Robert Hemmerdinger

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Robert Hemmerdinger
Illustration.
Fonctions
Conseiller régional d'Île-de-France
Biographie
Date de naissance
Date de décès
Nationalité française
Parti politique Front national

Robert Hemmerdinger
Naissance 6 octobre 1918
Chine
Décès 2004
Origine Drapeau de la France France
Conflits Résistance, Seconde Guerre mondiale, Guerre d'Indochine, Guerre d'Algérie
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur, Médaille de la Résistance, Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs, Croix du combattant volontaire
Autres fonctions industriel du textile

Robert Hemmerdinger (1918-2004) était un résistant français, puis militant du Front national.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en Chine[1] dans une famille juive alsacienne, originaire de Scherwiller[2],[3], il est le cousin de Guy Carcassonne, de Laurent Fabius et descend du capitaine Alfred Dreyfus[4]. Il passe son enfance à Montfermeil et étudie à l'École supérieure de commerce de Paris[1].

Il s'engage dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, se rendant à Londres dès le 1er juillet 1940[3], et combattant notamment aux côtés de Jean-Baptiste Biaggi. Il fut le chef de la Sécurité militaire à Sigmaringen entre 1944 et 1945, spécialement affecté à la recherche des criminels de guerre[2]. Hemmerdinger fut décoré de la médaille de la Résistance, de la Légion d'honneur, et de la croix du combattant volontaire[3].

Mobilisé en 1946, il participe à la guerre d'Indochine, puis d'Algérie, où il obtient la croix de guerre TOE[5]. Militant actif de l'Algérie française, il est arrêté et inculpé en 1962 en compagnie d'autres membres de l'OAS, pour « atteinte à la sureté de l'État ». Il tenta de s'emparer de la Caravelle qui le remmenait à Paris[6] et, interné à la prison de la Santé[7], fit en prison la connaissance de Pierre Sidos[3].

Il vécut ensuite en Israël, où il fut proche de l'ex-Irgoun et de Menahem Begin[2]. Proche d'Olivier d'Ormesson et de Pierre Descaves, Robert Hemmerdinger est candidat sous les couleurs du Front national aux élections européennes de 1984[8] ; l'année suivante, il s'engage au parti de Jean-Marie Le Pen[2]. Hostile à l'orientation du CRIF et de la LICRA, il fonde en 1986 le Cercle national des Français juifs qui revendiquait encore à la fin des années 1990 un millier d'adhérent, et qui est depuis présidé par Jean-Charles Bloch.

Au sujet de ce dernier, il déclara dans un entretien à L'Événement du jeudi : « ma doctrine est simple : les ennemis de mes ennemis sont mes amis. [Mes ennemis sont] les Palestiniens, bien sûr ! […] Jean-Marie Le Pen est le seul homme politique à avoir demandé la fermeture du bureau de l'OLP à Paris »[9]. De 1992 à 1998, il est élu conseiller régional d'Île de France et fut l'un des premiers à dénoncer l'affaire des marchés publics d'Île-de-France : siégeant à la commission d'appel d'offres à la mise en place du METP[10], il déposa une requête au tribunal administratif dès 1992, et obtiendra du Conseil d'État l'annulation des six marchés frauduleux en octobre 1997[11]. Il dirigeait par ailleurs une petite entreprise de textile en région parisienne[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Robert Cario, Vanuxem acquitté ; qui est Verdun ?, Presses du Mail, 1963, p. 110.
  2. a b c d et e Jean-Yves Camus, Le Front national – Histoire et analyse, éditions Laurens, 1997, pp. 113-114.
  3. a b c et d Roland Gaucher, Les Nationalistes en France, tome 2 La Montée du FN 1983-1997, Éditions Jean Picollec, pp. 150-151.
  4. Le juif du FN, de Claude Galli, Interview
  5. Robert Cario, op. cit., p. 107.
  6. « Les premiers "pirates de l’air" », Le Libre Journal de la France courtoise, no 86 du 25 janvier 1996.
  7. Site de l'ADIMAD.
  8. Nonna Mayer et Pascal Perrineau, Le Front national à découvert, Presses de Sciences Po, 1996.
  9. « Et voilà le Juif de Le Pen », L'Événement du jeudi, 15 février 1990.
  10. Le Monde, 9 décembre 2000.
  11. CE, 1er octobre 1997, Hemmerdinger.