapé mental.
  5. Immaculée (1874-1914), handicapée mentale.
  6. Joseph (1875-1950), prétendant au duché de Parme, sans alliance, handicapé mental.
  7. Thérèse (1876-1959), handicapée mentale.
  8. Pia (1877-1915), handicapée mentale.
  9. Béatrice (1879-1946), elle épousa le comte Pierre Lucchesi Palli (mort en 1939) en 1906, (postérité)
  10. Elie (1880-1959), prétendant au duché de Parme, en 1903, il épousa Marie-Anne de Habsbourg-Lorraine-Teschen (1882-1940) (postérité)
  11. Anastasie (1881-1881)
  12. Auguste (1882-1882)

Veuf, Robert de Bourbon épouse en 1884, Antonia de Bragance (1862-1959), de cette union naîtront :

La duchesse Antonia, seconde femme de Robert Ier de Parme
  1. Adélaïde (1885-1959), religieuse.
  2. Sixte (1886-1934), en 1919 il épousa Hedwige de La Rochefoucauld (1896-1986) (postérité)
  3. François-Xavier (1889-1977), prétendant au duché de Parme et chef de la communion carliste, épousa en 1927 Madeleine de Bourbon-Busset (1898-1984) (postérité)
  4. Françoise (1890-1978), religieuse.
  5. Zita (1892-1989), impératrice d'Autriche, reine de Hongrie, en 1911 elle épousa Charles Ier d'Autriche (postérité)
  6. Félix (1893-1970), en 1919 il épousa la grande-duchesse Charlotte Ire de Luxembourg (1896-1985) (postérité)
  7. René (1894-1962), en 1921 il épousa Marguerite de Danemark (1895-1992) (postérité dont la reine Anne de Roumanie)
  8. Marie-Antoinette (1895-1977), religieuse.
  9. Isabelle (1898-1984), sans alliance.
  10. Louis (1899-1967), en 1939 il épousa Marie-Françoise de Savoie, princesse d’Italie (1914-2001) (postérité)
  11. Henriette (1903-1987), sans alliance.
  12. Gaëtan (1905-1958), épouse en 1931 Marguerite de Thurn und Taxis (postérité)

Ascendance[modifier | modifier le code]

Tableau des parents, grands-parents et arrière-grands-parents de Robert Ier :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • (it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Roberto I di Parma » (voir la liste des auteurs).
  • Tableau généalogique de la Maison de Bourbon de Bernard Mathieu et d'André Devèche Edit. de La Tournelle (1984)